‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 56 sur 144 · CONSEIL D'ÉTAT · texte numérisé non relu

CONSEIL D'ÉTAT

orné de douze colonnes corinthiennes, qui supportent un fronton.

On arrive au portique par un perron de vingt-cinq marches qui se développent dans toute la largeur.

De chaque côté du perron, on voit deux statues représentant, l'une Minerve, l'autre Thémis.

Au bas du perron, quatre statues de même grandeur représentent Colbert, Daguesseau, Sully et l'Hôpital.

Du côté de la place du Palais-Bourbon, la façade donnant sur la cour ne présente qu'un seul étage surmonté d'une terrasse avec balustrade ; elle est percée de six fenêtres, et laisse voir, au centre, quatre colonnes corinthiennes surmontées d'un fronton. Les deux ailes ont une longueur de 48 mètres.

Un portique, formé de colonnes corinthiennes, sépare la cour de la place.

La porte, représentant un arc triomphal, est d'un excellent effet.

La salle des séances est disposée en amphithéâtre -, le sommet se termine par des colonnes ioniques dont les bases et les chapiteaux sont en bronze doré.

La lumière pénètre par une demi-lune pratiquée au milieu du plafond en fer. Les tribunes réservées au public se trouvent derrière les colonnes.

Ce palais, ayant été construit sur l'emplacement de l'ancien Palais-Bourbon, est souvent appelé du même nom.

Depuis 1796, il est affecté aux séances des assemblées législatives.

Les peintures de la salle du Trône sont de Delacroix, et la salle des séances renferme des sculptures d'un certain mérite.

Le palais du conseil d'État et de la cour des Comptes est situé sur le quai d'Orsay. Il forme un parallélogramme de

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