‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 110 sur 144 · LA SORBONNE · texte numérisé non relu

LA SORBONNE

ques, les langues et littératures de l'Europe méridionale. Le nombre des professeurs varie de vingt-cinq à trente.

On peut dire que cet établissement forme le dernier échelon de l'enseignement national. Il justifie cet éloge du rapporteur de la loi qui en ordonna le rétablissement en l'an m : « La Sapience à Rome, le collège de Gresham à Londres, les Universités d'Oxford et de Cambrigde, celles d'Allemagne, ne présentent point un système d'enseignement aussi vaste, aussi complet, aussi propre à conserver le dépôt des sciences et des arts. »

L'Université, d'après sa constitution de 1808, renferme l'ensemble de l'instruction publique en France.

Les établissements qui en dépendent sont :

La Sorbonne, fondée à Paris en 1253, par Robert de Sorbon, chapelain de saint Louis. Ce collège recevait un certain nombre d'ecclésiastiques qui se consacraient à l'enseignement de la théologie. La Sorbonne brilla bientôt d'un tel éclat qu'elle effaça la faculté de théologie. La congrégation était dirigée par un proviseur qui avait sous ses ordres un prieur, chargé de l'administration intérieure; des procureurs chargés de l'économat, et un certain nombre de docteurs, qui occupaient les diverses chaires et conféraient les grades en théologie.

La Sorbonne joua un grand rôle dans les temps où les questions religieuses dominaient les questions politiques ; elle fut souvent consultée par les rois de France, qui n'osaient rien entreprendre contre le pouvoir spirituel sans son avis. Elle combattit vivement la Réforme et soutint la Ligue; des intrigues et des cabales l'agitèrent dans les querelles du jansénisme, mais elle eut une certaine part à la proclamation des libertés de l'Église gallicane. Elle fut assez puissante pour lutter plusieurs fois ouvertement contre les râpes et les rois. Cet établissement fut supprimé en 1790.

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