‹ Les Métrorragies FonctionnellesChapitre 7 sur 33 · SES · texte numérisé non relu

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ières communs avec les règles, comme leur périodicité, mais anormales tout de même par leur intensité, leur durée ou leur rythme accéléré; en somme, ce sont des règles exagérées.

Au point de vue étiologique, les hémorragies utérines se répartissent en deux groupes :

1° Les unes sont d’origine ovarienne;

2° Les autres ne sont pas en rapport avec le fonctionnement de l’ovaire.

Âu premier groupe appartiennent des hémorragies utérines physiologiques périodiques, les hémorragies menstruelles; en effet, il est admis maintenant par tout le monde que cette dernière phase du cycle utérin, caractérisée par l’hémorragie, est en rapport étroit, comme tout le reste du cycle utérin d’ailleurs, avec le cycle ovarien. Les ménorragies font aussi partie de ce groupe : tant que le cyele ovarien se déroule normalement, l’endomètre évolue d’une façon normale et la menstruation est régulière. Par contre, toute modification du cycle ovarien est suivie nécessairement d’une modification du cycle de l’endomètre, et, de ce fait, d’une modification de l’hémorragie. À une ovulation précipitée correspond une menstruation plus fréquente; lorsque l’ovulation est ralentie, les apparitions des règles sont plus espacées. Nous verrons plus loin que d’autres troubles fonctionnels de l’ovaire modifient les règles dans leur intensité ou dans leur durée; ce sont encore des hémorragies anormales d’origine ovarienne, rythmées parallèlement au cycle ovarien; ce sont par conséquent des ménorragies; mais nous

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nous trouvons là à la limite, un peu fioue d’ailleurs, qui sépare les ménorragies des métrorragies qui, comme nous le verrons tout à l’heure, en raison de leur étiologie, sont dites fonctionnelles parce que d’origine ovarienne.

En effet, si la plupart des métrorragies sont dues à des causes locales, régionales ou générales indépendantes de l’ovaire, et appartiennent, par suite, au second groupe étiologique sus-indiqué, quelques-unes, comme nous allons le voir dans les pages qui suivent, sont d’origine ovarienne; ce sont les dernières métrorragies essentielles des anciens auteurs; dénomination vague que l’on réservait aux hémorragies utérines de causes indéterminées, dont on ne connaissait pas le substratum anatomo-pathologique. Au fur et à mesure des progrès scientifiques, le nombre de ces métrorragies essentielles a diminué à tel point qu’actuellement le terme n’est presque plus employé, si ce n’est comme synonyme de métrorragies d’origine ovarienne; ces dernières métrorragies représentent en effet la dernière Catégorie de métrorragies dont la cause a été le plus longtemps ignorée.

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Tagreau I

Glassification des hémorragies utérines

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