‹ Les merveilles de la science, ou Description populaire des inventions modernes. Suppléments. 6Chapitre 80 sur 130 · POYET · texte numérisé non relu

POYET

Fig- 351. — Interrupteur de 100 a 140 lampes.

Les résistances se composent de fils métalliques (ordinairement en maillechort), tournés en hélice, et reliés entre eux par

Fig, 353. — Régulateur du courant.

leurs extrémités, de manière à former un circuit continu. L'extrémité de chacune de ces résistances partielles aboutit à des boutons, qui sont en communication avec un commutateur W (fig. 353) dont la manette M

Fig. 352 . — Commutateur, à six directions..

peut se placer à volonté sur chacun des boutons. L'une des extrémités du circuit AB (fig. 353) est fixée au bouton qui lui-

Fig. 354. — Régulateur électrique Edison.

même est relié d'une manière permanente à la manette MM', par une lame de cuivre placée sous le socle de l'appareil, et qui n'est pas visible sur la figure 353. L'autre extrémité

Fig. 355, 356. — Coupe-circuits ronds et carré.

du circuit est reliée au bouton .ô, qui est luimôme également en communication avec l'une des extrémités de la série des résistances. Si l'on amène la manette M sur le bouton aboutissant au fil a1 par exemple, les résistances a ô se trouvent intercalées. Si la manette est amenée en contact du bouton aboutissant au fil c, toutes les résistances sont comprises dans le circuit. On comprend dès lors, qu'il soit facile de faire varier l'intensité du courant, et, par conséquent, de la lumière, dans les conducteurs, en intercalant dans ce circuit un plus ou moins grand nombre de résistances.

C'est sur le courant venant des inducteurs

de la machine dynamo que le régulateur est placé.

La Société Edison emploie un régulateur que nous représentons dans la figure 354, et qui est à manette double.

Le coupe-circuit est un appareil destiné à produire la rupture du courant, si réchauffement allait jusqu'à la fusion du conducteur. Cet appareil se compose d'un fil de plomb, que l'on intercale dans le circuit, et qui fond si le courant vient à dépasser une intensité déterminée.

Fig. 357. — Coape-circuit à double embranchement.

Le coupe-circuit se compose, disons-nous, d'un fil de plomb, de grosseur convenable, intercalé de place en place, dans le circuit. Son but est de rendre impossible tou t incendie , et de sauvegarder les 1 ampes des accidents que pourrait causer un courant trop intense.

Supposons que, pour une raison quelconque, il vienne à se produire un contact entre les fils d'aller et de retour. La plus grande partie du courant passera par ce

contact, et les lampes s'éteindront. De plus, la résistance opposée au courant étant beaucoup plus faible qu'elle ne Tétait quand il passait entièrement par lés lampes, son intensité deviendra beaucoup plus forte, et les conducteurs s'échaufferont considérablement.

Le coupe-circuit remédie à ces dangers.

En effet, le point de fusion du plomb sera atteint bien avant que la température des fils de cuivre puisse enflammer l'enduit isolant qui les recouvre. Dès qu'une portion quelconque du circuit commencera à s'échauffer, les fils de plomb qui s'y trouvent fonderont, et arrêteront net le courant.

Il y a un coupe-circuit dans chaque boîte de jonction d'appartement, mais il y en a

SUPPLÉMENT A L'ART DE L'ÉCLAIRAGE

Fig. 358. — Coupe-circuit principal, à lame de plomb.

aussi à chaque ramification de courant, voire même dans chaque support de lampe.

ha' Société Edison fabrique des coupe- . circuits représentés dans les figures 355 et 356. Ce sont des coupe-circuits simples pour les faibles débits. La figure 357 montre un coupe- circuit à double embranchement, pour des circuits de 30 à 130 lampes à incandescence.

Pour des circuits de plus grande importance, au lieu d'un fil de plomb, on emploie,, comme coupe-circuit t une lame de ce métal. L'appareil, a alors la forme que repré-

Fig. 359. — Lame de plomb du coupe-circuit principal.

sentent les figures 358 et 359, la dernière donnant la coupe de la lame de plomb fusible.

Quant aux parafoudres, ils ne présentent aucune particularité qui les distingue de

ceux dont on fait usage dans les bureaux de télégraphie électrique et des téléphones.

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