Antonin. Liber., a4 = Ov., V, 438-46i ; Plaehn, p. 3o
concordance remarquable entre les récits qu'ils ont faits l'un et Tautre de la métamorphose de Galanthis, punie par Junon pour avoir facilité l'accouchement d'Alcmène*. Mais nulle part ils n'offrent plus de rapports que là où ils retracent la bizarre aventure d'une jeune Cretoise, qui passa longtemps pour un garçon, et le devint en effet le jour de son mariage^. Lorsqu'il traite ces fables, Ovide n'est plus aussi pressé que lorsqu'il résume Boéus ; il prend son temps et ne néglige rien pour parer sa matière^.
Mais il faut compléter l'enquête, en faisant l'épreuve contraire. Sur les vingt-six fables extraites par Libéralis du livre de Nicandre *, il y en a cinq auxquelles Ovide n'a pas touché dans ses Métamorphoses^ ; par conséquent, s'il a gardé son indépendance dans ses rapports avec Boéus, il n'en a pas été moins jaloux quand il imitait Nicandre. Plusieurs autres fables, traitées par le poète grec, avaient défrayé, avant ou après lui, un grand nombre de compositions en prose ou en vers, dont beaucoup étaient célèbres ; il n'est pas étonnant qu'Ovide ait mis largement ces ouvrages à contribution et qu'on relève, dans cette série, des différences notables avec les récits de Nicandre : celui-ci n'a fourni tout au plus que le canevas, et encore on en peut douter®. Restent des fables qui, avant Ovide, n'apparaissent que chez