‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 104 sur 144 · LES INVALIDES · texte numérisé non relu

LES INVALIDES

vieillards valides, moyennant une petite rétribution, sont assujettis à un travail proportionné à leurs forces.

L'Hospice des Enfants Trouvés et des Orphelins est dû à l'ardente charité de saint Vincent de Paul. On reçoit dans cet hospice, depuis le jour de leur naissance jusqu'à leur douzième année, les enfants trouvés, les enfants abandonnés et les orphelins pauvres. On ne conserve que ceux qui sont malades, les autres sont confiés à des nourrices qui les conduisent dans les départements; les parents ignorent toujours où les enfants sont placés; quand ils veulent en avoir des nouvelles, ils sont tenus de payer 5 fr. S'ils désirent les reprendre, ils doivent rembourser 100 fr par année. Quelquefois aussi la remise est faite gratuitement en faveur des familles indigentes et dignes d'intérêt. Jusqu'à vingt et un ans, les enfants restent sous la tutelle de l'administration.

Citons encore l'hôtel des Invalides. (V. page 261.) Les militaires de tous grades, officiers, sous-officiers et soldats qui, ayant des droits à la retraite, par leurs blessures ou par leurs services, préfèrent, à la pension que l'Etat leur offre, la vie commune, avec d'anciens frères d'armes, peuvent être admis, sous certaines conditions, à l'Hôtel impérial des invalides, à Paris. Ils y sont logés, nourris et entretenus aux frais de l'État.

L'origine de cette belle institution remonte au règne de Louis XIV. Lorsque la révolution de 1789 eut éclaté, divers décrets de l'Assemblée nationale s'occupèrent de l'établissement des Invalides. Un décret du 25 mars 1791 disp osa qu'il ne serait désormais reçu à l'Hôtel des invalides que des militaires qui auraient été estropiés, ou qui auraient atteint l'âge de caducité, étant sous les armes, au service de terre ou de mer, et qui n'auraient d'ailleurs aucun moyen de

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