‹ Les météoritesChapitre 162 sur 208 · AbkandL K. Akad. Wisê. zu Heriin, 1870, p. 15K · texte numérisé non relu

AbkandL K. Akad. Wisê. zu Heriin, 1870, p. 15K

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HËTÊOBITES. »7

■nrfiice de notre globe, et à première Tue cette situation peut paraître étrange. Elle eat, en tout cai, fort dilTérente, comme on a vu, de la supposition émUe par H. Boisse et reprise depuis lors par beaucoup de savants. Elle est fort dlfTérente ansâ des cnnceptions de H. Roche, qui a fait sur la constitution interne du globe terrestre une série de remarquables travaux *.

Cependant elle nous parait pleinement jusliHée par les considérations développées plus haut. On verra même qu'elle présente au point de vue de la Géologie comparée des conséquences 1res importantes.

Pour le moment il importe de montrer comment la conception nouvelle qui vieol d'être présentée relativement à la structure des régions profondes de la Terre, serait de nature ik fournir une contribution importante h la lliéoiic volamiquc*.

H semble, en effet, que le iirobléme, poursuivi si louKlcnips en vain, de l'iilimentation en eau des réservoirs vol ioniques, peut être rallaclié à l'exercice dn deux phénomènes normaux dans la vie planétaire et dont la réalité est généralement admise :

La pénétration progressive de l'eau dans les régions [irofondes p.tr suite du refroidiuemenl séculaire du globe.

Et rdlondrement souterrain de portions de l'écorce que h contraction spon- Imée da noyau interne prive de leur appui. Grâce au véhicule solide des roches qui la contient, l'eau d'imprégnation des

Cmtinmt

Flg. lis. — CoDpe tliéoriqoe d'une portion rie l'fcorce Icrrcstre fa iu ni comprendre comiDcnl Ici liboratotri!: lolcaniijuei l'alimentcnl de vap«ur. par l*in ternie i> ire dei roehea imprégnéea d'eau de carriire et que d«t crenssemenls inlemEi Iraniporlent bruiqiienient daiu les lODe: de diieoclation.

Usise!! inférieures passe ainsi brusquement dans les régions chaudes, od sa vaporisation et sa dissociation sontimmédiadiates.

Le fait, sur lequel H. Faye a insisté, de l'épaisseur incomparablement plus grande de l'écorce solide sous les océans que sous les continents, place sur une même

1. HéiDoire lor l'étit inlérieur du Globe terrestre, dii» les Mémairei de T Académie dei fiaat de MonlpellUr. t. ï; 1881.

S. SbaiiUa Hebuieb. Complet reudat, séance du 16 novembre ISSS.

profondeur (fig. 115) des régions où les roclies sont imprégnées d*eau et d'au 1res dont la tempt^rature est celle de rëbullition et même de la dissoeîatioa. Le déplacement progressif des océans, parTelTet des bossellements généraux, doit déterminer le réchauffement des parties précédemment atteintes par les infiltrations et qui, sans changer de profondeur, deviennent ainsi le point de départ de dégagements de vapeur.

Des crevasses horizontales aux lieux d*épaississement auraient pour effet de précipiter brusquement dans la zone de dissociation des blocs imprégnés d'eau et le résultat serait, à Téchelle planétaire, celui des matériaux humides qui, pénétrant par accident sous les minerais fondus, déterminent parfois des explosions de hauts fourneaux.

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