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CHAPITRE V

PASSAGE DU FUSIL GRAS AU FUSIL LEBEL. — LA COM- MISSION DE VERSAILLES ÉTUDIE LES ARMES A RÉPÉ- TITION QUI LUI SONT PROPOSÉES PAR LES ARMU- RIERS ET LES INGÉNIEURS. — RÉSULTATS DE SES RECHERCHES. — LE FUSIL MODÈLE DE 48S6. — LA POUDRE SANS FUMÉE EMPLOYÉE POUR LE FUSIL LEBEL.

Le fusil Gras était excellent, mais il était à peine adopté en France, que les Allemands poursuivaient, sans perdre un instant, la transformation de leur armement, et décidaient l'adoption du fusil à petit calibre. En même temps, ils songeaient sérieusement à munir leur fusil Mauser d'un mécanisme à répétition. Il fallait se hâter, pour n'être point inférieur à nos adversaires, au point de vue de l'armement de l'infanterie.

Le ministre de la guerre, — c'était le général Thibaudin — nomma, en 1883, une commission chargée de s'assurer, par une comparaison entre différents systèmes d'armes, si le fusil Gras devait être conservé, modifié ou remplacé.

Cette commission se réunit à Versailles, le 1er avril 1883. Présidée par le général Dumond, elle était composée du colonel Tramond, sous-directeur de l'infanterie, du colonel Gras, inspecteur des manufactures d'armes , du lieutenant-colonel Bonnet, commandant l'école normale de tir du camp

de Châlons, du colonel Lebel, commandant l'école régionale de tir du camp de^Châlons.

La construction d'un fusil à répétition irréprochable présente bien des difficultés.

Un fusil à répétition doit avoir 600 ou 700 mètres de portée et une trajectoire assez tendue pour que la flèche n'en dépasse point, en hauteur, la taille moyenne de l'homme. Il faut que le mécanisme de répétition soit assez perfectionné pour que, sans désépauler, le tireur puisse faire, à jet continu, emploi de toutes les cartouches enfermées dans le magasin. Le mode de chargement de ce magasin doit être assez ingénieux pour que le soldat puisse le remplir aussi facilement, aussi rapidement qu'il remplace aujourd'hui la cartouche simple du fusil Gras, rejetée par l'extracteur. En outre, il faut que le mécanisme servant à l'introduction de la cartouche dans la chambre fonctionne correctement, depuis le premier coup jusqu'au dernier, afin que le tir n'ait point d'interruptions à subir; — que le passage du tir par coups successifs au tir roulantrapide, ou réciproquement, s'effectue d'une manière simple; — que le magasin puisse, jusqu'au moment décisif, garder intact l'approvisionnement qu'il contient; — que le poids de l'arme ne dépasse point la moyenne du poids généralement admis pour les armes portatives; — que le centre de gravité en soit convenablement situé; — que l'entretien du mécanisme soit simple et facile; — que le prix de revient n'en soit pas trop élevé.

Telles sont les principales conditions à remplir.

D'après ce qui a été dit précédemment, on peut distinguer trois catégories de fusils à répétition :

1° Les armes à magasin placé dans la crosse ; de la crosse, les cartouches arrivent dans la boîte à culasse, poussées par un ressort. Tels sont les fusils Winchester, Spencer, Hotchkiss, Evan.

2° Les fusils à verrou, dans lesquels un mécanisme spécial fait arriver les cartouches dans la boîte à culasse, que l'on ouvre pour y placer le magasin à cartouches. Tels sont le fusil autrichien Mannlicher, le fusil Westerli et le fusil Gras à répétition.

3° Les fusils dans lesquels les cartouches sont placées le long du canon, c'est-à-dire dans la monture, dans un canal ménagé le long de cette monture, et qui sont poussées par un ressort à boudin dans la boîte à culasse.

La Commission de Versailles examina et étudia comparativement plus de cinquante formes de fusils, et au mois de décembre 1883 elle fit procéder, par différents corps de troupes, à des essais pratiques et comparatifs sur les deux systèmes les plus rationnels qui avaient été proposés pour l'emmagasinement des cartouches dans les fusils à répétition, à savoir, le système à chargeur, à magasins multiples et amovibles, constitués par de petites boîtes métalliques, dans lesquelles les cartouches sont superposées horizontalement ou juxtaposées verticalement, et le système à répétition proprement dit, dont le magasin fixe et unique, logé le long du canon, dans la monture, contient des cartouches placées à la suite l'une de l'autre, et qui sont poussées par un ressort à boudin, jusqu'au point où le percuteur doit les emflammer.

En 1883 et 1884, le général Campenon, qui était alors Ministre de la guerre, avait songé à pourvoir le fusil Gras d'un magasin. Or, le fusil Gras coûtait déjà 65 francs ; la nouvelle boîte de culasse eût exigé un supplément de dépense de 11 francs 90, et le mécanisme de répétition (magasin) eût coûté 12 francs 60. Cette solution, d'ailleurs, avait le grave défaut d'être incomplète. Car, d'une part, le fusil de petit calibre se serait imposé tôt ou tard; et d'autre part, il faut qu'une armée n'ait qu'un seul modèle de fusil. Pour le démontrer, il suffirait de se reporter aux événements de la guerre de

SUPPLÉMENT AUX ARMES A FEU PORTATIVES

1870, où la plus grande cause de confusion et d'arrêt dans les opérations provint de ce que l'on recevait des magasins de la guerre des munitions qui n'entraient pas dans les calibres des canons ou des fusils.

Au mois de mars 1884, la commission de Versailles terminait ses expériences de tir et ses comparaisons, en proposant de remplacer le fusil Gras par un autre type d'arme, soit à répétition, soit à chargeur, soit même à tir coup par coup, qui jouirait, grâce à son faible calibre, d'une plus grande puis-

; sance balistique.

La réduction du calibre à 8 millimètres avait surtout été soutenue par le colonel Luzeux, du 22e d'infanterie, aujourd'hui général. Toutefois, aucun des modèles proposés n'avait paru réunir toutes les conditions nécessaires; de sorte que pour prononcer en dernier ressort sur la question des dernières études elle institua une souscommission, dite Commission des armes à

i répétition et de petit calibre.

Présidée par le général Tramond, que l'armée a perdu trop tôt, cette sous-commission était composée du colonel Gras, du lieutenant-colonel Bonnet, du colonel Lebel du commandant d'artillerie Tristan, chef du service des armes portatives au dépôt central de l'artillerie, des capitaines Heimburger et Desaleux. Elle devait, dans les plaines du camp de Châlons, inaccessibles aux curieux, essayer les modèles qui avaient paru les meilleurs.

Les premiers essais eurent lieu au mois

; de juin 1884, sur deux fusils construits suivant ses indications. L'un, du calibre de 8 millimètres, était présenté par la manufacture de Ghâtcllerault; l'autre, de 9 millimètres, par celle de Saint-Etienne. L'arme de Châtellerault, à tir coup par coup, fut sur le point d'être adoptée. Différant seulement du fusil Gras par le calibre du canon, elle aurait permis une transformation rapide de notre matériel.

Cependant, la Commission voulait trouver mieux. Elle se remit au travail, et elle créa, cette fois, une arme à répétition irréprochable, qui prit le nom de fusil modèle de 1886. Le colonel Lebel, et les colonels Gras et Bonnet, déterminèrent la forme et le fonctionnement des différentes pièces de ce fusil.

Il restait à faire choix de la poudre destinée à ce nouveau fusil.

Pendant que les officiers de la sous-commission de Versailles s'appliquaient, de concert avec MM. Lebel, Tramond, Gras et Bonnet, à créer le nouveau fusil modèle de 1886, M. Vieille, alors jeune ingénieur des arts et manufactures, cherchait, comme nous l'avons dit dans le Supplément aux poudres de guerre, la poudre sans fumée, et il finissait par la trouver. L'une des inventions s'adapta à l'autre ; la poudre sans fumée fut le complément nécessaire du fusil modèle de 1886, et ainsi fut créée l'arme nouvelle, avec laquelle la France peut attendre tranquillement, sans bravade, mais avec confiance, les agressions étrangères, qu'elles viennent de l'Est ou du Nord, des bords du Rhin ou du côté des Alpes.

Les cartouches chargées de la poudre sans fumée de M. Vieille et l'arme de petit calibre à répétition, ayant été définitivement adoptées sous le nom réglementaire de fusil modèle de 1886, le général Gras se rendit aussitôt en Amérique, pour y acheter les machines-outils nécessaires à la fabrication de cette arme.

En décembre 1886, on commença à fabriquer dans les manufactures de l'État le fusil dit modèle de 1886.

En résumé, le fusil modèle de 1886 est improprement nommé fusil Lebel, puisque plus d'un officier a concouru à sa création. Il est dù à la collaboration active du général

Tramond, qui commandait alors l'école de Saint-Cyr, du colonel Lebel, qui était directeur de l'école normale de tir au camp de Châlons, et du colonel Gras, aujourd'hui général et inspecteur général de nos manufactures d'armes. On a pris l'habitude d'appeler cette arme fusil Lebel; mais pour éviter toute équivoque, il faut la désigner sous le nom que lui attribuent les règlements militaires : fusil modèle de 1886.

Il serait, en effet, extrêmement difficile de faire la part de chacun des officiers très distingués qui ont aidé à résoudre le problème dont ils étaient saisis. Le général Tramond a surtout insisté sur la nécessité d'adopter un petit calibre ; le colonel Lebel a établi ce que l'on appelle la trajectoire du fusil, en multipliant les essais de tir, en faisant varier à l'infini le rapport du poids de la charge au poids de la balle. Avec sa haute expérience, le colonel Gras, qui nous avait donné déjà un très bon fusil, au lendemain des défaites de 1870, a rectifié certains détails de construction, particulièrement ceux qui concernent la fermeture de culasse. Enfin, les officiers de la commission de Versailles, qui était présidée par le général Dumond, avaient soumis cinquante modèles successifs de fusils à des épreuves très utiles.

C'est le cas de dire que ce fusil ne s'est pas fait tout seul !

Arrivons maintenant à la description de cette arme.

La fermeture du fusil modèle 1886 (fig. 220) est à verrou, comme celle du fusil Gras, que nous avons décrit plus haut. Cette fermeture est donc dissymétrique ; seulement on a fait disparaître, par une modification ingénieuse, l'un des principaux inconvénients de la fermeture à verrou. La pression des gaz développés au moment du tir s'exerce contre la cuvette de la tête mobile ; cette "cuvette s'appuie sur le cylindre; elle

lui communique donc la pression qu'elle subit, et le cylindre, à son tour, transmet cette impulsion au renfort de la boîte de culasse; il en résulte qu'au moment où le coup part, l'arme tend à tourner. En outre, la pression des gaz est suffisante pour fausser, à la suite d'un tir prolongé, l'une ou l'autre des pièces que nous venons d'énumérer. Ce sont les inconvénients propres aux fusils Dreyse et Chassepot.

Pour obviera cet inconvénient, le colonel Gras a garni la partie antérieure de la culasse mobile du fusil modèle 1886, de deux tenons, qui reçoivent directement la pression des gaz, et la transmettent symétriquement jusqu'à l'arrière du fusil, c'est-àdire jusqu'à l'épaule du tireur.

Voyons maintenant comment fonctionne la fermeture de culasse; nous ferons en même temps la description du fusil, que représentent dans son aspect général les figures 220 et 221.

Supposons (fig. 222) la culasse ouverte; le magasin est placé sous le canon, d'une façon à peu près analogue à celle dont est disposé le magasin du fusil Mauser. L'auget A, dont nous avons expliqué le fonctionnement au chapitre précédent, élève les cartouches contenues dans le magasin jusqu'à l'entrée de la chambre. A l'aide du levier de manœuvre b, le soldat peut immobiliser l'auget ou le mettre en mouvement; dans le premier cas, on tire coup par coup, en chargeant le fusil à chaque fois; dans le second cas, on emploie le tir à répétition. Admettons que l'auget fonctionne librement. Au moment où le tireur refoule la culasse en arrière pour expulser l'étui vide w, le cylindre de culasse heurte un taquet t qui fait basculer l'auget ; alors la cartouche qui a été refoulée dans l'auget A par le ressort à boudin R pénètre dans la chambre T. Le soldat ramène la culasse mobile en avant pour la fermer; la cartouche est chassée dans la chambre

et le levier du cylindre, par l'intermédiaire du butoir (fig. 222), abaissel'auget etl'incline jusqu'à ce qu'il ait reçu une nouvelle cartouche.

Le magasin contient dix cartouches, qu'un tireur exercé peut brûler dans d'assez bonnes conditions de précision, en 30 et 40 secondes; si l'on ne fait pas usage du mécanisme de répétition, on tire facilement dix coups par minute.

Nous avons donné les dimensions essentielles du fusil modèle 1886, et fait voir que le poids de la cartouche est notablement inférieur au poids de la cartouche du fusil allemand. Le fantassin français en porte 1 1 8 sur lui. Les caissons de munitions de première ligne contiennent 100 cartouches par soldat d'infanterie, et les sections de parcs qui marchent à l'arrière en renferment 85 par homme, de façon que, sur le champ de bataille, chaque soldat dispose de 218 cartouches et que, dans l'espace de deux jours au plus, il peut en brûler 303.

La balle du fusil modèle 1886, qui est en plomb durci (90 parties de plomb pour 10 parties d'antimoine), a 32 millimètres de longueur. Elle est animée d'une vitesse initiale de 625 mètres par seconde; sa trajectoire est tellement rasante qu'elle ne s'élève pas à plus de 2m,50 au-dessus du sol, tandis que la flèche du fusil Gras atteignait une hauteur de près de 5 mètres. Au camp de Châlons, le capitaine Journée a démontré que, pendant 6 secondes au moins, la balle traverse l'espace avec la même rapidité que le son. A 300 mètres de distance, ce projectile traverse des planches épaisses d'un mètre à 1,000 mètres; il percerait quatre hommes et deux chevaux.

Toute notre armée active est munie aujourd'hui du fusil modèle 1886; mais, en outre, deux fusils à répétition, d'une construction particulière, font partie de notre armement : le fusil Kropatchek, qu'emploient

SUPPLÉMENT AUX ARMES A FEU PORTATIVES

Fig. 223. — Coupe du fusil Kropatchek.

A, la cartouche amenée dans le tonnerre par l'auget. — B, l'auget, recevant la cartouche du magasin et l'élevant jusqu'au tonnerre T. — I, ressort faisant lever l'auget. — H, le logement de l'auget servant d'entrée au magasin. — G, articulation de l'auget. — D, détente. — J, tire-cartouches. — L, levier de manœuvre, ou verrou. — C, le chien.

les équipages de la flotte,, ainsi que les régiments de l'infanterie de marine et le fusil Gras transformé en fusil à répétition.

Le fusil inventé par le colonel autrichien Kropatchek (fig. 223) est une arme à verrou ; le magasin est situé dans le fût; la culasse mobile ne diffère pas de celle du fusil Gras; le magasin est en laiton, et contient sept cartouches, que le tireur y introduit à la main. C'est une arme assez ingénieusement combinée, mais qui ne peut servir longtemps, car la plupart des pièces qui constituent le mécanisme à répétition s'usent, à la suite d'un tir prolongé. En outre, comme arme à tir à un coup, le Kropatchek ne rend que de médiocres services.

On a procédé, à Cherbourg, à des expériences comparatives entre le fusil Kropatchek et deux autres modèles adoptés par des marines étrangères, et l'on s'est aperçu que le chargement du Kropatchek exigeait trop de temps, et qu'il valait mieux, sur le champ de bataille, une fois que l'on aurait brûlé toutes les cartouches contenues dans

le magasin, continuer le tir coup par coup, plutôt que de s'attarder à remplir de nouveau le magasin. Dans ces conditions l'emploi" du fusil Kropatchek ne peut guère être mis qu'entre les mains des troupes de la marine, qui n'ont pas à soutenir des combats prolongés, mais qui, soit pendant un débarquement, soit durant une reconnaissance à terre, peuvent obtenir de brillants résultats en tirant coup sur coup sept ou huit balles. Le ministre de la marine a prescrit toutefois d'allonger le magasin, de façon qu'il puisse recevoir désormais huit cartouches.

Le fusil Gras à répétitionest une transformation du fusil Gras modèle 1874, à peu près analogue à celle qu'a subie le fusil allemand.

En 1884, au moment où l'on apprit que l'Allemagne s'occupait avec activité de transformer ses fusils Mauser en fusils à répétition, le ministre de la guerre craignit que nous ne fussions attaqués à l'improviste avant l'achèvement du matériel de calibre réduit, et on crut devoir créer un armement

Fig. 224. — Fusil Gras à répétition, fermeture de la culasse.

C, chien. — L, levier de mauœuvre ou verrou. — D, détente. — E, partie extérieure de la culasse. — F, levier faisant sortir le chien du cran d'arrêt, au moment du tir. — B, ressort de l'auget. — M, levier permettant d'utiliser les cartouches du magasin ou d'en immobiliser l'emploi. — A, cartouche. — A' A", cartouches dans le magasin. — R, ressort du magasin. — T, tonnerre. — N, plaque obturatrice de la chambre. — m, la hausse, rabattue.

transitoire, en mettant à profit les études faites pour la création de ce matériel. Nos manufactures entreprirent donc, en toute hâte, l'exécution de fusils Gras à répétition, auxquels on a donné la dénomination de fusils modèle 1884 et modèle 1885. Elles continuèrent à les fabriquer jusqu'au moment où le nouvel outillage exigé pour le forage des canons des fusils Tramond-Lebel et le fraisage de leurs différentes pièces fût arrivé d'Amérique.

Le fusil Gras transformé en fusil à répétition pèse 4 kilogrammes 250, et n'a que lm,24 de longueur, le poids du mécanisme à répétition ayant imposé l'obligation de lui donner le canon de la carabine de cavalerie.

La figure 224 représente la fermeture de culasse de ce fusil au moment où la culasse a été ramenée en arrière, et où l'auget amène la cartouche à l'entrée de la chambre.

Depuis que le fusil modèle de 1886 a été adopté dans l'armée française, le capitaine d'artillerie Pralon, attaché à l'Ecole de pyrotechnie, à Bourges, a soumis au ministre de la guerre un fusil, dont on a fait le plus grand éloge, mais qui n'a jamais été décrit. Le général Ferron, alors qu'il était ministre de la guerre, en 1887, fit tout exprès le voyage

de Bourges, pour assister aux essais de tir du fusil Pralon.

La cartouche de ce fusil est recouverte d'une enveloppe en acier malléable, et l'on assure qu'elle est douée d'une force de pénétration cinq ou six fois supérieure à celle de la balle du fusil modèle 1886; une de ces balles suffirait pour percer un caisson en tôle métallique, et pour déterminer l'explosion des obus renfermés dans ce caisson.

C'est tout ce que nous pouvons dire à ce sujet: le capitaine Pralon, qui a été décoré de la Légion d'honneur par le général Ferron, en témoignage de haute considération, continue ses recherches.

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