PREMIER EFFET
« Le premier effet, qui doit être le plus clair des deux, s'exécute sur le devant de la toile. On fait d'abord le trait avec de la mine de plomb, en ayant soin de ne pas salir la toile, dont la blancheur est la seule ressource que l'on ait pour les lumières du tableau, puisque l'on n'emploie pas de blanc dans l'exécution du premier effet. Les couleurs dont on fait usage sont broyées à l'huile, mais employées sur la toile avec de l'essence, à laquelle on ajoute quelquefois un peu d'huile grasse, seulement pour les vigueurs, que du reste on peut vernir sans inconvénient. Les moyens que l'on emploie pour cette peinture ressemblent entièrement à ceux de l'aquarelle, avec celte seule différence $ue les couleurs sont broyées à l'huile au lieu de gomme, et étendues avec de l'essence au lieu d'eau. On conçoit qu'on ne peut employer ni blanc, ni aucune couleur opaque quelconque par épaisseurs, qui feraient, dans le second eÛH* des taches plus ou moins teintées, selon leur plus ou
était devant lui, ou si c'était une simple toile.
Un fait qui a été cité par le secrétaire de la Société des beaux arts , prouve suffisamment la perfection de ces imitations de la nature.
moins d'opacité. Il faut tacher d'accuser les vigueurs au premier coup, afin de détruire le moins possible la transparence de la toile.