lithtAogia meleortra, napcclono. 18.V
1 l*oqg. Anu., i. CVII, p. 175. el l. C\l. p. ôIm.
La première renferme :
Silice 15,74
Magnésie 16,12
Protoxyde de fer 18,29
Proloxyde de uickcl 2,08
La partie inattaquable a donné :
Silice 20,96
Alumine 1o,49
Protoxyde de fer 3,60
Proloxyde de nickel 1,21
39,26 Densité : 5,26, diaprés le même.
Murcie, — La météorite de Murcie a figuré à rExposition universelle da (section espagnole); elle a grossièrement la forme d*un parallélipipède dit Itaso carrée dont les dimensions sont environ 39 centimètres, 40 centimètr 27 centimètres.
J*ai constaté que sa densité est égale à 3,546 : il en résulte que la pierre 114 kilogrammes et il faut remarquer que ce poids dépasse très notablement do la plupart des masses de même origine .
(«omme le fait remarquer H. Daubrée, dans un Mémoire que j*ai eu Vboi do Higner avec lui, la masse est presque entière, c*est-à-dire que dans presque Ion points de sa surface*, on constate Tcxistence d*une croûte; mais celle-i l'vidfMnnient altérée, et de noire qu elle était d*abord, elle est devenue ocracée. nltcVation n*est pas simplement superficielle ; la cassure montre que Tinté hii-ni(^me n subi, depuis Tépoque de la chute, l'action d*une influence oxyd (>tlp rai.iurr, noire dans certains points, est ocreuse dans d*autres ; de plus |iflrtinilrfi ayant Téclat métallique sont relativement rares. Il en existe quclc mwn fTpendunt et les réactifs y décèlent du fer et du nickel. On reconnaît . pur \i\nvÂi, mais à un état de très grande dissémination, des grains de couleur j (In liron/f% qui ont les caractères de la troïlite.
La mr^téorite de Murcie présente une particularité qui ne parait pas avoi Ai^fnihVjiiHqu'à présent dans les météorites : c*est Texistence de parties cristal iK*« pi^tites, mais extrêmement brillantes, de telle sorte qu*on les croirait doua l'iNtl/it métallique; ces parties qui rappellent des paillettes forment aussi de p vitifM*M ou de petites géodes. Un examen attentif a montré que ces paillettes hyiiliiM^M. Essayées au chalumeau, elles ont fondu en un émail grisâtre et elle donné h la fin les réactions de la silice et de T alumine : peut-être serait-on aut U litN roriHidércr comme constituées par un feldspath ou un minéral analogue ; proportion excessivement faible et la difQculté de les séparer de la matière pien hh t'Wrn Mint engagées ont empêche de faire suivre cet essai par une analyse.
i. ( timfilr^ rfiitiitâ, iM^nncL* du 30 mnrs 1868.
U dureté de la météorite qui nous occupe est très grande ; cette pierre fait feu Hws le dioc du briquet et raye le verre avec la plus grande facilite. Cooune il est naturel en pareil cas, un examen microscopique attentif a précédé l'analyse chimique. La partie principale de la météorite pulvérisée est formée d*un mioéral bien transparent et do nuance fauve ; de nombreux grains opaques, ma- «oétiqaes, tuberculeux, qui ont les caractères du fer nickelé, y sont disséminés; on y observe en outre, en très grande abondance, une substance noire tout à fait opaque. Les grains hyalins, dont il a été déjà question, apparaissent alors, mais sans qu*il foit possible d'apercevoir des formes cristallines. Us nont paru avoir qu*une action asseï faible sur la lumière polarisée. Par leur éclat et leur transparence, ils rappellent le quartz ; mais leur action, d'ailleurs très nette, sur la lumière, est beaucoup moins énergique que pour le quartz et suffirait pour les en distinguer.
Une lame mince, étudiée au microscope, a servi à préciser davantage cette constitution. La matière est très riche en grains opaques, ayant un éclat submétallique et une forme tuberculeuse dont toute la partie extérieure parait altérée et est moins brillante que le centre : c*est du sulfure. Outre ces grains, on en voit d'autres beuiconp plus petits, très noirs et reconnaissables à première vue pour du fer chromé.
La matière pierreuse dans laquelle ces grains sont empâtés présente deux matières d'aspect différent. L*une d'elles, très transparente et d'un jaune fauve, offre les fendillements habituels à la partie silicatée des météorites ; l'autre, beaucoup plus foncée, paraît moins homogène : sa nuance et sa structure varient d'un point ian autre. Çà et là brillent les petits grains hyalins qui viennent d'être décrits; ihns beaucoup de points de la masse on voit des taches ocreuses.
L'échantillon destiné à l'analyse a été choisi dans la partie la plus noire de la météorite, c'est-à-dire dans celle que l'on peut regarder comme la moins altérée.
Le barreau aimanté en a séparé 14,990 pour 100 de matière magnétique formée de ter nickelé avec traces de phosphore.
Ce qui m'a frappé tout d'abord dans récliantillon examiné, c'est la proportion très considérable de sulfure de fer, qui ne représente pas moins de 20.520 pour iOO de la masse : la pierre de Hurcie se place au premier rang des météorites les phs sulfureuses.
La proportion de matière attaquable par l'acide chlorhydrique en y comprenant le lier nickelé, s'élève à 74,500 pour 100. Son analyse m'a donné les nombres sui- Tants :
Oxygène.
Silice 14,982 ^Tfi^
Magnésie 18,265 7,127
Protoxyde de fer . 5,005 1,111 f ^ ^^.
Soude 0,550 0,090 ^ '^
Chaux 0,090 0,026
Fer 13,650
Nickel 1,560
Sulfure de fer 20,520
252 ENCYCLOPÉDIE CHIBIIQUE.
La maliorc innlta<|iinblc ne représente que 25,700 pour 100. Voici les résultais
lie son analyse :
Oxygène.
Silice 14.242 7.596
Magnésie 9.66ri 5,770 j ^ ^ç^^
Proloxyde rie fer. . 0,225 0,050 j ^' ■ -
Potasse traces ' —
Alumine 0,5i0 ■ —
Fer chromé .... 0,920 »•
Phosphore traces . ^
La composition imm^'diate paraît devoir s'exprimer par : ^
Silicate attaquable voisin du péridot. . . 58,088
Silicate inattaquable voisin du pyroxène. 24,640
Fer nickelé 14,990
Fer chromé 0,920
Sulfure de fer (Iroïlite) 20,520
Phosphures métalliques traces
Pultmk^, — Les échantillons de la météorite de Pultusk sont recouverts d'une couche vitrifiée d'un brun noirâtre de l'épaisseur de 5 millimètres en moyenne.
Le fer .sur cette couche apparaît çà et là en brillants tubercules métalliques de différentes grandeurs ; les uns presque imperceptibles à la loupe, les autres plus grands, plus ou moins sphériques, mamelonnés ou réniformes. Il 8*en est trouvé qui pesaient jusqu'à 5*%2 et un entre autres jusqu'à 25k%86. Ces tubercules engagés dans la masse météorique s'élevaient à sa surface et étaient partiellement recouverts d'une même croûte enveloppant toute la météorite. Sur certains édiantillons on pouvait apercevoir le !'er en veinules d'une longueur d'environ 20 millimètres et de l'épaisseur de 2 à 5 millimètres.
Il y a des échantillons (|ui se présentent sous un aspect différent, c^mme s*ils avaient été cassés, et dont la cassure est couverte d'une même cix)ûte, quoique d'une manière imparfaite.
Le poids spécifique de la météorite avec la croûte, déterminée sur sept échantillons do petite grandeur, est
Maximum 5,722
Mitiiinuin 5,691
ot 5,718') en moyenne. L<; poids spécilicjue du for météorique est de 6,915.
1. Voviv i.-i Mutin' piililiiM* p;ir In llmttf-Ecitff ttc Varsovie.
La masse principale de la météorite présente une cassure grenue, d'un gris cendré avec one nuance jaunâtre. Sur quelques échantillons la couleur de la masse principale offre deux nuances de gris, notamment le gris clair et le gris foncé. Ces deux nuances parfois se marient de telle sorte que la surface de la cassure est comme marbrée ; dans d*autres cas, la couleur grise plus foncée forme des parties plus grandes, environnées d*une masse plus claire, ce qui lui donne un aspect bréchoïde. Sur d*autres échantillons la nuance claire prédomine, tandis que sur d*autres c^est la nuance foncée, et sous ce rapport il y a une variabilité extrême. La météorite se laisse facilement rayer par Tacier.
La masse intérieure est en général poreuse, elle happe ù la langue; une goutte d*eau mise sur sa surface fraîche, disparaît rapidement.
On remarque dans la masse des globules dont le nombre varie dans les différents échantillons ; mais en général ils sont peu nombreux. Ils sont de deux espèces : les QDs assez friables sont les plus rares ; les autres, d*un gris foncé, parfois ellipsoïlaax, ont jusqu'à 3 millimètres de diamètre. Quelques-uns, notamment plus gnods, se séparent quand on concasse la météorite, en laissant leur moule dans lu masse de la pierre, les autres restent dans la cassure fraîche et se distinguent par leur couleur gris foncé dans la masse plus claire. Sur la surface de ces globules 00 aperçoit de petites excavations. Leur cassure est inégale ou fibreuse, excentriqoement radiée. Us sont infusibles au chalumeau, non attirables par Taimant ; facide clilorhydrique na pas d'action sur eux.
La masse principale de la météorite présente aussi des veinules noires, très fînes, <bposées parallèlement ou bien sans une direction déterminée. En cassant la pierre, oo j découvre souvent des surfaces (dont la section verticale forme les veinules susdites), d*un gris d*acier, brillantes et ayant beaucoup de ressemblance avec le graphite. Ces surfaces de plusieurs centimètres carrés forment des lignes tellurifoes et cosmiques de H. Reichenbach.
Dans une cassure fraîche on a pu remarquer aussi, mais rarement, des points noirs veloutés, qui donnent avec du borax une perle verte de chrome.
Le fer nickelé de la mét^rite est disséminé en grains de diflerenles formes d*un grisd'acier et d*une grosseur très variable. Dans Tintérieur d*un échantillon on a Irmivé un échantillon du poids de i gramme, qui différait des autres par sa forme. C'était une plaque d*une épaisseur de 1 à 2 millimètres, d*une largeur de 5 à iO millimètres, d*une forme très irrégulière, hérissée d*aspérités et couverte d*une couche de silicates, formant la masse de la météorite. Cette plaque se brise facilement sous la main, et sa cassure est lamelleuse. Fixée dans une cire ramollie et passée au polissoir, elle offre une surface métallique d*un gris d'acier, criblée de petites cavités remplies de sulfure do fer (probablement de troïlitc), se distinguant tout à fait du fer météorique ou des silicates.
Comme la grosseur des globules de fer météorique est très variable, le rapport de la quantité de fer à la masse totale de la météorite varie dans les différents échantillons et même dans les différentes parties d'un seul. Trois morceaux dont deux ont été pris dans le même échantillon ont donné :