Stliimnti's AmeHcan Journal, 2» série, l. XXII, p
ItÉTËORlTËS. 01
Mckel 3,i0
Soufre '.3,21
L'Mistence normak, quoique en proportion variable, du nickel, conslitue d'ailleure, comme on voit, un rapprochement de plus avec ceilaînes variétés de la jijrite magnétique terrestre. Ha conclusion est qu'on doit représenlei' la composition de la Iroilile par la formule :
{Fe,Ni)'S'.
Il faut remarquer que l'hypotbèse de H. Lawrence Smitli, d'après laquelle la troilile serait du protosulfure, a pour elle, au moins en apparence, cette circonsUnce que la troîlite se trouvant pour ainsi dire noyée dans un très ^Tand excès de Ter, il semble tout naturel qu'elle contienne une aussi faible proportion de soufre que possible. Hais je rappellerai que le sulfure n'est jamais en contact avec la masse luétallique : une couche plus ou moins épaisse de grnphite l'en sépare.
La pyrrhotine est particulièrement abondante dans le fer de Sainte-Catherine : lossi son analyse y a-t-elle été beaucoup plus facile. Les résultats publiés par H. Uaubrée* confirment pleinement la formule qui vient d'être adoptée.
Je l'ai retrouvée récemment avec une abondance non prévue dans la météorite dePallas*.
Dans les météorites pierreuses la pyrrhotine se présente assez fréquemment en amas dont la forme est fort analogue à celle de fer nickelé. C'est même ù cet état <\ae ce composé fut d'abord découvert )>ar Dominitiuc Troïli, qui, comme je l'ai
Fig. 11. — JAmi«|dcJpjrrhotine d;ini la mél^te tombée te 0 juin 18S7 à Tadjera (Algérie). Grandeur nalurelle.
déjà dit, étudiait la météorite tombée 'en 1766 à Alboreto*. Dans ce cas les nodule
1 . Géologie expéHmailalf. p. S31 et Complet rendus 1. t,\!iï1V. p, «9 (1877).
H. iMmptei renitiu, aéancc du 15 novembre 1SN2.
S. Vo;. le HémoirG de Haidinger, Aka/I. rler Wiiaeii. :u Wien, «éancc du !7 marc 18flf>.
M ESacLWfiDIE cmmocE.
H«| ittim^ilîUM d'une »fte de clinge; on en *oit. entre aulres, un très besis
ttnH* Im WH-tA»ril« de Tadjen prts de Sétif (9 juin 1867) (fig. H).
m)i(.i U motiVrile d'Eounei CoonI; (10 mai 1879), j'ai trouvé un grain de lijiThttliite ofTraDt ijaelqao imlkes de fonnes cristallines, et M. Brezina (rie Vienne) a itÀfil un crisUl qui M laine pins de doute sur la vraie nature de ce sulfure.
de la mêdktrilc de Juvinis
rJliiT- £wfaw Rose' > rencontré des cristaux très nets de pyi-rliotine dans la uuAi'jiifcf 4» Javûtti t%- 1^) ^t ''>" <> répété cette observation pour la métiorilc
SUUtME DOUBLE DE FER ET DE NICKEL.
t«« MtArânlw de t^dd Bokkeweld renrermeut, d'après Wœlilcr et llarris ^ un sultMv 4<tuMe do ter ot de nickel auquel on n'a pas donné de nom particulier et qui vVMlilMWrait (-«[M'iulnut iiuo espèce spéciale. Ces chimistes supposent que le sul- Kiiv Mii|UMli«K n'jMind ii U formule NiS + FeiS^.
OHmâLITE.
Kii il|uilii>nl Itt pit'rn' tlo BisliopTille, H. Sliepard a rencontré un corps qu'il ^ (it)Hkidi'it< (Miniiiio ('tant un sesquisuirure de chrome et qui était cristallisé en tttitni»' l<'ault>ui' du la décimvorte lui avait donné le nom de sclireibersitc, déjà nitidùlUi' i) '01" untii' i-sp^t^' que nous allons décrire. M. de liaidinger y substitua t|i lUUi) <l<' NliopHitlil*'' auquel on a nitribué depuis un autre sens.
Tii'^ iit<<iiuiintiiit. M. Lawivnce Sniitli a retrouvé le même minéral en abondance (Ihii* I» IW il" Holt'IiBr (Oolialiuila) (lig. I T\). et il en a publié une description sous le ntiiinl""'""*'''''''''''-
I IH...J''* ''•' f>Vv«'v>"' <■' •''• ''*•'"">' t. XXXI, p. fil (ISSU!, tf („>«f<'.'> «'»</iM, I. I.VIIl..'Utiii<>illt|-4.
n („».i.(« ..'-..'.", iiAVxiii.r. TV
I i,mfl': ..".*»., I I.WXÏII, ].. XW.
La'daubréelite a un clivage [lar lieu lier; mais H. Smith n'a pu déterminer sa fonne cristalline. Cette substance est très fragile et, lorsqu'on essaye de la détadier
r^. Ij. — Bognon compmiî cte daubrt'elilo et de pfrrhatipe (Iroïlile) cluii la ciiïllilc en 1866 ï Cobahuila, Bulcher (Heiique). Granileur naluretlc.
iId fér, elle se casse en petits morceeaux ressemblant à des parcelles de moljbdé-
nitt. Au contact d'un puissant aimant, elle se laisse attirer par très petits fragloents, ce qui provient peut-être d'une trèti petite <{uantilé de trniliie dont il est difficile de la débarrasser. Ija matière devient faiblement altérable après avoir été dnnfTée au chalumeau.
Lorsqu'elle est pulvérisée, elle se convertit en une poudre complètement noire, dcot la pins petite pan»11e produit au chalumeau une réaction très forte de chrome. Lorsqu'elle est soumise à l'action d'une chaleur très intense, elle perd sa couleur brillante et devient d'un noir terne.
L'acide nitrique et l'eau régale la dissolvent entièrenient; la solution qui en ràulte est d'une couleur verte ou violette suivant les circonstances et fournit une Ibrle réaction d'acide sulfurique et d'oxyde de chrome; le minéral n'est que peu msibte i l'efTet des autres acides.
Cette solubilité dans l'acide nitrique le distingue aisément du fer chromé. K. L. Smith n'a pu obtenir qu'une très petite quantité de minéral pur ou à peu près pur, car la réaction des acides étant sur lui presque la même que sur la treflite, il n'a pu les séparer qu'en variant le degré de concentration de l'acide nitrique et la durée du temps pendant lequel cet acide est en contact avec les miDérani.
Au (Plumeau la substance perd son éclat, mais ne fond pas; avec le bora!( elle donne une couleur verte intense ; après le refroidissement l'acide azotique la diuout complètement à chaud, sans dépiït de soufre; sa densité est égale à 5,01.
H.Lawrence Smith fait remarquer que, lorsqu'on sépare les oxydes de clirome et de fer hydratés par l'addition du brome à une solution alcaline qui tient les ondes en suspension, l'opération doit èlro répétée une, deux ou trois fois pour convertir la totalité de l'oxyde de chrome en acide cbromiquc, et par conséquent pour le séparer complètement du fer.
Les chiffres suivants donnent une moyenne de trois analyses, qui ont donné des résultats concordants, à i/2 pour iOO près :
Soufre 42,69
Chrome 55, 9J
Fer 20,iO
Une matière charbonneuse se trouve dans le résidu.
11 est évident, d'après ces proportions, que ce minéral est un sulfure double correspondant par sa constitution à celle du fer chromé ou chromite FeO,Cr*0', dans laquelle le soufre remplacerait Toxygène. La daubréeliteest en effet représentée par FeS,Cr*S*, la composition sur iOO parties est :
Calculé. Trouvé.
Soufre 44,29 45.26
Chrome 56,55 56,58
Fer 19,58 20,56
J00,00 iOO,00
La présence de la daubréelite sous forme 1res visible, dans le fer météorique de Cohaliuila, a engagé le même chimiste à examiner avec soin d'autres fei's météoriques dans lesquels elle ne se montre pas tout d'abord. Il n'a encore examiné que la troïlite de trois autres fers météoriques, ceux de Toluca, au Mexique, deSevierCountry (Tennosscc) ctdcCranbourne (Australie). Dans ceséchanttillons, il a trouvé la daubréelite en quantité très sensible, en se servant de 2k',5 de troïlite ; pour le fer de Cranbourne, il n'a employé que 1 gramme. Avec 2 grammes de troïlite de Toluci, la solution azotique renferme du chrome et du fer en quantité qui correspond à environ 60 milligrammes de daubréelite. Ce minéral se présente à l'état pulvérulent, mélangé de gra|)hile et de schreibcrsite.
MllMÊRITE.
J'ai reconnu la présence du sulfure de nickel (millérite) dans le fer de Sainte- Catheriue*. 11 y est intimement associé à la pyrrhotine mais il en masque complètement la couleur propre. On la fait aisément disparaître en déposant sur le mélange des sulfures une goutte d acide : la liqueur ne renferme que du nickel et le résidu reprend l'aspect de la pyrrhotiue ordinaire.
.OLDHAMITE.
Le sulfure de calcium a été rencontré dans la [pierre de Busti, par M. Haskelyne ', qui lui a donné le nom d'oldhamite et qui l'a retrouvé, quoiqu*en bicii