‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 85 sur 251 · Ov., II · texte numérisé non relu

Ov., II

8. I, 748-779; II, 1-324. Il est vrai que Phaéthon a changé l'ordre de la nature et la face de la terre ; mais que ne peut- on justifier par cette interprétation ? Il n'y a pas la moindre métamorphose dans l'histoire d'Achéménide (XIV, 160-222).

LA COMPOSITION Ql

ses enfants; cette fois le sujet est bien digne d'arrêter le poète; cependant il passe encore^ ; pourquoi? parce qu'il Ta traité dans sa tragédie de Médée.

Il est probable aussi que certaines situations lui auraient inspiré de plus longs développements, s'il n'y avait pas déjà touché auparavant dans les Héroïdes; les plaintes de Déjanire trahie ne sont, dans les Métamorphoses, condensées et résumées en huit vers, que parce qu'elles avaient fait le sujet d'une Lettre de cette héroïne à Hercule^. Dans plus d'un passage on peut expliquer par ce motif la rapidité du récit ^. A plus forte raison, il ne faut pas qu'Ovide multiplie dans le même poème les fables qui ont le même caractère et qui comportent sous des noms différents des péripéties semblables ; c'est, n'en doutons pas, le principe auquel il obéit quand il recourt à la figure de la prétérition*, ou bien lorsqu'il résume en style indirect un discours où sont énumérées en quelques mots un grand nombre de métamorphoses^. Dans la plupart de ces fables, qu'il indique en courant, il était question d'un sacrilège puni, ou d'une nymphe séduite, poussée au suicide par la honte, ou bien d'une amante jalouse, poussée au crime par la soif de la vengeance; il a jugé qu'il valait mieux laisser ces contes à Boéus,à Nicandre, et même à de plus illustres ; il en avait réuni un assez grand nombre du même genre. D'autres

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