Abhandl. Akad. Wweiuch. Berlin^ innée 1879, p
marquer qae h partie attaquable ne peut être exclusivement composée de përidot et qu'elle renferme en même temps un silicate alumineux comparable à Tanorthite. La composition de cette partie serait exprimée par la formule ;
SR«SiO* -f 2RSiO»,
où R représente les radicaux.
La partie inattaquable, où le rapport des bases à l'acide est comme 1,05 est à 1, consiste en une bronzite dans laquelle le fer est au magnésium avec calcium comme 1 est à 5 et le calcium au magnésium comme 1 est à 20.
II serait désirable qu'une analyse minéralogique en fût exécutée; on a cru un moment devoir faire de cette météorite un typs litliologique spécial (Rodite) , mais M. Rammelsberg n'hésite pas à la faire entrer dans son type slialkitc.
ORGUEILLITE. (Stan. Medn.)
Roclie noire très friable, tachant les doigts, contenant beaucoup de petits points blancs. Elle est combustible et dégage une odeur bitumineuse. — Densité: i,7025 (Rumler) à 2,567 (Cloez). — Compontion minéralogique: La masse résulte surtout du mélange de silicates magnésiens hydratés avec une ou plusieurs substances organiques analogues aux résines fossiles et spécialement à Tozokérite. On y trouve en outre des chlorures et des sulfates alcalins et alcalino-terroux, ainsi que des cristaux de breunnerite et de pyrrhotine.
Chutes principales :
1806, jomars. Alais, Saint-Etienne-de-Lolm (Gard, France). 1864, 14 mai. Orgueil, Montauban (Tarn-et-Garonne, France).
Alais. — C'est à Thenard^ que l'on doit la première analyse des météorites d'Alais. Voici ces résultats :
Silice 21,0
Protoxyde de fer 40,0
Protoxyde de nickel 2,5
Manganèse 2,0
Charbon 2,5
Magnésie 9,0
Soufre 3,5
Chrome i,0
i. Àimale* de chimie^ t. IXIY, p. llfê.
90IÏ ENCYCLOPÉDIB GHINQUE.
U perte éprouvée dans cette analyse fut attriboëe, au moins en partie, à la prisence de Teau qu'on avait reconnue dans la pierre.
Bcrzclius a repris l'examen de cette météorite' et son travail, remarquable à plus d'un titre, la conduit à des résultats fort différents de ceux de Theoard.
D'après l'illustre chimiste suédois, la météorite d'Alais se sépare en :
Substance magnétique formée surtout d'oxyde magnétique de fer et contenait aussi des traces de fer métallique et de sulfure du même métal 13,S8
Substances solubles dans l'eau : sulfate de magnésie, sulfate de chaux, sulfate de soude, sulfate de potasse. Traces de nickel et d'ammoniaque. Substance organique particulière il,50
Substance formant la masse principale de la météorite 75,11
100,00 Cette dernière substance, soumise à la distillation sèdie, a donné : Résidu noir passant au rouge par la combustion à l'air et très difficilement fusible 88,14S
Sublimé d'un gris brun 0,944
Acide carbonique 44SS8
Eau, mêlée d'acide sulfureux qui n'a pu être exactement dosé. . . . 6,589
Enfin, voici la composition du résidu noir que nous venons d'indiquer et qid, ci ^ définitive, constitue la masse principale de la matière en analyse :
Silice 51,88
Magnésie 88,81
Protoxyde de fer, 89,05
Protoxydc de manganèse 0,26
Protoxyde de nickel 1,58
Fer chromé 0,65
Alumine 2,56
Chaux 0,52
Oxyde d'élain et de cuivre 0,80
Résidu 8,69
Orgueil. — La météorite tombée, le 14 mai 1864, dans les environs d'Orgueil (Tam-et-Garonne), se rapproche beaucoup de celle d'Alais. Elle est uniformément noire et très friable; tous les échantillons complets sont enveloppés d'une croûte vitrifiée.
Si Ton examine certaines de ces météorites qui ont conservé en totalité la surface qu'ollos avaient en arrivant sur le sol, on peut remarquer que leur croûte externe n'a pas un aspect uniforoie. Sur une partie de son étendue, celte croûte est excessivement mince, unie et souvent irisée, tandis que sur une autre partie du même échantillon elle est notablement plus épaisse, rugueuse et comme chagrinée»