MUSÉE D'ARTILLERIE
le percement des boulevards, la ville de Paris a ménagé autour de ces ruines un square où des sculptures moyen âge, éparses au milieu des arbres, sont d'un bon effet. Ce musée a pour origine la collection particulière du baron du Sommerard , achetée par la ville de Paris en 1843. On y voit une foule d'objets précieux : armes, meubles, vêtements, parures, peintures, sculptures, etc., de l'époque gallo-romaine, du moyen âge et de la Renaissance. (V. page 25 3.)
Le musée d'Artillerie, place Saint-Thomas-d'Aquin, est composé de six grandes salles et de galeries, tournant autour d'une cour, et où l'on remarque les armes et armures de toutes les époques et de tous les modèles, haches eu silex, francisques, framées, pertuisanes, masses d'armes, hallebardes, épées, espadons ; une série curieuse de tous les modèles d'armes à feu, depuis l'arquebuse à rouet jusqu'au fusil à platine percutante. Les objets les plus précieux par la beauté du travail, la singularité des formes ou leur importance historique sont dans des armoires vitrées. On y voit l'armure de Godefroy de Bouillon, celle de saint Louis, celle donnée par Charles VII à la Pucelle d'Orléans , celles de Louis XI et de François Ier, le casque de Bajazet II, le fauteuil du comte deFuentès à la bataille de Rocroy, le poignard de Ravaillac, le mousquet de Richelieu, etc. Ce musée est ouvert au public muni de cartes tous les jeudis. Il a été inauguré en 1794. A la révolution de 1830, le peuple s'empara des armes de ce musée pour combattre, mais tout a été rendu. En 1815, les rois alliés en avaient pris aussi un certain nombre, mais ils les ont gardées.