‹ Les MiettesChapitre 3 sur 14 · LA PREMIÈRE MESSE · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE MESSE

LA ÎIESSK

L'aurore avait jeté sur les pas du soleil Sa corbeille de rose et son manteau vermeil, Lorsque les mariniers trouvèrent un asile Pittoresque et champêtre au rivage de l'ile.

Ce nouveau continent est un présent du ciel ; Va c'est là qu'aujourd'hui le marin immortel Veut en faire au Seigneur un hommage sublime Eu V. faisant offrir ladoi-able victime.

ITn autel de feuillage et de mousse est dressé Au sommet du coteau, sur un tronc renversé. Au-dessus, un massif de coudriers et d'ormes. Ombrageant le rocher de leurs branches énormes. Itessemblent aux arceaux d'un temjjle naturel. Des lianes on voit les verdoyants cordages Ketomber en festons au-dessus de l'autel Et des ciei'ges bénis, parmi les ileurs sauvages, T)()nt les pieuses mains du prêtre et des marins Ont jonché le sol vierge et les degrés divins. Sur les bras de la croix rusticjue se balance Un faisceau d'rteiidards aux armes de la PVance.

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