‹ Les migrations des peuples et particulièrement celle des TouraniensChapitre 55 sur 61 · DINAN · texte numérisé non relu

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Mineure, dans l'Arabie, l'Égypte’, l’'Afrique?, etc., et finalement en Europe *.

Les Sémites ont dû suivre les Chamites de près et se sont souvent confondus avec eux“. Ils ont été beaucoup moins nombreux, beaucoup plus compactes, mieux disciplinés et plus civilisés, d’un caractère plus souple. C'était certainement le peuple le mieux doué dans les temps anciens. Après Abraham, ils ont occupé toute l'Arabie, plus tard l'Afrique et l'Espagne (les Maures), après Mahomet, la Sicile, la Corse, la Sardaigne et la France méridionale; l’époque de toutes ces migrations rentre dans l’histoire. La religion de ce peuple, le Coran, a été adoptée plus tard par les habitants du Touran, de l'Iran, des Indes, etc.; mais le peuple même na jamais envahi d’une manière définitive ces contrées. |

une partie des Touraniens prirent un chemin vers le sud-ouest et envahirent la Médie avant les Noachides {voir première partie). 4. Benfey, Ueber das Verhältniss der ägyptischen Sprache zum semilischen Sprachstamm. Leipzig, Brockhaus, 1844. 2. M. Eichhoff pense que Pui, troisième fils de Cham, était le père des Ibériens de l’Europe.

3. Die Einwanderung der lberer in die pyrenäische Halbinsel, von Phillips. Wien, 1870.

4. Voir M.Lenormant., Fragments de Bérose. 5. L'abbé Bertrand pense que ce n’était que l'Arabie septentrionale.

Les Phéniciens, que M. de Hauslab assimile aux Chamites qui ont adopté une langue sémitique, ont fondé des colonies à Carthage, à Marseille, sur les côtes méridionales de l'Espagne et aux iles Sorlingues, sur les côtes de la Grande- Bretagne. Il est probable que leur langue est un mélange de la langue des Coptes et du sémitique. Schleicher prétend qu'il n'existe pas de langue mélangée; un peuple, dit-il, peut adopter beaucoup de mots d’une langue étrangère, mais il conserve sa grammaire originale, et alors celle-c1 est le signe infaillible de son origine‘. Toutefois il - y a des peuples qui abandonnent complétement leur langue pour en prendre une autre, alors ils perdent tout ce qui leur a été propre, mêmeleur grammaire.

Les Mordouans dans la Russie centrale sont un exemple à l'appui de la première observation; leur langue contient beaucoup de mots slaves, pour ne pas dire plus de la moitié, mais leur grammaire est restée finnoise. Les Slaves, qui ont été jusqu’à l'embouchure de l’Elbe et qui parlent maintenant l'allemand; les Germains, qui sont entrés en Italie et qui parlent maintenant l'italien; les Bulgares de races touraniennes, qui sont devenus des Slaves

4. Voir le travail de M. Wiedemann sur la langue des Mordouans. Saint-Pétersbourg, 1865.

au sud du Danube, etc., sont une preuve 1irrécusable de la seconde observation de Schleicher. Avant de suivre chacun des peuples dans sa migration depuis la station indiquée dans la Bible jusqu’au moment où ils se sont fixés définitivement en Europe, il faut absolument que nous parlions d’une loi philologique des plus curieuses découvertes par M. de Hauslab. |

Les voyelles jouaient dans les langues d’autrefois un rôle tout à fait secondaire; il y a des voyelles que certains peuples ne possédaient même pas; les consonnes, au contraire, étaient pour toutes ces langues de la plus haute importance. Beaucoup de preuves que M. de Hauslab avance à lappui de ses idées sur les migrations des peuples reposent donc sur l'identité des charpentes de consonnes trouvées dans certains mots de langues de la même souche, identité qui revient si souvent qu’elle ne peut pas être fortuite. Nous en donnons quelques exemples :

Les habitants de l’ancienne Égypte s'appellent eux-mêmes

HOMO PE TRTERS Comparons ce mot à

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