‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 24 sur 70 · DE LA GIRGVLATMMI. IM · texte numérisé non relu

DE LA GIRGVLATMMI. IM

L'intérieur du cœur est tapissé par une membrane lisse 9 qui se continue avec la tunique intense des artères pour les cavités ventricul aires, et avec celle des veines pour les cavités auriculaires.

A Textérieur, le cœur est recouvert par le feuillet séreux du péricarde, auquel il doit Taspect brillant dont nous avons parlé,

Entre ces deux membranes, existe un parenchyme niusculeux, beaucoup plus épais aux ventricules qu'aux oreillettes. Les faisceaux nombreux et diversement dirigés que forment ses fibres cons* tituent les colonnes charnues du cœur. Ces colonneis adhérentes, devenant de plus en plus délicates, Jbrment dans l'intérieur du cœur un tissu dont Ja disposition celluleuse est bien moins tranchée «dans le cœur droit que dans le cœur gauche, dont la puissance musculaire est beaucoup plus considérable.

Le cœur, qui se contracte avant que le cerveau ^t la moelle épinière existent, reçoit ses nerfs de ^eux sources : du grand sympathique, par les cierfs cardiaques; et du cerveau, par les pneumogastriques.

Selon la remarque de Tanatomiste Aioian , les rx)ltrons, que l'on a coutume d'appeler gens safès ^œury ont en général le cœur très-développé : c'est 9|ue l'hypertrophie de cet organe est quelquefois :^ause et fort souvent effet de la peur. Le cœur du

^mar le lapin, à seize Jours; sur le chieo, à vingt-trois jours; sur le têtu, *i3tre un an et deux ans ; sur l'iiomme, il ne l'est pas encore à d^x-huit Cïtiois, non plus que le ca.ri^X artériel, qui déverse le sang de Tartère pulmonaire dans raorte.

valeureux Turenne fut trouvé, au contraire, d*une très-petite dimension.

I^ péricarde est un sac triangulaire, enveloppant le cœur ainsi que les troncs artériels et veineux qui en sortent ou qui s*y rendent. Il est composé de deux membranes : l'une externe on fibreuse^ l'autre interne ou séreuse. Celle-ci, après avoir tapissé sa compagne, se réfléchit sur le cœur, et le recouvre en entier, sans cependant le contenir dans son intérieur. Logé dans l'écartement du médiastin, et fortement uni à l'aponévrose centrale du diaphragme, le péricarde protège le cœur, l'empêche de suivre complètement les diverses inclinaisons du corps, enfin il contribue à rendre ses mouvements plus faciles, au moyen de la sérosité qu'il renferme.

Des Artères.

Ce sont des vaisseaux cylindriques, élastiques, mais peu extensibles, destinés à porter dans toutes les parties du corps le sang chassé du cœur. I^eur ensemble, constituant le système artériel, représente en quelque sorte un arbre prodigieusement ramifié, dont le double tronc commencerait au ventricule droit pour l'artère pulmonaire, et au ventricule gauche pour l'aorte.

Les artères, nous l'avons déjà dit, sont accompagnées d'un lacis de nerfs ganglionnaires qui leur imprime Faction si nécessaire pour porter dans les organes leur vie nutritive et leur action fonctionnelle.

Artère pulmonaire. — Exceptionnellement desti-

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