‹ Les mémoires de deux jeunes mariéesChapitre 20 sur 40 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

DUiMONTEL, MATHILDE.

MATHILDE, qui s'est levée. Ah ! c'est vous, mon ami.

DUMONTEL. Vous écriviez ?

MATHILDE. Oui, quelques dépenses.

DïiMONTEL, à part. Dépenses secrètes alors , car aussitôt que j'arrive ma femme cache ses notes. {Haut.) J'ai laissé Deligny au milieu des lignes et des filets.

MATHILDE. Vous tenez donc bien à cette partie de pêche ?

DUMONTEL. J'y tiens pour le distraire , car sa tristesse m'inquièie ; il est peut-être en proie à quelque grande passion.

MATHILDE. Vous croyez?

DUMONTEL. Oui, oui, j'ai de fortes raisons pour le croire, et, cependant, il est d'une complaisance, sans cesse aux petits soins pour vous... et pour moi donc ! il fait ma partie de piquet sans bâiller jamais, et il perd toujours sans se plaindre. Je suis enchanté que ses affaires l'aient appelé pour quelque temps dans notre ville.

MATHILDE. Vraiment!

DUMONTEL. Mais n'oublions pas qu'il vous attend.

Air : ler no du 2n»e acte de VAbbé galant. Partez donc vite.

MATHILDE

Eh ! quoi ! vouloir que je vous quitte !

DCXO.MEL.

N'hésitez pas; Le plaisir vous attend là-bas !

MATHILDE

Mais si je voulais refuser ?

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