AUTEURS ROMAINS, GRECS, GOTHS, BYZANTINS, SLAVES, ETC
Il faut consulter, sur l'antiquité des Goths, Solinus (250) ‘ , Agathemère (au milieu du 11° siècle) ?, Marcianus d'Héraclée (300) *, Ammien Marcellin (370) *, Pappus d'Alexandrie, la Tabula peutingeriana (qui fut achevée sous Théodose) ‘, et Paul Orose ‘. Tous ces auteurs nous racontent peu de faits nouveaux, etils se bornent à compiler les écrits de leurs devanciers.
Les Byzantins nous fournissent des détails beaucoup plus nombreux sur le nord de l’Europe. Il y a huit siècles, le chroniqueur russe Nestor nous fit connaître un monde presque ignoré jusqu’alors et des voyageurs arabes en donnèrent des descriptions fort intéressantes.
Jornandès nous prouve que les Goths n’ont
. Polyhist., cap. 111.
. Agathem., Geogr.
. Marcian. Heracleota Peripl. Hudson, Geogr. Gr. Min. . Ammien Marcellin, 1. XXI, cap. var.
. Tab. peut., VIX, VII, IX.
. Orose, I, c. 11.
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pas été sans traditions, ni sans anciens auteurs 1. L'Anonyme de Ravenne (886) nous cite, parmi les sources où il a puisé, outre Ptolémée, un grand nombre d'auteurs perdus, tels que Hilas, Sardonius, Crithanarit, Eldevaldus, Marcomir, Ménelach, Aristarch, etc., tous philosophes et écrivains goths. Cet étrange compilateur dit des Danois ce que Jornandès disait des Goths : il les appelle Doctissimos homines et audaces.
Quoi qu’on puisse penser de la véracité de cet écrivain, on ne pourra certes pas suspecter les auteurs du moyen âge, tels que Cassiodore (513), Jornandès (352), Procope (de la même époque), et Paul Warnefried (799), qui ont tous fait usage de ces traditions. D'ailleurs, quand des savants modernes comme Müller, Rask, Finn-Magnusen, Sjôgrén, Karamsin, etc., se sont servis avec succès des mêmes traditions, on peut en faire autant sans aucun scrupule.
Il y a surtout deux poésies anglo-saxonnes qui présentent un certain intérêt. |
C’est d’abord la tradition de Beorwulf, quis’est formée de diverses poésies, en 600 avant Jésus- Christ, mais qui ne reçut qu’au xI° siècle sa forme