ST RES
PANCREAS
À côté du déséquilibre aqueux observé au cours de l’acidose diabétique et qui dépend de modifications ioniques associées, il convient de faire une place aux perturbations du métabolisme hydrique liées à l’action de l'insuline ellemême,
Ce rôle de l’insuline dans l'équilibre aqueux de l’organisme est souvent négligé.
Toutefois un certain nombre de faits cliniques permet. tent de concevoir une action directe de l'insuline; la constatation d'œdèmes insuliniques survenant chez des diabétiques traités a été signalée dès 1923 par BLum. Cependant, l’æœdème ne s’observe pas au cours de l’hyperinsulinisme de l’adénome langerhansien.
L'action de l’insuline sur les mouvements aqueux est encore très mal connue si l’on s’en rapporte aux analyses expérimentales.
— la diurèse parait réduite sous l'effet de l’hormone. VILLA a toujours observé une oligurie dans les heures qui suivent l'injection. Le CLERC fait ides constatations analo: gues chez le chien.
__— la teneur aqueuse du sang donne lieu à des observations discordantes. Les uns notent à la suite d’injections d'insuline une dilution sanguine survenant en quelques heures (HALDAWE et Kay, Wipaz. ABRAMI, WEiLL et LaubAT). D’autres au contraire, constatent une concentration sanguine (CoLLAZo et HAENDEr. LEVINE et Kozars, Drar- KIN. PAGE et EnNarps, CHAIKELIS). Ce sont de semblables
s + résultats qu'a obtenu KOPPELMAN en étudiant les effets de la cure de SAKEL chez des sujets sains.
— la fixation de l’eau sur les tissus a fait l’objet de quelques recherches.
DRABKIN pense que les convulsions hypoglycémiques sont dues à un œdème cérébral que confirmerait l'examen 'nécropsique. YANNET aboutit à des conclusions analogues à partir de faits expérimentaux.
L’eau des hématies est l’objet de variations importantes,
au cours de éomas insuliniques provoqués : la teneur aqueuse des globules augmente sensiblement; l'élévation de l’eau liée paraît essentielle car les CSSS d eau Hbre restent à peu près inchangés.
Voici les quelques résultats recueillis à l’occasion de comas hypoglycémiques provoqués:
GLYCÉ- EAU |) Eau EAU : | MIE TOTALE LIBRE LIÉE Avant | 1,03 655 480 175 | OBS: I | Choc M. B. | s | humide 0,75 695 480 215 | Avant 1,22 582 470 112 Os. Il | Choc hum. | M0 | É | | 0,70 650 470 180 ere 0,80 120 TE s0 ED Oss' IT” | | | | Coma | | Ma Cr | À Die: - CE 0,35 775 450 325 Avant | 1,04 = as van | 608 520 88 Choc hum. | 0,52 645 500 145 | :
La s Coma | 0,40 | 690 | 520 170 Avant 0.95 580 5 2 Fr. van | 0,95 580 | 460 120 | BR Ch hum 01642 605 460 145 RON LU Le |
Sans résoudre le problème de l’action de l’insuline sur les mouvements de l’eau, retenons de ces chiffres que l’hormone paraît favoriser la fixation de l’eau sur les molécules protidiques des cytoplasmes.
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Variations de l'eau globulaire au cours d’un coma insulinique,
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