‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 202 sur 251 · Rusch, p · texte numérisé non relu

Rusch, p

5. Cf. Mart., XIV, 174; Florus, IV, 10; Fest., Salmacis. Il n'est pas prouvé que l'épigramme de VAnthol. Pal., IX, 38 soit antérieure à Ovide. Il a dit luimême dans les Mét.^ IV, 284, à propos de cette légende : a grataque animos novitate tenebo. »

6. Et Pline, par ceux de Mucien, qui est postérieur à Ovide. Voyez Rusch, p. 48.

La philosophie et la science ait

3** (vers 356 k l^i*],) La génération des animaux, dont Aristote a parlé en naturaliste dans un ouvrage spécial, avait aussi sa place marquée dans tout système philosophique où Ton cherchait à expliquer les origines du monde et la formation des êtres vivants ; les questions qu'elle soulève étaient étroitement liées à la physique de chacune des sectes fameuses et il n'était point d'auteur, ayant écrit sur la nature, qui n'y eût au moins touché ^ Mais ce sujet avait ses « Merveilles » ; aussi formait-il une branche importante des Paradoxa^ comme nous le voyons par nos fragments; il est même à présumer que certains paradoxographes alexandrins y avaient insisté plus que d'autres, notamment le poète Archélaûs, qui avait composé sur les merveilles un recueil d'épigrammes dédié à Ptolémée Philadelphe, ou a son successeur^. Ici encore Ovide présente de singuliers rapports avec cette littérature et avec Pline l'ancien, qui en a certainement recueilli l'héritage ; mais, comme précédemment, ces rapports sont incomplets ; ils ne nous permettent toujours pas de conclure à une imitation directe'*. Un philosophe a dû, entre les paradoxographes et Ovide, remanier la matière en l'adaptant à son dessein particulier ; il lui a donné de l'unité, il a mis un lien entre les faits utiles à son argumentation. Nous n'en pouvons douter, quand nous voyons Sextus Empiricus alléguer les mûmes exemples qu'Ovide et les grouper dans le même ordre. Quel est donc ce philosophe ? Un Grec assurément. Pour mettre encore une fois en avant le nom de Posidonius, il faudrait avoir des preuves plus solides que celles dont nous disposons ; notons pourtant que Sextus Empiricus connaissait Posidonius et qu'il lui emprunte une expression, précisément dans un passage où il s'agit de la composition des corps *. C'est un sujet que Posidonius avait dû traiter dans ses ouvrages sur la Nature et sur le Monde' \ mais il

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