‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 121 sur 251 · Ov., XIV, 264-270, 277-286, 3oo-3o · texte numérisé non relu

Ov., XIV, 264-270, 277-286, 3oo-3o

4. Les trabes d'Antiphale (239) et les ursae de Circé (255 ; cf. Virg., 17), qui ne sont pas dans Homère, pourraient venir, par exemple, des Origines de Caton ou au. De gente popiili romani de Varron (V. le fragm. 17 dans les Historié . rom. fragm. H. Peter).

5. Hom., Od.f X, 348-367. Les vers 368-372, où il est question d'une autre servante, sont sûrement interpolés.

LA NARKATION ÉPIQUE tÛQ

vient de s'unir à Circé ; il lui demande la délivrance de ses compagnons changés en pourceaux ; ce sera là sa dot;

Gonjugii dotem sociorum corpora poscit^

N'insistons pas sur ces différences ; elles sautent aux yeux et si on entreprend de les énumérer il faut être ou fastidieux ou incomplet^.

Un poète qui en imite un autre plus ancien peut paraître original, si sa matière est absolument nouvelle pour ses contemporains ; ce n'est pas le cas d'Ovide dans les Métamorphoses, Inversement on peut rajeunir par la force des pensées un sujet devenu banal ; il n'a pas eu non plus cette ambition. Mais une autre ressource s'offrait encore à lui : c'était de mêler à des scènes souvent décrites des traits que lui fournissait son expérience personnelle et qu'il pouvait se flatter dî^avoir réunis le premier ; les Alexandrins n'avaient guère fait autre chose ; il a suivi leur exemple et la plupart du temps avec un rare bonheur. Il doit beaucoup aux livres ; mais il ne doit pas moins à la réalité vivante : il n'était pas homme à rien laisser perdre de ce qu'il apprenait. Ainsi après Homère, après Virgile, il ose faire le tableau d'une tempête^; ce serait le comble de la témérité, s'il avait le même dessein que ses deux devanciers. Mais il ne prétend pas nous montrer comme eux un grand homme poursuivi sur les mers par des divinités hostiles ; il ne nous transporte pas, comme Homère, dans des régions mystérieuses et d'une géographie incertaine, où les choses prennent facilement des proportions colossales, ni, comme Virgile, au milieu des Syrtes, dans des parages funestes aux navigateurs, sur une côte qui vient à peine de s'ouvrir à la civilisation*. Un roitelet d'une ville thessalienne, Céyx, tendrement aimé d'une épouse charmante, s'est embarqué pour aller consulter l'oracle de Claros sur des prodiges qui le troublent : l'aventure est commune;

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