‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 76 sur 144 · SAINT-MERRI · texte numérisé non relu

SAINT-MERRI

Dans l'intérieur de cette église, on admire la plus grande partie des vitraux, de Cousin et Pinaigrier, et quelques bons tableaux : une Assomption, du dix-huitième siècle, et une Décollation, du dix-septième, sont surtout remarquables.

La chapelle de la Vierge offre encore un beau spécimen du gothique flamboyant. Tout près de la sacristie, on lit cette inscription sur une pierre scellée dans la muraille :

e Bonnes gens, vous plaise savoir que ceste présente église de saint Gervais et saint Protais fut dédiée le dimanche devant la feste de saint Simon et saint Jude, l'an mil quatre cens et vingt, par la main du révérend père en Dieu, maistre Gourbut, évêque d'Agrence, et sera toujours la feste de la sainte dédicace, le dimanche devant la dicte feste de saint Simon et saint Jude, si vous plaise y venir.... et les grans SS. dons et priez pour les biens faicteurs de cette église et aussi pour les trespassez. Pater noster. Ave Maria.»

Saint-Gervais n'a pas conservé les tombeaux du chancelier Voisin, du poëte Scarron et de l'acteur tragique Lafosse, qui y furent inhumés.

L'église Saint -Merri fut commencée sous François Ier et terminée seulement en 1612.

On remarque à l'intérieur une ceinture de chapelles presque toutes décorées de boiseries et d'autels exécutés au dixhuitième siècle ; deux tableaux de Vanloo, représentant une Vierge et l'Enfant Jésus, et un Saint Charles Borromée; enfin, on s'arrête encore devant l'autel qui a la forme d'un tombeau et devant le tabernacle au-dessus duquel est la châsse de saint Merri.

Le cloître Saint-Merri fut le théâtre d'une lutte terrible pendant l'émeute des 5 et 6 juin 1832.

Jadis les sépultures de Chapelain et de Arnaud, marquis de Pomponne, étaient à Saint-Merri.

Page 1