SCÈNE 111 SONYA, ANDRÉ BOLESKI, ELISABETH
ELISABETH, terrible
Mon fils ! où est mon fils !
ANDRÉ BOLESKI
En fuite avec les siens !
SONYA, grinçant des dents
Évadé !
ELISABETH, à André Holeski
Tu mens! je les ai vus, je leur ai parlé. Ils sont tous là. Lui seul est absent, et l'on ne sait ce qu'il est devenu. Qui me l'a pris? Vous! mais me voici, et vous allez me le rendre.
ANDRÉ BOLESKI
Oh ! Ivan m'a trompé ! ils se battent.
S0N1 \, .1 ma un cri
Qui se bat?
ANDRÉ BOLESK1
Mon fils avec mon fils !
ELISABETH, grave
Oui, ce devait être la fin.
SONYA, éperdue
On assassine Ivan! Holà, quelqu'un ! ine* vains se montrent dans la galerie.) Ivan ! mon fils ! allez, courez, qu'on le trouve, qu'on le ramène ! (se tournant vers Elisabeth.) Mais voyez donc cel'e femme! Son enfant va mourir et elle reste là sans demander qu'on le cherche, seulement.
ELISABETH
Etienne combat, je suis tranquille.
SONYA
Crois-tu qu'Ivan ne triomphera pas de lui ?
ELISABETH
Nul n'est plus brave que mon Elienne !
SONYA
Ivan est adroit, Dieu merci! Tiens, c'est son père qui lui a enseigné l'escrime.
ELISABETH
Etienne a eu un meilleur maître, son courage!
SONY \
Tu seras veuve de ton fils!
ONZIÈME ET DOUZIEME T Mil .l'.AIX I8S
l I [SABETI1
Veux-tu mes habits de deuil ?
Pendnnl qu'elles se parlent ainsi, toutes proches, dans leur haine véhémente, André Holeski, tombé sur un siègo, sanglote, les poings aux dents.
INDBÉ BOLESK1
Hélas ! je les envie ! chacune peut espérer, et moi je ne puis que craindre.
Ivan parait au fond pt se jette dans les bras de sa mère.