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MÉTÉOROLOGIE AGRICOLE

sous la direction d'un maître, des observations météorologiques destinées au Journal (T agriculture pratique), mais qu'il y aurait une très-grande utilité à étendre cette mesure à toutes les écoles normales de Tempire. Aucune n'hésitera un instant à se charger de ce travail. « Les instruments qui seraient nécessaires à chaque école sont:

Un baromètre Prix. 80 fr.

Un thermomètre 20

Un pluviomètre 30

Un hygromètre 25

Total 155 fr.

a Les sociétés d'agriculture, les comices agricoles, les conseils généraux pourraient contribuer à cette dépense.

« La météorologie prend un rang de moins en moins contesté parmi nos sciences d'application générale, et l'attention publique est fixée sur les services qu'elle est appelée à rendre à nos populations; le moment semble donc venu de travailler sérieusement à l'organisation des moyens d'étude qui lui sont indispensables. »

Dans une nouvelle lettre*, M. Le Verrier appelait également l'attention de M. le ministre de l'instruction publique sur les nombreux orages qui ont traversé l'Europe pendant le mois de mai 1864, et en faisant observer que « les bourrasques orageuses de l'été semblent avoir la même origine que les grandes tempêtes de la mauvaise saison, et que les unes et les autres

1. Bulletin de l* Observatoire impérial, n» du 29 juillet 1864.

peuvent être prévues et suivies dans leur marche par les mêmes moyens, » il demandait le concours des écoles normales ainsi que celui des chambres de commerce, des sociétés d'agriculture et des ingénieurs de l'État pour la réunion des matériaux d'une bonne statistique des orages, qui permettrait de dresser les cartes des régions traversées par ces météores et de déterminer les probabilités d'orages pour chaque canton. On comprend que de telles cartes pourraient non-seulement aider à prévenir les cultivateurs, mais qu'elles offriraient encore le moyen de proportionner les sacrifices de chacun, dans l'assurance mutuelle, à ses chances de perte. ,

En réponse à cette lettre, M. le ministre a bien voulu adresser aux préfets une circulaire dans laquelle il demandait le concours du conseil général de chaque département pour l'acquisition des instruments nécessaires, afin de mettre les écoles normales à même de recueillir les observations indiquées par M. Le Verrier.

Si on considère, ainsi que Tont fait MM. Payen et Barrai dans leur remarquable rapport* sur les applications possibles de la météorologie à l'agriculture, tous les avantages qui résulteraient pour nos campagnes d'une connaissance du temps basée sur des observations plus certaines que les pronostics accoutumés, on doit espérer qu'un jour chacun de nos villages possédera, comme chacun de nos ports, les instruments météorologiques nécessaires, acquis soit au moyen d'une modique cotisation, soit par une subvention des communes. L'instituteur pourrait être chargé des observations journalières, faciles à enregistrer, et les instruc-

1. Bulletin de V Observatoire impérial j n'^du 19 juillet 1864.

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