ÉCOLE POLYTECHNIQUE
L'École normale supérieure, située à Paris, rue d'Ulm, est destinée à former des professeurs, dans les lettres et les sciences, pour les lycées. Imaginée, en 1763, pour suppléer aux jésuites, récemment expulsés, et qui avaient à peu près la haute main sur toutes les études en France, elle ne fut fondée que le 31 octobre 1794, par la Convention nationale, mais sur un plan trop gigantesque pour se soutenir. Aussi, malgré le talent des premiers directeurs, Laplace, Lagrange, Haùy, Monge , Daubenton, Volney, Bernardin de Saint- Pierre, La Harpe, etc., les 1500 élèves que comprenait cette école se dispersèrent le 17 mai 1795. Un décret du 18 mai 1808 la rétablit, et, après diverses suppressions et changements de nom, elle fut définitivement constituée par le ministre Salvandy, en 1847, dans le local qu'elle occupe aujourd'hui. Les élèves, admis de dix-huit à vingt-quatre ans, y font un stage de trois ans au moins avant d'être reçus comme professeurs. Ils sont exempts du service militaire, moyennant l'engagement pris par eux de consacrer dix années à l'instruction secondaire.
Les écoles de pharmacie sont destinées- à former des pharmaciens après quatre années d'étude, qui peuvent être compensées par un an d'étude et six ans de stage dans une officine. Connus avant la Révolution sous le nom de Collèges des apothicaires, ces établissements subirent le même sort que les écoles de médecine. Ils sont établis maintenant dans les mêmes villes que les écoles de médecine modernes ; celle de Paris est située rue de l'Arbalète.
L'École polytechnique a été fondée par l'initiative des savants : Monge, Fourcroy, Lagrange, Berthollet, le 26 novembre 1794, sous le nom d'École centrale des travaux publics. Le 1" septembre 1795, elle prit son nom actuel. Napoléon, en 1804, interna les élèves dans l'ancien collège