Cmpùm.rmidtM, t. LXXXV, p
1 SiUm, Amer. Joum., 3* série, t. XIY, p. 219 (1^77).
S8 ERCTCLOPSMB CHIMIQUE.
La partie soluble contient :
Silice.' 54.55
Protoxyde de fer 87,75
Alumine traces
Chaux traces
Magnésie 36,38
Soude 0,46
99,14 La partie insoluble a donné :
Protoxyde de fer 11,04
Silice 57,81
Alumine 0,23
Chaux 5,31
Magnésie 24,97
Oxyde de chrome 0,10
Soude 0,84
Le fer nickelé séparé mécaniquement contenait :
Cobalt 0,51
99,12 L'analyse minéralogique a été réalisée au moins partiellement. M. Sn que la météorite renferme :
Bronzite et minéraux pyroxéniques .... 46,00
Minéraux péridotiques 41,00
Fer nickelé 10,00
Pyrrhotine 3,00
Fer chromé 0,15
RICHMONDITE. (Stan. Medh.)
Roche lâche, cellulaire, résultant de la juxtaposition de grains blanc jaunes. De toutes parts brillent des facettes cristallines. La roche prei poli. — Densité : 3,29 (Shepard) à 3,3713 (Rumler). — Composition \ gique : Le péridot domine dans cette roche. Il est mêlé de silicate magn acide, de labrador, de troïlite, de fer nickelé. On y a signalé du phosphate
Chute unique : 1828, 4 juin. Richmond, Ghesterfield County, Virgin Unisd*Amérique).
HfiTgOHITBS.
KiAmond. — Densité : 3,3713, d'après Rumher.
Ri. H. — Bidanondile tombfa lefjuin 1838 k RicbawDd (Virginie). Grandeur utaralle.
Aulise de %epard ' :
Saice 42,3
Proioxydc de fer 20,65
94,41 iiosi que de la soude, du sesquioxyde de chrome et dn soulre.
35' TTPB.
TIESCHITE. (Stàh. Hedb.)
, Rocbe pierreose granîtoîde résultant de l'association de cristaux diversement aAartt:
Dauilé 3.6 (Stanisbs Meunier). — Compotition minéralogique : Mélange de pàidot de pyroxène et peut-être d'un feldspath.
Ointe unique :
1S78, 15 juillet. Tieschitz (Uoravie).
Titckitt. — D'après une analyse de H. Habermann' la météorite renferme.
Silice 40,23
Alumine 1,93
Protoxydedefer. . 19,48
Protoxfde de mangaoèse 0,32
Magnésie 20,55
Chaux 1,54
Soude 1,53
Fer métallique 10,26
Nickel 1,31
Soufre 1,65
Acide phosphorique 0.25
1. Stthm. Anier.Jtnirn..t.%y, p. 105,1. XVI. p. 101. t- XUI, p.109, et2*s<;rie,l. VI.p.411. î. Toj. un Hfnioira de HH. Uikomkj et Ttclicrniik d»ni Dentiichr. Ak. Witn, t. XXXIX. ^ 18T à «a, 1878.
îi'î ENCYaOPÉblE CltlltlQUË.
tité: 5,54 (Mœvus) à 3,595 (Stanislas Meunier). — CompotUion minéralogique .' L'analyse niinéralo<^ique n a pas été l'aile, toutefois on a reconnu la présence prépondérante (le silicates magnésiens voisins, les uns du péridot, les autres du pyroxène, et parmi ceux-ci de Ten^tatite incolore (victorite), des traces de feldspath, du fer nickelé, de la chromile et de la troilite.
Chutes principales :
1860. Deniliquin, Baratta (Nouvelle-Galles du Sud).
1867, 9 juin. Tadjéra, Guidjell, Sétil' (Algérie).
1872, 51 octobre. Orvinio, Home (Italie).
1874, 12 mai. Koursk, Sewrusko^vo, Belgorod (Russie).
Tadjéra, — A la suite de l'explosion du bolide de Sctif, on a recueilli deux pierres pesant, Tune 5^,760, Tautro li'.700. La première, à peu près intacte, est exposée dans la galerie de (léologie au Muséum; la seconde a été briaëe par les Arabes, mais ses fragments sont presque tous venus se réunir à la première et figurent maintenant dans notre grande collection de météorites.
G*est à peu près de la manière suivante que ces pierres ont été décrites au point de vue minéralogique par M. Daubrée dans un Mémoire où se trouvent consignés les résultats analytiques que j*ai (»btenus^ L'échantillon principal a presque entièrement conservé la surface qu'il avait au moment de la chute et présebte grossièrement la forme d'une pyramide a quatre faces dont les angles seraient tronqués.
La teinte noire (|ue présente assez uniformément la météorite de Sctif, la distingue de la plupart des autres pierres extra-terrestres. Dans la pâte noire et mate sont disséminées cependant quelques parties grises et lithoïdes; on y voit aussi des grains à éclat métallique de deux espèces.
Les uns, jaune de bronze, consistent eu sulfure ou troilite. Ils sont remarquablement nombreux, la plupart très petits, et imprègnent toute la masse. Cependant quelques-uns sont beaucoup plus volumineux, présentent des dimensions de 4 a 5 uiillimètres el Tua même de 18 millimètres'. Quoique durs, ils s'égrènent assez lacilemont sous la pression d'une j)ointe d'acier. Les autres grains à éclat métallique se distinguent des premiers, d'aburd jiarce qu'ils sont gris d*acier; en outre, au lien d'être cassants comme les premiers, ils sont tenaces et malléables; enfin, ils sont de forme tout à fait tuberculeuse. Beaucoup ont 2 ou 5 millimètres, et quelques-uns att(Mgncnt 8 millimètres; ils sont répartis d*une manière très variable ; dans quelques parties ils sont très rapprochés et on peut en reconnaître trois ou (]uatre (hms un centimètre carré. Us consistent en fer nickelé. La cassure ne les montre ([u'à un œil très attentif, taudis qu'ils apparaissent nettement sur une surface polie. Dans cette même circonstance, le sulfure, tout à l'heure si net, s'eflace au contraire.
La masse lillioïde noire dans lacjuelle ces grains métalliques sont disséminés, et qui forme la plus grande partie de la pierre, est très dure; elle ne se raye pas à la pointe d'acier; elle raye fortement le verre, et avec la plus grande facilité: celte météorite est également d'une ténacité exceptionnelle.
1. Comptes rendus de l'Académie des Sciences y séunco du 16 mars 1868. y. Voyez à cet t'gard la iii;urc 11, insi-ix-e page Cl du |»rcscnt travail.
«ÉTÉOhlTES. 2ir.
Lorsqu'oD eiaïuine au microscnpc aoe tranulic aMt'z luiucc pour être buiisparaiilo
(£g. 64), on est surpris de rencontrer, au lieu de la (einle noire et uniforme de U
ounre, beaucoup de parties transparentes et incolores ijui se sont isolées. Elles
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PiPlyS^I^J
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occupepl niéuie souvent plus <le la moitié de la supcilicie totale. Ces grains incolores sont entièrement â l'ctat cristallin et ngisscnt sur la lumière polarisée. Beaucoup d'enlre enx présentent des contours Iieiagonaui dont In disposition rappelle la lecUoD de certains prismes rliombes, ii arêtes tronquées, tels iju'cn présentent sou- *enl le pèridot et le pyroxène. Certains de ces cristaux sont fendillés irrégulièremeot, à la manière de ceux des traehytes. D'autres présentent des stries parallèles dues, soit i des plans de clivage, soit à 1 exislcnce t)c faisceaux parnllèles d'aiguilles d'enilalite.
Les pierres de Sélif se dislingueiit Oes autres météoiiles par l'absence de la croule TÏtreuse ou vernit; toutefois leur surface eitcme diffère des parties intérieures que montre la cassure, parce qu'elle est unie et polie comme par l'effet d'un fi-otlement qui aurait laissé en saillie les nombreux grains de fer nieLelé. Aussi, cette surface, au lieu d'être rude comme la cassure fralclie, est-elle don« au toucher. Nous reviendrons sur l'absence de croate chez les météorites
Il t fallu la température des essais de fei' pour !i(]uéner la pierre de Sétif. Par la fusion, cette pierre perd sa matière colorante noire.
244 EKCYCLOPÉDIB CHIMIQUE.
J*ai trouvé pour la densité de la météorite de Sétif le nombre de 3,595^ obtenu par une température de i i degrés.
Réduite en poudre, cette pierre abandonne au barreau aimanté 8,32 pour iOO de substance magnétique, consistant exclusivement en fer nickelé qui m*a donné pour 100 parties :
For 91,0
Nickel 8,4
iOO,0
Traitée par Tacide chlorliydrique, elle est partiellement attaquée et dégage beaucoup d*liydrogène suliuré. La partie attaquable, y compris le fer nickelé, s*élève à 71,20 pour 100 du poids total et renferme :
Oiygèiic
Silice 24,70 15,17
Magnésie 25,36 9,12 /
Proloxyde de fer 6,10 1,56 j *"'^^
Soude traces
Alumine 0,44
Sulfui-e (le fer 8,04
Fer nickelé 8,52
La partie inattaquable ne représente que 28,80 pour 100 du poids de la pierre. Son analvse m'a donné :
Silice 14,50 7.75
Magnésie 2,52 0,90 .
Proloxyde de fer 8,08 1,79 U ii
Chaux 2,66 1,79 ' ^'
Soude, potasse traces »
Alumine 1,20
Sesquioxyde de chrome ... 0,12
La partie attaquable renferme, comme on voit, un peu plus de silice que n'en exige la formule du pcridot. L'idée qui se présente naturellement serait d'attribuer cet excès ù la présence d'un silicate plus riche en acide silicique et partiellement attaquable. Toutefois la quantité d'alumine n'autorise pas à admettre Tcxistence d'un feldspath en quantité notable.
La composition minc^ralogique de la pieri*e de Sélif peut donc être exprimée comme il suit :
Silicate attaquable 50,46
Silicate inattaquable r>r>,08
Fer chromé 0,20
Sulfure de fer (troïlite) 8,04
Fer nickelé 8,32
Orvinio, — Bl. de Rossi a fait Texamen minéralogique de la météorile irOnrinio.
Les fragments ne diffèrent entre eux que par leur forme extérieure. Le plus grosy qui pèse \ ,242 grammes, a la forme d'un œuf dont les deux extrémités sont perdues. Une parcelle fut analysée par M. Giuseppe Bellucci, de Pérouse. Le second fragment, plus petit, du poids de 432 grammes seulement et de forme irrégulière, anguleux, a été rompu brusquement par le choc, probablement sur les roches calcaires du sol d*Orvinio. Il a six faces, dont une seule représente la surface qu*on pourrait dire naturelle avec la croûte; les autres sont toutes le résultat d'une fracture mécanique.
On voit dans la croûte des traces circulaires d'une apparence presque scoriacée. On Toit aussi des lames luisantes de fer nickélifère ou troïlito. On aperçoit quelques globules de fer chromé en partie fondus, et brillant d*un noir velouté. La fracture est granuleuse, de couleur gris de fer, avec des irisations azurées, quelquefois d'un aspect semblable au graphite par son éclat. Les deux morceaux, mais spécialement le plus gros, quoique compacts, sont profondément fendus par des chocs très violents, ce qui semble devoir être attribué à Texplosion plus qu'au choc contre la terre. En effet, le morceau le plus gros est tombé sur un terrain meuble, dans lequel il a pu former un trou d'un diamètre d'environ 60 centimètres et d*une profondeur égale, entraînant avec lui quelques tiges de plantes qu'il carbonisa en partie, dont il incorpora une partie dans sa patine^ et qui étaient visibles après qu*on l'eut recueilli.
Les échantillons essayés à Taiguille magnétique ont montré une faible polarité magnétique suivant le petit axe des morceaux. Mais la sensibilité de Taiguille a été beaucoup plus grande dans les parties recouvertes par la croûte que dans les parties qui présentaient la fracture découverte de la roche.
La densité de la météorite d'Orvinio, évaluée d'après M. Bellucci, est 5,701 à la température de 4®. Pour M. Ferrari elle est de 3,751.
Cette mét^rite contient 29,04 pour 100 de parties magnétiques; soumise au traitement répété de l'acide chlorhydrique, elle a cédé 45,04 pour 100 de matières solubles.
Traitée par l'eau, elle n'a pas perdu sensiblement de son poids, bien qu'elle cédât à ce liquide de faibles quantités de chlorure de potassium et de sodium^ et de ce dernier une proportion plus grande que du premier. Le liquide aqueux provenant du traitement de la poudre de la météorite passa trouble au fdtre, et l'on ne l'obtint
ÏW EIIC1fCI.0rËME CUIIIQUE.
timpidc i|u'eii le filtrant trois fois avec un filtre double. A 130* U poudre ilc li méléoritc penlît 1,875 tle son poids; portée au rouge, elle ne présenta pas d'aaire dimmutioi). Voici la constitution chimique de la météorite, séchéo Ik 130°:
Silice 46.72
Alumine 16,84
Magnésie 1,Ô7
Fer métalliqup 25,5»
Fer oxtfdé 4,82
Soufre" 2.24
Nickel (avci^ Irnce (le cohnil) 1,57
Perle 0,46
l.cs épmuves (giialilatives ont prouvé qu'il pxislc encore dans la météorite des traces de chaux, de chrome, de sodium, de mangnnèse, d'arsenic, de pliosphure,
Kounk. — D'après Itumler. la densité de la pierre de Koursk est é^ale à r>,55.
08' npE, CIIAMO?iNrTE. (Stan. Hbdb.)
Fig. 05. — CItanloiinilc loml>âe m IMÏO i yeiréa {il SuiTmc polie; gritideur nilurellc.
Roclie pierreuse pseudo-fragmeulairc oii des parties d un gris de cendre sont reliées pai- des veines noirStres. Des grenailles métalliques sont disséminées de toutes parts. La i-oclic prend très bien le poli. — Dentité ; de 5,44 (Schrcibers) il 5,66 (Uumler). Densité d'iiprès Rumlei' : de la partie claire, 5,47; de la partie foncée, 3,48. — Compottlion minéralogiqM : Cette roche est formée de péridot magnésien, de fajaliie, de pyroièue et de feldspath assMio à des greniilles de fer nictclé c[ de pviThotiiio.
Chutes principales :
1753, 3 septembre. Luponnas, Bourg (Ain, France). 1798, 12 mars. Salles, Villefranche (Rhône France). 1805, 25 mars. Doroninsk, Irkoutsk (Russie).
1813, 5 août. Chantonnay (Vendée, France).
1814, 5 septembre. Âgen, Castel-Horon (Lot-et-Garonne, France). 1851, 5 novembre. Nulles, Tarragone (Espagne).
1852 (trouvée). Mayence (grand-duclié de Hesse).
1858, 14 décembre. Mnrcie (Espagne).
1859, Beuste (Basses-Pyrénées, France).
1859, Mexico, Pampanga (iles Pilippinos).
1860, 3 février. Alexandrie, Saint-Julian (Italie). 1863, 11 août. Shytal, liacca (Indes).
1865, 19 janvier. Bubuowly, Indigo-Factory, Siipuhcc, Goruckpur (Indes). 1868, 30 janvier. Pultusk, Varsovie (Pologne). 1876, 38 juin. Stalldalen (Suède).
Luponnaa. — Densité, 5,6613.
Salle$. — Anaivses de Howard*.