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VEILLEUSE

C'est encore une sorte de lit de repos, que la veilleuse où l'on peut se coucher à demi, c'est-à-dire les jambes et les cuisses à plat, la partie du corps soutenue par des coussins ou des oreillers. Le meuble figure une duchesse dont le grand dossier serait relié au plus petit par un troisième dossier en pente douce du côté du mur, la partie de face restant libre pour laisser pendre les jupes. On ne peut donc pas se placer dans la veilleuse,comme dans l'ottomane, indifféremment aux deux bouts, et, du temps de Roubo, l'usage est de commander à la fois deux veilleuses, l'une à dossier disposé à gauche, l'autre à dossier disposé à droite, pour pouvoir rapprocher deux personnes en visà-vis dans la conversation, ou pour permettre à la même personne de changer de position à volonté en se plaçant alternativement dans l'un ou dans l'autre sens (1772).

Le plan du siège est quelquefois de forme droite, arrondi aux deux bouts et plus étroit d'environ omi6o au bout où le dossier est le moins élevé. Mais le plus souvent le siège est creux sur le plan, régulièrement arrondi, en forme de haricot, comme la paphose.

C'est un meuble qu'on transporte d'une place à l'autre.

On fait aussi des veilleuses dites « à la turque » dont le dossier est cintré de même hauteur aux deux bouts, en sorte qu'on peut s'y placer indifféremment d'un côté ou de l'autre. On nomme également « turquoises » ces lits de repos luxueux qui ne diffèrent pas sensiblement des ottomanes.

La veilleuse reparaîtra sous le nom de « méridienne » vers l'époque du Consulat, et subsistera sous cette dénomination jusqu'en 1830.

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