partie insoluble
i. Proceed. Boston Soc, Nat, HisL, t. YIII, p. 235. 1 Wien. Akad. Ber., l. XLII, p. 305, et t. XLIV, p. 287. 3. Comptes rendus, 1864, t. LYIII, p. 169.
«1 ELNCYCLOPtUB CIUIIIQDK.
Li première contient :
Silice 17,18
Alumine 0,7S
Protoxyde de fer 10,55
Magnésie 19,80
Chaux 0,64
Soude .
Potasse
48,85 La partie insoluble :
Silice 27,20
Magnésie 9,12
Caïaux 2,45
Potasse \
Densité, 5,52, d*après Saemaiiii*.
Aumale, — La météorite d*Aumaie consiste, pour la plus grande partie, en mie substance pierreuse d*un gris cendré, à grains fins, et rayant le verre avec facilité*.
Dans cette pâte lithoîde sont disséminés en grand nombre de petits grains à éclat métallique, dont beaucoup sont discernables à Tœil nu. Un examen attentif a montré que ces grains à éclat métallique appartiennent à plusieurs espèces distinctes :
1<^ Le barreau aimanté sépare de la masse, préalablement pulvërisée, des grains gris d*acier et malléables, qui consistent en fer allié de nickel; c'est à la présence de ces grains, parfois très fins, que la météorite doit la propriété d*agir très fortement sur Taiguille aimantée. Toutcfob le gax hydrogène qui se dégage, quand on traite ces grains par Tacide chlorhydrique faible, est accompagne, dans les premiers instants, d*acide sulfhydrique, ce qui annonce le mélange d'une |)etite quantité de sulfure à un état facilement attaquable par les acides faibles.
La partie altérée, déduction faite des particules pierreuses adhérentes au fer uickclifère et qui sont entraînées avec lui, a été trouvée de 9,7, p. 100.
2<^ Dans la partie non attinible il se trouve de nombreux grains, aussi à éclat métallique, d'une teinte jaune bronze et présentant parfois une irisation vive à leur surface ; ils sont dépourvus de formes cristallines. Traités par Tacide chlorhy-
i. Comptes rendus, 1864, t. LVII, p. 74. — V, aussi : Haidinger, Akad. Hteii., t. XUI» ->1 janvier 1861.
% Comptes rendus, l. LXII« p* -75.
ilriqae faible, ils dégagent aussi de Tacide sulfhydrique, et se comportent comme du sulfure de fer.
^ Quelques gi*ains d*un jaune de laiton résistent ù Faction de Tacide chlorliydrique concentré, et ne sont solubles que dans Tcau rcgale : ces derniers ont donc les caractères de la pyrite proprement dite. Il est à remarquer que cette pyrite, inattaquable par Tacide chlorhydrique, s*eflleurit rapidement. Des grains humectés se recouvrent déji^, au bout d'un ou deux jours, d'une croûte verte de sulfate de ptoxyde de fer qui gagne graduellement vers le centre.
4« Enfin, la masse renferme de nombreux gi*ains noirs, opaques, sans action sur le barreau aimanté, inattaquables par les acides, qui ont tous les caractères du fer chromé; quelques-uns d'entre eux présentent la forme de l'octaèdre régulier avec (les troncatures sur les arêtes.
Quant à la partie pierreuse de la météorite, elle est généralement à grains très fins; elle présente çà et là, mais en petit nombre, des globules sphériques, à teiture compacte, d'un gris vcrdutre, dont le diamètre varie de -J à 5 millimètres. On reconnaît également, en quelques points, une substance d'un gris venlàtre foQcé, dont la cassure se distingue par une structure ûbreuse très fine, mais fort régulière. Examinée à la loupe, cette cassure présente une succession d'arêtes parallèles et très l'approchées, alternativement rentrantes et saillantes, qui rappellent tout à fait les stries bien connues dans les feldspaths du sixième système, où elles sont produites par une succession d'hémitropies. Une substance tout à fait analogue a même été signalée dans la pierre de Château-Renard comme appartenant à l'albite. L'examen fait sur de très petites parcelles apprend que cette substance, malgré ses apparences, ne peut faire partie du groupe des feldspaths; elle ptrait se rapporter à un silicate magnésien analogue à l'enstatite et à la bronate.
Une plaque très mince de cette météorite, soumise au microscope, montre qu'à part les grains opaques et métalliques, elle se compose, pour la plus grande partic, de grains transparents, sensiblement incolores, et remarquables par les nombreuses fissures de clivages qui les traversent, rappelant ainsi la texture des trachytcs. Quelque irréguliers que soient leurs contours, tous les grains transparents, même les plus petits, agissent sur la lumière polarisée a la manière des corps cristallisés. Au milieu de grains à contours irréguliers, quelques-uns présentent les contours d'un hexagone non régulier, mais symétrique. Comme ils disparaissent sous l'action d'un acide, ils consistent probablement en péridot cristallisé. Quelques petits grains d'un vert jaunâtre, et facilement attaquables par l'acide chlorhydrique, paraissent aussi du péridot, mais avec sa teinte habituelle. Ces parties vertes sont, en général, juxtaposées à des grains de fer métallique.
il est encore à remarquer que les grains de fer chromé sont tantôt accumulés autour des globules pierreux, tantôt logés dans les fissures de cristaux incolores ; ces fissures étant parfois en séries parallèles et disposées suivant deux directions rectangulaires, il en résulte que le cristal ainsi pénétré présente une certaine ressemblance avec la structure cellulaire des végétaux.
De même que dans les autres météorites d'apparence semblable, l'action de l'acide chlorhydrique concentré décompose la masse pierreuse en deux silicates, l'un facilement attaquable avec formation immédiate de gelée, l'autre inattaquable
*8 ERCYCLOPftDIE CHIMIQUE.
dans les mêmes conditions. Les bases prédominantes de cette mtiESo nlic
sont la magnûsie et le protovyde de fer.
La densité de la niét<5oritc piisc dans son ensemble a été tfoavée par H. Vi de 5,65.
Danville. — Analyse de Smith '.
Les grenailles m<îtallii[ues rcnrcrmcnt :
Fer. . .
Nickel. .
Cobalt .
Phosphor Soufre .
]* pjrrhotine a donné :
■ Fer
Soufre. ..:..'...■ 39,56
U partie. pierreuse comprend :