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LES TUILERIES

roi en avait assez d'étayer son trône chancelant sans s'occuper du palais.

Napoléon Ier commença la galerie destinée à relier le Louvre aux Tuileries par la rue de Rivoli ; mais les travaux furent brusquement interrompus.

Sous Louis-Philippe, on fit une ébauche de construction, qu'on entoura de planches et qu'on abandonna; de sorte qu'en 1848 encore, du Carrousel au Louvre, c'était un dédale de baraques habitées par des marchands de bric-à-brac, des oiseliers, des bouquinistes et une population sinistre, hantant les cabarets borgnes et les maisons mal famées.

Le gouvernement provisoire vota à la fois l'achèvement des travaux entre les Tuileries et le Louvre et la prolongation de la rue de Rivoli. Les travaux, pourtant, ne furent poussés avec activité qu'en 1852, sous les ordres des architectes Visconti et Lefuel. Le 14 août 1857, l'ensemble était terminé ; il forme aujourd'hui un des plus beaux et des plus vastes palais du monde. Ce palais, de même que le Louvre, manque d'unité de plan et de style et n'a d'autre mérite que celui de sa masse imposante.

C'est cette raison qui a déterminé Napoléon III à faire reconstruire les Tuileries : une aile est presque terminée et l'autre le sera probablement bientôt.

L'extérieur des Tuileries, résidence habituelle des souverains depuis Napoléon Ier, n'offre rien d'intéressant. La salle du Trône, malgré les beaux lustres qui l'ornent, ne produit aucune impression. La chapelle et la salle de spectacle ont été construites sous le Consulat et sont richement décorées.

Dans les pavillons et les galeries de la rue de Rivoli se trouvent la demeure de plusieurs grands dignitaires, les bureaux du ministère de la maison de l'Empereur, le ministère d'État et une caserne.

Dans la partie du sud, nous citerons la galerie d'Apollon,

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