MATHILDE, DUMONTEL
MATHILDE, entrant vivement. Comment!
il part!... Ah! mon Dieu! et il emporte avec lui!... (Ilaut.) Mais retenez-le donc, monsieur !
DUMONTEL. Eh quoi ! madame, vous voulez
MATHILDE. De grûce ! courez ! ramenez-le bien vite !
DUMONTEL. Que je le ramène!... \h ça, madame, pour qui me prenez-vous à la fin?...
MATHILDE. Pour l'homme le plus généreux. .. pour un époux que je dois respecter et chérir !
DUMONTEL. Et que vous n'avez pas craint de ridiculiser , d'outrager dans ces mémoires. . .
Il les lui donne.
MATHILDE. Comment ! il vous les a rendus?...
DUMONTEL. Oui, madame!
MATHILDE. Et VOUS les avez lus?
DUMONTEL. J'ai parcouru les premières pages, et elles m'ont suffi.
MATHILDE. Alors, monsieur, lisez encore la dernière, car celle-là aussi est l'expression de ma pensée.
DUMONTEL. La dernière !... la dernière!... (// lit.) c( Le voile est déchiré! mes yeux
» sont ouverts j'étais aveugle, j'étais
» folle!... mon véritable protecteur, mon » ami, c'est l'homme généreux qui a exposé » sa vie pour défendre mon honneur, celui » que je respecte, celui que j'estime. .. ce- » lui que j'aime enfin, c'est mon mari ! » [Parlé.) Il se pourrait ! ah ! Mathilde ! chère Mathilde ! tant de bonheur!...
Air : Au temps heureux de la chevalerie. Malgré l'esprit, le style méritoire
Dont cet écrit est rehaussé, Je l'avouerai l'auteur de ces mémoires A mon avis avait mal commencé.
Enfin, j'arrive à la dernière page, Et vous m'aimez! votre cœur m'est rendu ! C'était garder pour la fia de l'ouvrage-
Un dénoûment inattendu 1
WVWVWVV.'VVWWI.WVWWWWVW wwwwwwwwwwwvwvv
SCË^E XV.