‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 65 sur 112 · Le pape. ^. Ahriman · texte numérisé non relu

Le pape. ^. Ahriman

224 LA COULEUR, LA LUMIERE ET l'oMBRE

Aux revanches, aux cris de guerre, aux nobles fêtes, Et Téclair de son sabre était dans nos tempêtes.

Actes et Paroles, Depuis Vexil, I, 303 (II, xvi).

Et Luxure, Paresse, Envie, Orgie, Orgueil, Avarice et Colère, au-dessus de ce deuil,

Planèrent avec des huées; Et, comme des éclairs sous le plafond des soirs, Les glaives monstrueux des sept archanges noirs

Flamboyèrent dans les nuées.

Les Contemplations y I, 230 (III, vu).

Les marins voient dans Téclair briller des yeux

blancs :

L'éclair sur les promontoires

Éblouit les vagues noires

De ses yeux blancs.

Toute la lyre^ I, 118 (II, xvn).

Le diamant met à la mitre un éclair : c'est que ce diamant a un éclat sinistre, et que le luxe du prêtre est fait de la misère du peuple :

O pauvres que j'entends râler, forçats augustes,

Tous ces trésors, chez vous sacrés, chez nous injustes.

Ce diamant qui met à la mitre un éclair,

Cette émeraude où semble errer toute la mer,

Ce resplendissement sombre des pierreries,

C'est votre sang, le lait des mamelles taries,

C'est le grelottement des petits enfants nus I

Le Pape y 20 (IV).

L'éclair embrase les nuages. Le nuage vidé est un charbon éteint. L^éclair semble creuser dans les nuées des cavernes de cuivre rouge. Lui-même est rouge au milieu de la tempête :

Des portes de feu s'ouvraient. Quelques nuages paraissaient brûlés par les autres, et, sur des tas de nuées rouges qui ressemblaient à des braises, ils ressemblaient à des

fumées.

Les Travailleurs de la mer, II, 172 (II, m, 6).

D'autres nuages, pleins de pourpre, éclairent et grondent,

puis s'obscurcissent lugubrement ; le nuage vidé de foudre

noircit, c'est un charbon éteint.

/A., 150(11, ni, 2).

En quelques instants une nuée énorme, que de temps en temps un coup de tonnerre faisait voir doublée de cuivre rouge, avait rempli le ciel.

France et Belgique, 154 (1837, x).

L'aéroscaphe suit son chemin ; il n'a peur Ni des pièges du soir, ni de Tâcre vapeur,

Ni du ciel morne où rien ne bouge, Où les éclairs, luttant au fond de Tombre entre eux, Ouvrent subitement dans le nuage affreux

Des cavernes de cuivre rouge.

La Légende des siècles^ IV, 296 (LVII, n.)

De temps en temps un vaste éclair couleur de cuivre

rouge apparaissait derrière les superpositions obscures de

l'horizon et du zénith. Cet élargissement vermeil montrait

rhorreur des nuées.

L'Homme qui rit, I, 159 (I, n, 8).

Cette rougeur sinistre est comparable à la couleur du sang. Victor Hugo parLe de la lueur sanglante de réclair, dans un passage où il emploie le mot au figuré :

Que chaque âme envoie Son éclair sanglant !

Toute la lyre^ III, 284 (La Corde d^airain, xxvi, «>).

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