‹ Les Méthodes de Culture du Bacille de Koch appliquées au Diagnostic de la TuberculoseChapitre 37 sur 41 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Conclusions

Sans insister plus longuement sur les qualités pratiques de la culture des produits pathologiques d’origine bacillaire, il nous paraît utile de présenter nos conclusions suivant des circonstances dans lesquelles se présentent les produits à examiner:

1" cas. — L'examen direct des produits pathologiques révèle la présence de bacilles acido-alcoolo-résistants. Les signes cliniques imposent un diagnostie de bacillose. Le rôle du laboratoire se borne à donner une confrmation. Malgré toutes les restrictions dont nous avons entouré la valeur de l’examen direct, celui-ci suffit pour engager le laboratoire à donner une réponse affirmative. La culture n'intervient que pour apporter une preuve supplémentaire et préciser la souche du bacille.

2" cas. — L'examen direct des produits pathologiques ne révèle pas la présence de bacilles acido-alcoolo-résistants, les signes cliniques orientent vers un diggnostie de bacillose. La culture s'impose, Dans un minimum de temps et avec une remarquable sensibilité, elle nous apporte des renseignements dont la précision est supérieure à l’inoculation. D'autre part, la simplicité de la méthode, son avantage pratique la feront préférer à l’inoculation au cobaye plus longue dans ses résultats et qui entraîne, pour le laboratoire, la charge et le risque d’un élevage.

2% cas. — L'examen direct des produits pathologiques révèlent la présence de bacilles acido-alcoolo-résistants. Les signes cliniques ne justifient pas cette présomption de bacillose, la culture est nécessaire pour contrôler la nature tuberculeuse de ces bacilles, elle ne suffit pas, il doit être fait appel simultanément à la méthode d’inoculation qui, seule, nous renseignera sur le caractère de virulence de ces bacilles.

De cet ensemble de considération, il résulte que les récents et très grands progrès que les méthodes de culture ont apporté au diagnostic bactériologique de la tuberculose, justifient et nécessitent de plus en plus une collaboration étroite entre la clinique et le laboratoire. Le .diagnostie médical est un tout que l’on ne saurait impunément diviser par des cloisons étanches. Le domaine des investigations de la clinique demeure limité à des constatations que la rigueur scientifique est impropre à codifier. Cette même rigueur scientifique qui doit être le propre des examens de laboratoire, les enserre dans des vues étroites qui ne leur donne pas à elles seules la portée utile et biologique qui doit jailhr de leur collaboration.

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