TROISIÈME ÉDITION REPONDUE ET AUGMENTÉE
Contenant les métho<ies spéciales de la bactériologie
385 figini ei itir el ea ^losiein cwilean iileruléts dits le leite et iî planches hors texie.
S beaux volumes in-S* raisin, formant 1200 pages 40 fr»
Préfack
La première édition de cet oavrage a paru en mai 1SS5 alors que la bactériologie ou miorobio était k peine constituée en tant que science, la seconde un an après, en avril 1886.
L*éditiun actuelle est rendue nécessaire par les nombreux travaux qui se sont succédé pen* dant ces quatre dernières années. Des Revues de grande valeur ont été fondées dans le but unique de les publier ; il n*est pas de journaux, pas de Revues anciennes où. ils n'occupent une grande place, pas de Faculté de médecine où l'on ne s'efforce avec ardeur de trouver des faits nouveaux.
Cette science a réformé Tétiologie, l'anatomie, rhislologie pathologiques et l'hygiène. Elle «r rendu déjà et rendra dans l'avenir de grands services dans la thérapeutique préventive des maladies.
Nous pouvons ai]|jourd'hui constater ses progrès et apprécier l'imporlance qu'elle a prise dans la plupart des branches de l'enseignement médical.
Dans le but de tenir ce livre au courant de tout ce qui s'est fait jusqu'ici d'essentiel, nous avons dû refondre complètement beaucoup do chapitres et en jouter un certain nombre de nouveaux.
C'est ainsi que nous avons consacré des articles au choléra des canards (Comil et Toupet), à la, pneumo-entérite des porcs (Schûts, LofQer, Salmon, Comil et Chantemesse), au farcin du
èœuf (Nooard), à la mammite eontagieute dêê vaehei laitières (Nocard et Molleveaa), à la moM» mitt contagieuse de la brebis (Nocard), aa barboin des baffles (Orcste et Armanni), k la peste botine (Melchnikoff), à Vhémoglobinurie du 6ofu/'(Babes), à la pneumonie du cheval (Schuts), aux ieptii^tnies hémorrkagiçues (Babes), à la septicémie urineuse (Clado, Albarran et Halle, Doyen), au tétanos (Verneuil, Chantemease, Kitasato), etc., toutes maladies dont la c^uso microbienne a été déterminée depuis peu.
Nous avons décrit aussi Yactinomycose que nous avions laissée de côté, dans les éditions antérieure», parce qu'elle paraissait alors causée par un charapijrnon, tandis qu'aujourd'hui on sait qu'elle est bien due à un sohizomycèle du groupe dos nladolhrix.
Nous arons également ajouté dans l'appendice ce que nous connaissons sur les microbes da la grippe et des sécrélions muqueuses des bronchites (Babes.)
On peut afûrmer a«]|jourd'hui que les bases fondamentales de la bactériologie ne changeront plus, ou tout au moins ne seront pas mndiQées d'une foçon essentielle. Il n'en reste pas moins beaucoup à faire pour élucider la cause encore peu connue d'un grand nombre d'affections infectieuses et contagieuses; bien des chapitres seront ajoutés à nos connaissances actuelles, bien des voies inexplorées seront ouvertes à l'activité des jeunes savants.
Parmi les progrès réalisés dans la compréhension générale du mode d'action des micro-organismes, nous signalerons les données acquises -par les recherches de Metchnikofl* sur la phagocytose, qui nous ont révélé les phénomènes intimes de la lutte réactionnelle des cellules contre les bactéries et le chapitre relatif aux plomnines engendrées par les microbes pathogènes. Roux et Yersin, dans leur mémoire sur la diphlhérie, ont moBlré que le poison diphthéritique était eonstitué non par un alcaloïde, mai» par une substance spéciale qu'ils ont considérée comme «ne diastaso; Brieger et Prftnkel ont montré qu'il s'agissait Jà d'une albumine toxique. Grâce aux expériences et analyses de Chrislmas, Hankin, Brieger et C. Fr&nkel, nous connaissons tout «n groupe de toxalbumines fabriquées par les bactéries. y
La recherche et la culture méthodiques des bactéries dans les oadaires de« indiridus ayant succombé aux maladies infectieuses, a fait découvrir que le plus souverii^ op se trouvait k la fois en présence de plusieurs variétés de microbes. Nous avons relevé avéfl^ soin ces exemples d'associations bactériennes qui ont été tout particulièrement étudiées par l'unvde nous dans la tuberculose. \
EnÛn nous avons relaté les perfectionnements apportés par M. Pasteur dans sa li^thode des vaccinations intensives contre la rage, et rapporté les résultats obtenus par l'un de t^us dans sa pratique des inoculations préventives à l'Institut bactériologique de Bucarest. \
Il dépendamment des gravures intercalées dans le texte, nous avons ajouté à la fin du second volume plusieurs planches reproduisant les photographies des principaux types de microbes.