‹ Les météoritesChapitre 128 sur 208 · partie inattaquable se compose de · texte numérisé non relu

partie inattaquable se compose de

Silice 46,50

Chaux 1,84

Magnésie ,

Protoxyde de fer j ^"'^

Protoxyde de manganèse y

Bioxyde d'étain s "'"*

I partie attaquable :

Alumine 9,75

Chaux 5,96

Magnésie

4cia Soc, Scient. Fenn, t. VIII, p. 57 (1867).

S88 ENCTCLOPÉDIB CHIMIQUE.

Composition des corpuscules noirs :

Silice 47,55

Alumine 15,21

Chaux 12,56

Magnésie 6,65

Protoxyde de fer 18,82

Bioxyde d*étain 0,80

En résume, l'auteur est parvenu à extraire de la masse générale gris clair de la météorite trois sortes de grains parfaitement caractérisés.

Les uns, d*un jaune grisâtre, consistent en olirine.

D'autres, blancs, ont d*abord été comparés par M. Nordenskiold à de la leadte, mais conformément aux conclusions de G. Rose, H. Arppe les regarde coomie form^ dl^anorthite.

Enfin des grains noirs, à poussière brune, associés au minéral blanc, consistent en pyroxëne-augite.

Bialystock. — Densité : 3,1756, diaprés Rumler.

Petersburgh, — La météorite tombée à Petersburgh est essentiellement feldspathique. H. Lawrence Smith y a trouvé' :

Alumine , 11,05

Protoxyde de fer 20,41

Chaux 9,01

Magnésie 8,15

Protoxyde de manganèse 0,04

Fer 0,50

Nickel ) ,

Phosphore )

Soufre. 0,06

Soude . 0,85

M. Shepard pense que la composition élémentaire doit être représentée par :

Anorthite 82

Chladnite 9

Péridot 5

Augite 1

Fer nickélifère 2,5

Fer chromé ) ^g.

Fer sulfuré ) '

1. Sillimans Âniencan, 'l" sùtïc, t. XXIV, p. 134 cl t. XXXL p. 264.

VÉTÉORIT£S. 2S9

Le TeilleuL — La météorite du Teilleul, dont la grosseur dépasse peu celle du poing, présente grossièrement la forme d'un prisme pentagonnl très aplati, dont les arêtes sont légèrement émoussées. Son poids est d'environ 780 grammes.

Gomme il arrive toujours, cette météorite est complètement enveloppée d'une croûte noirâtre, qui s'est formée à sa surface» pendant qu'à l'état d'incandescence elle traversait l'atmosphère terrestre.

Au lieu d*être terne, comme dans le plus grand nombre des cas, cet enduit superficiel est brillant.

Le réseau de petites veinules qui s'entre-croisent à sa surface montre que la pellicule de matière fondue était agitée au moment oii elle s'est consolidée. Vue en écailles minces, cette substance est vitreuse» transparente et verdâtre.

Diaprés les caractères do la croûte, on pourrait supposer que la météorite du Teilleul n*appartient pas au type magnésien qui, comme on le sait, a une écorce mate. En efTet, dès qu'on en examine la cassure» on reconnaît qu'elle diffère minéralogiquement de la plupart des météorites connues.

Au milieu d'une teinte générale gris clair on distingue des grains» les uns d'un vert foncé, les autres d'un vert clair, ainsi que des parties tout à fait blanches. Le tout se présente avec une texture bréchiforme» rappelant celle d'un tuf volcanique, ainsi qu'on peut le reconnaître à l'œil nu, et surtout à l'aide de la loupe et du microscope (fig. 77). Une partie de la pâte parait résulter de la pulvérisation de substances semblables à celles qui s'y montrent encore en gros grains, atteignant quelques millimètres dans leurs principales dimensions; la substance est friable et se désagrège sous une faible pression.

La densité de la météorite du Teilleul a été trouvée de 3,235» à la température de 18 degrés; elle compte donc parmi les plus faibles que Ton connaisse.

L*examen de plaques minces de la roche météoritique du Teilleul y a fait reconnaître les espèces suivantes :

1« Un minéral transparent et tout à fait incolore, offrant la mode habituelle des feldspaths tricliniques; des cristaux maclés, parfois très minces, s'éteignent séparément. Sur un échantillon on a reconnu» sous une forte loupe, un cristal gris violacé» un peu vitreux et présentant la gouttière. Ce feldspath triclinique présente des inclusions» comme celui des gabbros. L'angle d'extinction ne dépasse pas 37 degrés; il est» par conséquent» supérieur à celui du labradorite. La substance a donc. les eanK^tères optiques de l'anorthite» dont la présence est d'ailleurs indiquée par l'analyse chimique.

8* Des parties cristallines vertes, de nuance variable et parfois très pâle. Au premier abord» on pourrait les prendre pour du péridot; mais elles sont inattaquables par les acides ordinaires, et l'acide fluorhydrique en sépare de la magnésie. D'ailleurs, la substance possède deux clivages longitudinaux très nets qui éteignent parallèlement à leurs deux côtés et qui, par conséquent, appartiennent au système rfaombique. La substance a donc tous les caractères de l'enstatite. Les inclusions opaques et alignées qui s'y trouvent en proportions variables paraissent contribuer à la diversité des teintes.

^ Un minéral de couleur plus foncée, clivable» est également remarquable par

i. Comptée rendu», t. LIIIVIIIi p. 544.

WO E^CTCLOPÉDIE CfllHQUE.

le grand nombre de ses inclusions, qui se pr^ntent sous deux aipects : les m consistent en petits grains opaques, tels que le fer oxydulé oa U troîlite; les anti sont disposas de manière & imiter les stries parallèles, en général équidistanli tràs rapprochés et discontinues, que l'on pourrait prendre ponr des li^es de c vage, si on ne leur reconnaissait une certaine épaisseur. Ces inclusions rappelh

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tout h fait celles qui sont habituelles i la diailage. A h loupe on distingue, sur échantillon, des conlours qui pourraient appartenir aux faces p, a et A'. En oui d'après leurs caraclères optiques, ces cristaux sont clinorliombiques .

4° Des fragments de crislnuii presque incolores, ayant des clivages longiluduia avec la surface chagrinée habituelle nu péridol; ils agissent sur la lumière polari plus vivement que l'enstatite. C'est sans doute ce minéral qui correspond à la pa de la mc'tcorite faiblement attaquable par les acides, auxquels elle cède de magnésie.

Des grains opaques, qui ne représentent ensemble qu'une très faible portion poids total, appartiennent eux-mêmes à trois espèces.

3"'^''. Le barreau aimante attire à la lois des grains de fer nickelé et des gn du |iyrrholine.

7° Le résidu renferme des grains noirs, Inattaquables aux acides, donnant i le borax la réaction du cliromc et présentant les caractères du fer chromé.

Ij faible proportion de substance magnétique explique pourquoi la météor prise en masse et sa croule clle-mâme n'agissent pas sensiblement sur l'aigu

VËTÊORITES. !29i

aimantée. Soumise à un électro-aimant à 4 éléments, la substance s*est séparée en deux partie;^, pesant :

L'une ...... 0,046 Pour 100 0,002

L'autre 2,258 » 0,980

D'aprèi une analyse faite sous la direction de H. Schlœsing, la météorite du Teilleol a dDonë les résultats suivants :

n n'y a pas trace de matières solubles dans Teau. . i

Soiit raetioor de l'acide nitrique bouillant, lu, substance se décompose- en deux

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