TABLEAU)IT
{ oo LS LNSE Ne MARS VOL. | | GLOB EAU EAU | LAU | Ne NOM BUL. | TO1. | LIÉE | LIBRE | MOY B7 ul 0 à Ne NP RTNeIET 681 | 506 | 181 84 | | Règles 95 642 | 493 149 FRS menS | 6 à) g4 | Après 90 663 | 524 139.
47 | Avant 83 712-L540 | 472 | Il | 54 Règles 88 712 | 550 162 7 RES ë |. 70 | Après 86 700 | 550 150 Rn) + ANantt "#05 1106965486 210 | III EM ‘ ENT Règles 92 . | 667 | 506 161 I M, 39/ans2e :
3 Après 93 669 | 515 154 89 | Avant : | 86. | 690 | 539 151 TAN à | 103 | Règles 87 660 | 518 142 | C., 19 ans | 113% Après 89 63853 104 | | 14. \ | Avant 88 661 | 508 | 153.
| 158 |C., 30 ‘ans Après 88 610 | 493 117 F58 | VI Avant 91 | 683 | 490 | 193 GA PU A3 64ans Après 90 629 494 165
me x PRE
La lecture de ces résultats permet quelques remarques. Il est en effet possible de tenir compte de ces chiffres en valeur absolue, le volume globulaire moyen ne variant praliquement pas aux diverses déterminations.
Bien que les chiffres trouvés demeurent inscrits dans les limites physiologiques, on note des variations des index
d’hydratation globulaire qui ont toujours lieu dans le même sens,
L'eau totale des hématies est toujours plus élevée dans la phase prémenstruelle et s’abaisse au cours des règles. paraissant indiquer une hydratation cellulaire accrue avant les menstruations.
L'étude des deux fractions de l’eau globulaire permet, semble-t-il, une analyse, plus précise encore, de la nature de ces mouvements aqueux intracellulaires; l’eau libre ne
subit pratiquement pas de fluctuations; il ne paraît donc pas
qu'interviennent des phénomènes osmotiques importants. Toutefois, il est intéressant de noter qu'à une exception près les chiffres d’eau libre trouvés dans la phase prémenstruelle sont inférieurs à ceux que mettent en évidence les examens ultérieurs. Il y a là, pensons-nous, le témoin de cet exode d’eau cellulaire, modéré à l’état normal, que les travaux de CACHERA laissent supposer.
\ Le fait caractéristique est l’élévation de l’eau liée aux protéines globulaires dans la période qui précède les règles: la déflation à peine marquée de l’eau libre ne saurait rendre compte de cette hausse; il s’agit, semble-t-il, d’une augmen-
‘tation véritable de cette fraction d’eau liée, dépendant d’in-
terventions hormonales. Ce sont d’ailleurs des variations
semblables mais plus évidentes que nous avons retrouvées
dans notre deuxième série de femmes qui présentaient des manifestations pathologiques au cours du cycle menstruel.
es He TABLEAU Il CN CES RIRE a | VOL. È | Re EAU | EAU | EAU ||S$ | N'tror OBSERVAT, un TOT. | LIBRE | LIÉE 14 PONT Avant | 83. | 668 | 450 | 218 | | à ) È me:
Res S* Epitaxis Règles 88 636 | 450 186 | | | 2( ans de ee # ln 64 ; Après 83 657 |. 450 207 Ë [51 MNT Avant | 82 | 725 | 480 | 245 |4 | 59 É. Migraine |. Règles | 81 701 | 483 218 î | 32 ans : - 4 PE 65 Après 82 661 | 480 181 || 4 | —— - : *il (RG IX Avant 90 724 | 500 224 3 | Méncrragies à RTS male | RES À. utérus Règles | 92 672 | 511 161: || #| 34 ans fibromateux : El 240 Après SR 690 508 182 | Î PA STE ü HE 585 A1: Avant |90. | 739 | 497 | 2424 | : è 2 | 90 Fe Asthme ca-| Règles 88 709 | 505 204 | | 31 ans taménial, TS MÉLDE 1e Après | 8ÿ 691 | 487 | 204 || *| RATE UE - JA |. 91 | Avant | 91 724 | 480 244 | SA Neurotcnie | 102 | 25 ans | prémenstr, Après 88 bel 180 Fe on | 96 Avant 86 7116 | 479 297 } 2 Î | Le Hémopty.
101 | 34 ans sie Apres 88 669 471 198 | | “ | $ XIT TE .
114 ; Avant 82 685 503 182 M | Ppitaxis 195 Lans Après 82 665 | 506 159 HE) Me MES Avant | | 638 | 390 | 248 | |. ÉTAT : 1 38 | L., | morragie Règles 683 | 530 153 | | méningée, 39 | 33 ans | Après 620 -| 500 120
Variations de l'eau globulaire au cours du cycle menstruel,
Variations de l'eau giobulaire au cours du cycle menstruel
chez les hyperfollculiniques.
Nous retrouvons dans ce tableau les variations indiquées précédemment; mais ici les déviations sont plus nettes, débordant souvent les limites physiologiques. La surcharge aqueuse des globules dans la période prémenstruelle est très nette, l’augmentation de l’eau liée aux protéines cellulaires atteint à ce moment des chiffres élevés franchement pathologiques.
L'étude de l’eau globulaire au cours du eycle menstruel permet done de mettre en évidence deux notions :
1° L'existence de mouvements aqueux intracellulaires est constante; leur ampleur est surtout accusée dans les cas pathologiques ;
2° La rétention d’eau liée aux protéines cellulaires est l'élément dominant sous l’influence des variations hormonales prémenstruelles.
L'importance de ces modifications de l'équilibre hydrique apparaît considérable. Elles interviennent certainement dans le déterminisme de beaucoup d’accidents cataméniaux. Nous n’avons pas en vue ici l’æœdème menstruel banal où leur rôle est évident. Se
Les petits troubles de la période prémenstruelle, en partüiculier les migraines, semblent effectivement liés à des - mouvements d’eau : on les constate plus souvent chez les femmes dont la courbe de poids marque des fluctuations périodiques. La céphalée s’accompagne d’une impression de « gonflement » et parfois d’un très léger degré de bouffissure de la face. Dans deux cas de cet ordre (VIII et XI), les index d’hydratation globulaire étaient notablement élevés.
Les accidents pulmonaires cataméniaux peuvent également trouver une cause favorisante dans la surcharge liquidienne de l’organisme. RE |
Les œdèmes pulmonaires cycliques observés en dehors . de toute cardiopathie en sont la traduction peu commune mais très démonstrative. CACHERA et LEVESQUE (in thèse ELIARD, Paris 1943), en ont étudié un cas sans toutefois noter de changements volumétriques liquidiens plus importants que chez la femme normale, |
Les crises d’asthme menstruels sur lesquelles TüRIAr, BLANCHON et ZIZINE sont revenus récemment, les hémoptysies menstruelles méritent également d’être reconsidérées de ce point de vue. Notre observation X révèle des modifications notables de l’eau globulaire.
Les poussées prémensiruelles d’hypertension artérielle comportent vraisemblablement des mouvements aqueux importants. Notr observation XIV concerne une femme de 33 ans qui, sur un fond d’hypertension artérielle perma-
nente, présentait avant chaque menstruation une élévation
tensionnelle à 23-24 de maxima. Elle fut hospitalisée pour une hémorragie méningée survenue à l’occasion d’une de ces poussées. Les chiffres d’eau globulaire trouvée alors étaient :
Eau totale . .. 779 Eau libre .... 480 Eau liée. .... 299 (gr. par litre de globules)
Au cours du cycle menstruel suivant, aucun accident important ne se produisit, la hausse tensionnelle fut à peine marquée (malade traitée par progestérone) mais les index d’'hydratation globulaire révèlent des variations notables comme l'indique le tableau IT.
Une malade de CHoisy, dont l’observation est rapportée dans le livre jubilaire du professeur RocH, présentait chaque mois avant ses règles une crise hypertensive brutale. Des injections d’æstradiol déterminaient, en dehors de cette phase cyclique, des crises analogues presque expérimentales. : :
La recrudescence des troubles fonctionnels observée chez les cardiaques (les mitrales en particulier) avant les règles relève également de mouvements liquidiens.
LENÈGRE et COBLENTZ y ont insisté récemment. Une observation très significative en est donnée par ÉDEIKEN et GrIFFITH (1940) : dans le cas d’une mitrale présentant des crises cataméniales d’œdème aigu pulmonaire, l'hypothèse d’ une rétention hydrique au moment des règles est appuyée
; ee par la mesure du volume plasmatique qui, de 6,5 % du . LE « « [ar4 = S poids dans l'intervalle des règles, passe à 7,8 /o au moment
de celles-ci.
A l'échelon cellulaire, on conçoit que l’excès d’hydratation lié à l’hyposystolie tolère difficilement un surcroît de surcharge du fait d’interventions hormonales.
Le mécanisme de ces mouvements aqueux au cours du cycle menstruel a fait l’objet de travaux nombreux; tour à tour a été invoqué le rôle du corps thyroïde, de la posthy-
pophyse, de l’ovaire.
En fait, et quelle qu’en soït la cause déterminante, il
semble bien que ces phénomènes relèvent de l’intervention des substances æstrogènes.
La période prémenstruelle est marquée par une augmen-
tation nette du taux des œstrogènes circulant et en particulier de la folliculine.
Ce même phénomène se retrouve, mais excessif, dans les
états où existe une dysharmonie hypophyso-ovarienne (AL-
BEAUX-FERNET). Le rôle des autres sterols sexuels paraît moindre. L'intervention des œstrogènes dans l’équilibre hydrique est d’ailleurs confirmée par l’expérimentation et certaines données thérapeutiques.