‹ Les microbes de la boucheChapitre 6 sur 85 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

Traité de microbie que les Microbes de la bouche. Mais en choisissant ce litre, nous avons voulu attirer surtout l'attention sur ce point : que les microbes, avant de devenir pathogènes, séjournent plus ou moins longtemps à l'étal inactif, inoiTensif, latent, dans la cavité buccale, et que c'est pendant cette période d'inactivité qu'il faut les combattre, alors qu'ils sont facilement accessibles, pour prévenir les affections locales ou générales auxquelles ils sont susceptibles de donner naissance. Le grand moyen prophylactique, ai-je besoin de le dire, c'est la propreté de la bouche; non pas seulement la propreté au sens grammatical du mot, mais surtout au point de vue médical, c'est-à-dire antiseptique.

En résumé, nous désirons que les dentistes, comme les médecins, soient bien convaincus :

Qcre les microbes jouent un r&le considérable dans la genèse des afiFectîons dentaires, buccales, ainsi que des affections de voisinage, et même de celles des appareils digestif et respiratoire ;

Que ces microbes sont la cause exclusive de plusieurs autres affections générales ;

Qu'ils résident longtemps dans la bouche sans y être nuisibles;

Qu'on peut alors les détruire en les poursuivant sans relâche, minutieusement, à l'aide de solutions antiseptiques, dans les interstices dentaires, les replis de la muqueuse buccale, les cryptes des amygdales, etc., en instituant une hygiène, une thérapeutique appropriées au cas;

liNTRODUCTlON. xv

Qu'en agissant ainsi on peut éviter beaucoup d'affections des organes menacés.

Nous ne voulons pas terminer cette préface sans remercie r MM. Yi^al et G. Masson d'avoir bien voulu nous autoriser k reproduire les figures qui accompagnaient le travail de M. Yignal; mais nous voulons surtout offrir nos remerciements sincères à M. le professeur Gornil, qui a mis si gracieusement à notre disposition les figures et le texte de la troisième édition de son beau livre sur les Bactéries^ qui était encore sous presse. Cette libéralité a peut-être eu pour nous un inconvénient, celui de retarder la publication de notre travail, qui était complètement rédigé en juillet 1889 et imprimé en novembre de la même année. Mais nous ne regrettons pas ce retard, qui nous a permis d'augmenter ainsi l'intérêt de notre livre.

D^ Th. DAVID.

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