‹ Les Métastases Sous-Cutanées Dans Le Cancer ÉpithélialChapitre 25 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. Les métastases sous-cutanées du cancer épithélial sont une généralisation de cette variété de néoplasme, caractérisée par la présence d’amas épithéliaux situés dans le tissu

cellulaire sous-jacent aux téguments.

II. Ces sortes de métastases sont rares ; nous n'avons pu en retrouver que soixante-six cas, parmi le nombre con-

sidérable de cancers que dénoncent les statistiques.

IIT. La généralisation au tissu cellulaire sous-cutané des cancers épithéliaux semble se faire par voie Iymphatique, principalement par le mécanisme de l’embolie rétrograde ; la voie sanguine semble également prendre part à la formation de ces métastases et, dans certains cas, les séreuses,

péritoine et plèvre, jouent également un rôle important.

IV. Les métastases sous-cutanées du cancer épithélial se présentent sous forme de nodules variant du volume d’un grain de mil à celui d’un œuf, dont le nombre varie de un à trois cents, et siègent dans les téguments des parois thoracique et abdominale, plus rarement du cou, de la tête

et des membres.

V. L'examen histologique de ces nodules montre tous les éléments du carcinome, mais le caractère histologique spé-

LEBOSSÉ. y

os

cial du carcinome secondaire est que les masses néoplasiques sont sans connexion avec l’épiderme.

VI. Les nodules sous-cutanés métastatiques sont indolents, se présentent sous une forme arrondie, sont mobiles et n’adhèrent pas, au début du moins, avec les plans sus et sous-jacents. La peau qui les recouvre garde sa coloration normale.

VII. Le diagnostic clinique est à faire avec d’autres affections sous-cutanées, mais le diagnostic positif sera établi par l’examen histologique.

VIII. Le traitement de ces métastases est illusoire, car leur présence même indique une généralisation avancée du cancer, incompatible, à l’heure actuelle, avec quelque trai-

tement que ce soit.

IX. La présence de ces tumeurs a une certaine valeur pronostique et clinique : elle assombrit totalement le pronostic ; elle permet de confirmer ou d’établir un diagnostic

de cancer, de réformer un diagnostic erroné.

Vu :

Le Président de Thèse,

Mavrice LETULLE.

NAULIE Le Doyen, LANDOUZY.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, L. LIARD.

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