POUCHET
RADL (Ew.).
La Biologie aristotélique.
Paris, Alcan, 141 pages grand in-80.
[Travail substantiel, instructif, mais qui ne satisfait guère, non plus que la plupart des livres écrits par des naturalistes sur le passé des sciences naturelles, aux exigences les plus généralement admises d'une méthode historique. L’auteur s’attache à extraire de l’œuvre d’Aristote un assez grand nombre d'opinions, surtout anatomiques, physiologiques ou embryologiques, qu'il confronte directement avec les notions scientifiques modernes, mais sans les éclairer suffisamment par l’ensemble de l’œuvre philosophique d’Aristote et sans s'inquiéter de ce qui a pu les précéder ou les suivre dans le développement continu des idées (Antiquité, Moyen âge). Le chapitre zoologique (ch. xx1, pp. 118-141) présente Aristote comme ayant dû être « le premier zoologiste classificateur » : Aristote, selon Pouchet, «imaugure » « la zoologie systématique : il propose une classification, incomplète à la vérité puisqu'elle s’arrête à la délimitation des groupes principaux (quelque chose comme nos types ou nos classes), mais qui, dans ces bornes, peut soutenir la comparaison avec le Systema Naturæ de Linné » (p. 121)].
Geschichte der biologischen Theorien seit dem Ende des 17tt» Jahrhunderts, I. Teil.
Leipzig, Engelmann, vir-320 pages grand in-80. Geschichie der biologischen Theorien in der Neuzeit, I. Teil, 2€ gänzlich umgearbeitete Auflage.
Leiïpzig-Berlin, Engelmann, xi1-351 pages grand in-80, [V. pour la suite de l’ouvrage : Classes zoologiques, Notice bibliographique]. .
[Travail très personnel, d’un esprit indépendant et vigoureux, qui cherche sa voie, à ses risques et périls, loin des chemins battus. Hostile, comme R. Burckhardt, aux conceptions limitatives et lourdement dogmatiques {matérialisme, positivisme), qui ont prédominé dans les sciences naturelles pendant les trente ou quarante années de l'expansion darwinienne, l’auteur s’attache à ressaisir et à faire comprendre des modes de pensée qu’on a pu croire définitivement abolis par les progrès de l'esprit scientifique, (V. à titre d'exemple, l’étude enthou-
TPE |
RADL (Em.).
siaste consacrée à Paracelse : 1913, ch. 11, pp. 30-98 ; cf. ch. vi, pp. 182-203). Son jugement sur la valeur des hommes et des œuvres s’écarte souvent, à bon droit, de l'opinion courante. Mais les impressions personnelles sur lesquelles ce jugement repose demanderaient aussi à être contrôlées par une information plus précise ou plus étendue ou par une interprétation plus exacte des textes. Elles sont en outre faussées, dans beaucoup de cas, par l’excessive facilité avec laquelle il les incorpore à des concepts trop abstraits et souvent mal établis : « mécanique » et « biologie », « morphologie », etc., etc.). D’une lecture très attachante, l’ouvrage peut aider à concevoir beaucoup de questions historiques : on aurait tort de compter sur lui pour les résoudre.
Indications bibliographiques extrêmement rares et insuffisantes].