CHAPITRE II
développement de l/lmage. — fixage. — lavage de l'épreuve négative. — procédé a l'oxalate de fer et a l'acide pyrogallique. — le procédé a l'hydroqulnone.
Après l'exposition à la lumière à travers l'obturateur, il faut retirer de la chambre obscure le châssis contenant la glace impressionnée, et le porter dans le cabinet noir, pour opérer le développement de l'image.
Personne n'ignore, en effet, que la surface photogénique de la glace, bien qu'ayant reçu l'impression delà lumière, ne présente aucune modification extérieure visible. Cependant, l'impression chimique existe :
l'image est formée sur le gélatino-bromure ; il s'agit de la faire apparaître, de la développer, selon le terme technique.
En quoi consiste la modification qu'a subie la couche de bromure d'argent, sous l'influence de la lumière?. C'est une question bien controversée. Dans l'impossibilité de reconnaître la nature de la réaction chimique que la lumière a provoquée sur le bromure d'argent, mélangé de gélatine ou d'autres substances organiques, telles que le collodion, l'albumine, ou la gélatine, on a coutume de dire que la lumière a modifié physiquement, moléculairement, le bromure d'argent, sans y occasionner de transformation chimique. Il est peu de questions sur lesquelles on ait autant discuté. S'il nous est permis d'émettre une opinion, après tant de travaux d'expérimentateurs du premier ordre, nous dirons que nous admettons que
la lumière, en frappant le chlorure d'argent mélangé de collodion on de gélatine, réduit le sel d'argent à l'état d'oxyde. Lorsque, ensuite, le réaetif, par exemple le protoxyde de fer, qui doit faire apparaître, développer l'image, est mis en présence de l'oxyde d'argent impressionné par la lumière, l'oxyde d'argent est ramené à l'état métallique. C'est donc la couleur noire de l'argent métallique très divisé qui produit la coloration noire du dessin dans les parties frappées par la lumière.
Quoi qu'il en soit de la cause du développement des images, parlons de la pratique de l'opération .
Il existe deux méthodes pour développer l'image. La première consiste à employer un sel de protoxyde de fer, comme agent réducteur. Le protoxyde de fer s'empare de l'oxygène de l'oxyde d'argent, qui constitue
l'image, et le ramène à l'état d'argent métallique, lequel forme les traits noirs du dessin. Le développement au sel de fer convient surtout pour les portraits, les groupes et les vues instantanées. Il donne à l'image une grande douceur de ton et une grande profondeur dans les ombres, surtout avec, les glaces à grande épaisseur de gélatinobromure.
La seconde méthode consiste à faire usage comme agent réducteur de l'acide pyrogallique, qui réduit l'oxyde d'argent.
Pour faire connaître exactement la méthode par les sels de fer, nous emprunterons cette description à un auteur d'une grande autorité dans cette question, à M. Àudra, qui a traité ce sujet avec précision et clarté, dans sa brochure intitulée le Gélatino-bromure d'argent.
Fig. 19 et 20. — Cuvettes à développement.
« On a préparé d'avance, dit M. Audra, les dissolutions suivantes :
« 1° Oxalate neutre de potasse 90 grammes dans Veau distillée 300 grammes.
<( 2° Sulfate de protoxyde de fer pur bien vert, et non peroxyde, 30 grammes, dissous dans 100 grammes d'eau distillée. L'eau distillée est indispensable, sous peine d'introduire ensuite dans le développateur des traces de chaux qui se précipiteraient à l'état d' oxalate insoluble sur le cliché. Il est également utile d'y ajouter environ 1 gramme d'acide tartrique pour chaque 200 grammes de solution, soit 1/2 pour 100. Cette addition a pour but de conserver pendant longtemps le sel de fer a l'état de protoxyde, pourvu qu'il demeure exposé à la lumière du jour; sans cette précaution, la solution se peroxyde rapidement et perd toutes ses propriétés développatrices.
« 3° Bromure d'ammonium ou de potassium, 2 grammes pour 100 d'eau distillée.
« Les solutions 1 et 3 se conservent indéfiniment. « On a également sous la main plusieurs cuvettes. L'une doit servir au développement {fig. 19 et 20)
Fig. 21. — Cuvette pour le fixage.
une autre au fixage (fig. 21), et les autres (fig. 22 et 23) aux lavages. Dans une éprouvette graduée, on verse d'abord 3 parties de la solution de fer.
Fig. 22. — Première cuvette de lavage.
Le mélange devient immédiatement jaune-rouge, mais ne doit pas être trouble lorsqu'il a été remué. Ce mélange est versé dans la cuvette à développer en quantité suffisante pour recouvrir entièrement la glace à développer. 90 centimètres cubes de la solution n° i et 30 centimètres cubes de la solution n° 2 faisant ensemble 120 centimètres cubes de liquide suffisent pour une cuvette demi-plaque, le double pour une cuvette de dimension à développer un cliché 0m,18 X ôm>24. On retire la glace du châssis négatif, et on la plonge, sans temps d'arrêt, dans la cuve tte , en ayant bien soin que toutes ses parties soient immergées. On agite quelques instants, et on ne tarde pas
à voir apparaître d'abord les grandes lumières de Tépreuve, si la pose a été convenable. Les demiteintes suivent de près.
« Cette apparition a lieu généralement au bout de dix à quinze secondes pour les premières épreuves, c'est-à-dire quand le développement est fraîchement préparé. Si au contraire l'image apparaissait tout d'un coup, sans une différence marquée entre les lumières et les ombres, ce serait un signe certain d'une pose exagérée, et il faudrait, sans perdre un instant, retirer la glace du développateur et la plonger dans une cuvette pleine d'eau, pendant qu'on ajouterait à celuici 8 à 10 centimètres cubes de la solution n° 3 de bromure alcalin; puis la glace rincée dans l'eau distillée serait replacée dans la cuvette de développement. Le bromure a pour but de ralentir considérablement la venue de l'image, et de permettre aux lumières de prendre de l'intensité, sans que les demi-teintes s'accentuent outre mesure : on comprendra donc que le résultat dépendra surtout de l'appréciation de la quantité de bromure à. ajouter au développateur.
« Si la pose paraît avoir été convenable, il est inutile d'avoir recours à l'addition du bromure dans le dévelo'ppâteur. Il tendrait à exagérer Topacité des noirs du cliché et ferait venir une épreuye
dure, heurtée, avec des contrastes exagérés.
« Le développement continue pendant quelque temps, une à deux minutes, souvent plus, rarement moins. Il faut, pour qu'il soit complet, que la glace, vue par transparence devant la lumière rouge, paraisse avoir dépassé de beaucoup le but à atteindre, et que, vue par réflexion dans le liquide, les parties restées blanches au début du développement aient pris une teinte marquée,
non point uniforme, mais proportionnelle à l'impression qu'elles ont reçue.
« Dans le déve-
Fig. 23. — Deuxième cuvette de lavage.
loppateur, l'épreuvemonte'donc progressivement de ton jusqu'à ce qu'elle aitatteintle degré voulu, degré d'ailleurs difficile à saisir au début.
« Lorsque la glace est développée à point, on la plonge dans une cuvette pleine d'eau que l'on renouvelle deux ou trois fois jusqu'à ce qu'elle soit débarrassée de la plus grande partie du développateur qui la mouillait, ce que l'on reconnaît lorsque l'eau de lavage ne se teinte plus en blanc par la formation d'un précipité d'oxalate de chaux. On l'immerge alors dans un bain neuf d'hyposul-
fite de soude à 26 pour 100 dans de l'eau, et on l'y laisse séjourner non seulement le temps nécessaire pour que la couche de bromure non impressionnée soit dissoute, et que, vue de dos, il n'v ait plus trace de matière blanche, mais quelques minutes de plus, afin que le fixage soit bien, complet. Ensuite, on lave abondamment sous le robinet d'eau courante.
« Mais il est une précaution utile à prendre au sortir du dernier bain d'hyposulfite, bien qu'elle ne soit pas indispensable: c'est d'immerger le cliché pendant quelques minutes dans un bain d'alun ordinaire à saturation. Non seulement la couche impressionnée se raffermit et se tanne dans cette solution, mais surtout elle se nettoie et s'éclaircit dans les grandes lumières, c'est-à-dire dans les parties sombres de l'épreuve. Les clichés baissent légèrement de ton dans ce bain, mais ils gagnent
beaucoup en pureté, en transparence et en douceur. Il est préférable de ne pas les laver entre le bain d'alun. Après quelques minutes de séjour dans ce dernier, la glace est abondamment lavée sous le robinet et mise à séjourner dans une cuvette pleine d'eau pendant douze heures, cette eau devant être fréquemment renouvelée, afin de faire disparaître les plus légères traces des différents produits employés dans les bains précédents.
« Un lavage parfait est indispensable à la conservation des clichés, et l'on ne saurait y apporter un trop grand soin. On construit pour cet usage des cuvettes verticales en zinc avec des rainures, de façon à y introduire plusieurs glaces à laver à la fois, et on les y laisse séjourner dix à douze heures, en renouvelant sans cesse l'eau par un écoulement lent sous le robinet, »
1 La seconde méthode pour le développement des images négatives est, avons-nous dit, l'emploi de l'acide pyrogallique; qui réduit les parties du sel d'argent ramenées par la lumière (selon nous, du moins) à l'état d'oxyde d'argent, et réduit cet oxyde à l'état d'argent métallique très divisé et noir.
L'acide pyrogallique était l'agent qui servait autrefois au développement des images sur collodion sec ou humide. C'est le même produit que l'on emploie avec le gélatino-bromure d'argent, et cela sans grande modification. Cette dernière méthode est môme encore souvent préférée à l'oxalate de fer.
Yoici comment on opère. On a préparé d'avance une solution à 1 pour 100 d'acide pyrogallique.
On a préparé, d'autre part, la solution ammoniacale suivante :
Eau distillée 300 cent, cubes.
Ammoniaque concentrée. 10 — Bromure d'ammonium.. 10 —
On mélange parties égales des deux liquides (50 centimètres cubes de chacun, par exemple), et on verse ce mélange, sans temps d'arrêt, dans une cuvette contenant la glace à développer, en remuant sans cesse le liquide, pour que les parties de la couche sensible se trouvent également et constamment mouillées par l'agent dé-
veloppaient L'image doit apparaître en quelques secondes, et arriver en peu d'instants à son état complet; ce dont on juge en examinant l'image par réflexion et par transparence, à travers la glace, dansl'obscu rité, en s'éclairant avec une lanterne rouge.
Le cliché étant convenablement développé, on rejette le liquide qui a servi au développement, et on lave abondamment la glace sous un robinet d'eau courante. Oit l'immerge ensuite dans le bain de fixage. indiqué plus haut (20 d'hyposulfite de soude pour 100 d'eau) ou mieux dans deux bains successifs, pour enlever toute trace de sels soiubles d'argent.
Pour transporter la glace sur le robinet d'eau concentrée, il est commode de seser-
Fig, 24. — Pince à lavage.
vir d'une pince telle que la représente la figure ci-dessus et qui est due à M. Faller.
L'emploi du crochet étant indispensable avec les plaques au gélatino-bromure dont la plupart ne sont pas rodées. M. Faller a imaginé le petit doigtier que l'on voit sur la figure 25, et qui doit rester constamment au doigt pendant qu'on travaille ; ce qui fait qu'il ne s'égare pas dans l'obscurité du laboratoire, au moment où l'on en a besoin.
La durée du fixage peut varier de cinq minutes à dix minutes, mais on peut la
SUPPLÉMENT A LA PHOTOGRAPHIE
prolonger sans inconvénient an delà de ce temps, pourvu que la solution servant au fixage n'ait pas encore servi, et sur-
Fig. 25. — Doigtier a crochet.
tout n'ait point servi à fixer antérieurement des clichés développés au fer, ce qui serait une cause à peu près certaine de taches.
« D'une manière générale, le liquide fixateur, dit M. Audra, doit toujours être neuf, ou, du moins, ne servir que pour une Série d'opérations successives, et ne jamais être conservé pour l'usage du lendemain. »
Après le fixage, un lavage à l'eau courante, minutieux et prolongé, est indispensable, de même qu'après le développement au fer.
Du lavage complet qui enlève toute trace d'hyposulfito dépend la parfaite conservation du cliché. On soumet les plaques au courant continu de l'eau d'une fontaine dans des boîtes de zinc à rainures, en évitant que le jet ne tombe directement sur les clichés, qu'il finirait par détériorer, et on prolonge ce lavage jusqu'à cinq à six heures.
On voit dans les figures ci -dessous la
Fig. 26 et 27. — Cuves pour le lavage à grande eau des glaces développées ou fixée.
forme que l'on donne aux cuves à rainures servant à diriger un large courant d'eau sur les glaces développées ou fixées.
11 arrive souvent qu'un cliché est reconnu trop faible après le fixage. Il présente bien tous les détails et tout le fouillé voulus, mais les noirs manquent d'opacité. Dans ce cas, il faut le faire monter, et lui donner plus de vigueur.
Le renforçateur 3 e plu s commode et le plus
puissant est le bichlorure de mercure, suivi de l'action de l'ammoniaque. On prend :
Eau distillée. 100 grammes.
Bichlorure de mercure. 5 — Alcool - • . • 10 cent, cubes.
Le cliché, trempé pendant quelques minutes dans de F eau pure, est plongé dans ce bain, oii il blanchit rapidement. Plus il blanchit et plus Faction de l'ammoniaque sera énergique ; on peut donc déterminer à volonté le degré du renforcement.
On lave ensuite le cliché dans l'eau pure, pendant cinq ou six minutes, et on le plonge dans une eau ammoniacale, ainsi composée :
Eau pure 100 cent, cubes,
Ammoniaque 10 —
La couche noircit immédiatement : le renforcement est instantané.
On lave ensuite le cliché avec beaucoup de soin.
Cette opération peut se faire soit après le lavage des clichés, soit plusieurs jours après.
Il arrive quelquefois que le cliché, au lieu d'être pâle, est trop monté, trop opaque. Si l'on veut réduire l'intensité de ton, on emploie avec avantage le prussiate rouge de potasse, mélangé à Fhyposulfite de soude. On prépare une dissolution composée de :
Hyposulfits de soude... 15 gramme?.
Eau pure 100 —
Solution saturée de prussiate rouge dépotasse. 6 ou 8 gouttes.
La glace, préalablement trempée dans l'eau pure, étant plongée dans ce bain, on voit le cliché s'affaiblir peu à peu. Au bout de quelques minutes, on retire le cliché de ce bain, et l'on ajoute deux ou trois gouttes de la solution de prussiate rouge de potasse;
Fig. 28. — Kgouttoir.
on agite le mélange et Ton y remet le cliché. On peut continuer ainsi à ajouter, toutes les cinq minutes, quelques gouttes de prussiate, jusqu'à ce que l'affaiblissement ait atteint le degré voulu.
Comme ce bain contient de Fhyposulfite, il faut terminer l'opération par un lavage
à l'eau courante aussi prolongé que s'il sortait directement du bain fixateur.
Quand le cliché est terminé, on le place surl'égouttoir (fig. 28), ou contre un mur, à l'ombre, et loin de tout foyer de chaleur. En effet, la gélatine imbibée d'eau fond à une très basse température; et si Ton voulait activer le séchage en chauffant le cliché, soit au soleil, soit près du feu, on le ferait inévitablement couler.
Outre le développement par l'oxalate de fer et l'acide pyrogallique, il est une troisième méthode découverte et propagée en 1886 : c'est le développement kYhydror quinone.
La quinone , ou hydroquinone, s'obtient, dans les laboratoires de chimie, en traitant l'acide quinique retiré de l'écorce de quinquina, par quatre parties de peroxyde de manganèse et 11 parties d'acide suifurique, mélange qui dégage de l'oxygène. Dans l'industrie, on prépare plus économiquement l'hydroquinone en opérant sur les produits extraits du goudron de houille. Aussi cette substance se trou-ve-t-elle aujourd'hui dans le commerce à très bas prix (25 centimes le gramme).
Le développement avec une dissolution à' hydro quinone donne au cliché la beauté propre au développement par les sels de fer, en même temps que la vigueur qu'assure l'emploi de l'acide pyrogallique.
Depuis quelque temps, les amateurs se sont fort engoués de ce nouveau révélateur.
MM. Balagny et Ducom, à qui l'on doit l'introduction de Y hydroquinone dans la photographie, composent comme il suit le bain de dé veloppement:
600 ce. d'une solution de carbonate de soude à 25 p. 100. 300 ce. — sulfite de soude à 25 p. 1Û0.
10 grammes d'hydroquinone.
Ce bain doit être incolore. Il peut servir immédiatement, ou être conservé tout pré-
SUPPLÉMENT A LA PHOTOGRAPHIE
paré. Le même bain peut être employé pour douze ou quinze clichés ; mais il perd nécessairement de son énergie, à mesure qu'il sert. Il est donc utile d'avoir deux ou trois flacons , où Ton mettra les bains ayant déjà été utilisés. On ne se servira alors du bain neuf que pour les épreuves instantanées, et pour revivifier les autres, dans le cas où cela deviendrait nécessaire, pendant le développement d'un cliché*
Le liquide deviendra jaune après avoir servi, mais il ne doit pas dépasser la teinte du cognac. S'il noircissait, c'est qu'il se serait trouvé mélangé, dans les cuvettes, à des substances étrangères; l'acide pyrogaliique notamment, même à faible dose, lui fait prendre une coloration très foncée.
Si l'on veut faire varier à son gré et peu à peu la quantité d'hydroquinone, pour obtenir différentes intensités dans le développement même, on emploie la solution suivante :
100 ce. de sulfite de soude à 25 p. 100. 200 ce. de carbonate de soude à 25 p. 100.
dans laquelle on ajoute, au fur et à mesure des besoins, de 10 à 30 centimètres cubes d'une solution à 10 p. 100 d'hydroquinone dans l'alcool à 40°. "- , .
Quel que soit le bain employé, le bromure de potassium n'est pas nécessaire, les blancs restent purs et il n'y a pas de voile.
La suite des opérations, c'est-à-dire le lavage à l'alun et le fixage, restent les mêmes qu'avec les autres agents révélateurs.
Dans le numéro du 1 er septembre 1 888 du journal la Nature, M. Balagny a publié une longue description des procédés de développement à Yhydroquinone. Ce travail contient différents renseignements pratiques sur l'emploi de ce révélateur. M. Bala- :gny fait connaître les modifications à apporter au mode opératoire, selon que l'on veut obtenir des épreuves instantanées, des portraits,, des reproductions de tableaux, etc.
s. T. II.
La difficulté principale consiste à savoir tirer bon parti des bains ayant déjà servi.
Nous citerons seulement, de la note de M. Balagny, la manière de préparer le bain révélateur, et la formule à laquelle il s'est arrêté, après bien des expériences infructueuses i
On préparera d'abord, dit M. Balagny, la solution suivante :
1° Eau ordinaire 1 litre.
Sulfite de soude 250 grammes.
Et d'autre part, on préparera la solution ci-dessous :
2° Eau ordinaire î iitre.
Carbonate de soude 250 grammes.
On laissera reposer ces deux dissolutions, on les décantera, et on les conservera.
Quand on voudra préparer un bain d'un litre d'hydroquinone, on fera chauffer, au bain-marie, dans un flacon, 300 centimètres cubes de la solution de sulfite. Dès que la température se sera élevée de -|- 60 à ~\- 70° environ, on retirera le flacon du feu, et on y mettra 10 grammes d'hydroquinone. en poudre.
On dissoudra ces 10 grammes dans la solution chaude de sulfite, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien au fond du flacon. Quand tout Fhydroquinone aura disparu, on finira en mettant dans le même flacon 600 centimètres cubes de la solution de carbonate de soude. On agitera le tout; on bouchera avec un bouchon neuf, et on laissera reposer.
Avec ce mélange on opérera le développement et le fixage, comme il a été exposé plus haut.