Ov., Fastes, VI
5. IIup ■c£)(^vadv ; Sénèque, l. c. et Zeller (Ed.), Philosophie der Gr., III, P, p. i4i, 182, note 5 ; i85, note 3 ; 186, note 4-
6. Rapprochez Varron, Antiq. div., I, fragm. 12^, XVI, fragm. 64, Aghad, avec les notes; De la langue latine, V, 70; cf. Ovide XV, 852-855.
2l6 LES MliTAMOnPllOSES d'oVIDE
était inspiré surtout des paradoxographes alexandrins* ; mais il y avait joint quelques détails sur les grandes inventions, tirés probablement des mythographes^, et aussi des observations recueillies chez les naturalistes ^, Enfin (et c'est là le trait essentiel) il avait donné h l'ensemble une couleur philosophique et il l'avait présenté sous forme de dialogue ' ; car autrement on ne s'expliquerait pas pourquoi ce traité aurait trouvé place parmi les Logistorici. Par conséquent Varron avait cherché à y mettre quelque agrément, comme il l'a fait dans son ouvrage sur V Agriculture y il avait imaginé une discussion, qui permît de réunir par un lien logique les faits disséminés dans les paradoxographes et d'en dégager certaines idées sur la nature et sur l'homme ; son goût pour les classifications se reconnaît encore dans un de nos fragments'*. Nous nous demandions qui avait pu communiquer à Ovide la doctrine de Posidonius, dont nous retrouvions la trace dans les Métamorphoses. Il semble bien que nul ne convînt mieux pour ce rôle que Varron, et si c'est une simple conjecture que de rattacher son dialogue à l'école de Posidonius, on avouera qu'elle a pour elle de grandes vraisemblances^. Cette science triée, condensée et parée à la romaine, était bien telle qu'il la fallait à Ovide ^
Le tableau des origines du monde, sur lequel s'ouvre le poème des Métamorphoses *, n'est pas sans analogie avec le discours de