SCÈNE PREMIÈRE
SONYA, SERGE, puis Le Colonel WLADIMIROF, Deux Cosaques
SONYA, devant la porte de la masure
Eh ! bien ?
SERGE
Ils approchent.
SONYA
Ah! — quelle route? celle de la forêt? celle de la plaine?
SERGE
C'est ici seulement que le chemin se bifurque. La forêt la-bas, la plaine de ce côté.
Je les verrai choisir ! (Entre io coionei suivi de deux cosnques.) Des nouvelles?
LE COLONEL
Tout va bien, madame. Nos hommes, selon les nouveaux ordres, sont cachés dans les blés, dans les décombres du vieux cloître; et, pour mieux abuser l'ennemi, on a laissé quelques feux de bivouacs sur la lisière de la forêt.
SONYA
C'est très ingénieux ! (a serge.) Suis-je en sûreté dans ta maison ?
SERGE
En sûreté, Excellence. Les paysans de Pruzani restent neutres.
SONYA
Mais si tu dénonçais ma présence aux rebelles?
J'ai toujours eu envie d'acheter le verger qui avoisine ma maison.
SONYA] lui jetant une bourse
Achète- le. (An coionei.) Vous, restez là, prêt à me défendre. Ces hommes sont-ils sûrs? Là, sous ce hangar.
SERGE
Écoutez, madame, ce sont eux!
SONYA, au colonel qui se tient sous le hangar avec les deux cosaques
Veillez.
Ello entre. Serge la suit. Les Polonais apparaissent nu fond. Ils marchent lentement, en chantant.