‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 130 sur 256 · Nicandre dans Antonin. Liber · texte numérisé non relu

Nicandre dans Antonin. Liber

4. Hercher dans l' fermes, XII (1877), p. 3i8 et Martini dans son édition de Libéralis croient le passage interpolé ; mais leur opinion est contestée avec juste raison. Cf. p. 86, note i.

5. L'hypothèse est de Zielinski, /. c, qui a mis en pleine lumière les différences avec Callimaque. La légende d'Hypermestra est mentionnée encore à l'époque alexandrine par Lycophron, Alex., 1893 et par Paléphate, Ilepi àmaioiv, 34; v. Grusius, /. c, p. 1875.

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de Callimaque qu'il faut bien admettre qu'ils en sont imités. Ainsi un manuel, un ouvrage de mythologie en prose, ou peutêtre un poème sur les métamorphoses lui aura fourni la légende d'Hypermestra, qui tient en quelques vers^, mais qui lui sert de transition et de lien; le principal, c'est pour lui l'aventure d'Erysichthon, qui par elle-même n'a rien h voir avec les Métamorphoses ; il l'emprunte à Callimaque dans ses traits essentiels ; peut-être les différences que l'on constate entre son récit et celui du poète grec ont-elles pour cause l'influence d'un autre modèle ; il n'est pas sûr qu'il ait tiré de lui-même ce qu'il ajoute ou ce qu'il substitue à certains passages de V Hymne à Cérès. Mais il nous est impossible de préciser davantage. Bornons-nous à indiquer ces difTérences ; quelle qu'en soit l'origine, elles sont significatives ; elles nous permettent d'apprécier le goût d'Ovide, et c'est ce qui nous importe surtout.

Les critiques qui l'ont mis en parallèle avec Callimaque sont fort divisés d'opinion ; les uns le déclarent supérieur à son modèle, les autres, et ils sont la majorité, le déclarent inférieur^. C'est déjà beaucoup que ses juges se trouvent partagés; car le récit de Callimaque est certainement un des mieux venus qu'il y ait dans les Hymnes; M. Couat ne fait pas difficulté. de l'appeler un chefd'œuvre. Mais il faut, avant toutes choses, tenir compte de la différence des genres. Callimaque écrit un hymne en l'honneur de Cérès pour répondre au désir de Ptolémée Philadelphe ; il choisit entre beaucoup d'autres une fable en rapport avec une solennité qui doit être célébrée dans un sanctuaire déterminé, le Triopium de Cnide ; de plus, cette pièce a été faite pour être chantée au départ d'une procession, dans un espace de temps nécessairement limité par les convenances particulières du rituel ^. Par conséquent la précision et la sobriété extrêmes du récit ne sont pas seulement, dans ce morceau de Callimaque, des dons dénature soigneusement entretenus par esprit de système; les circonstances les lui ont aussi imposées dans une certaine mesure. 11 a soin d'indiquer avec exactitude le lieu de la scène : elle se passe à Dotium, en Thessalie, d'où le culte de Cnide tirait son origine. Mais surtout il met au premier plan et en pleine lumière la figure auguste de

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