‹ Les minéraux des roches: 1 ̊. Application des méthodes minéralogiques etChapitre 18 sur 93 · POUR · texte numérisé non relu

POUR

Pour trouver l'angle «', on tourne la platine du microscope jusqu'à ce que la croix noire soit bien formée ; on lit la graduation correspondante. Puis on disloque la croix noire et on fait naître les hyperboles, par une rotation dans un sens quelconque, jusqu'à ce que ces hyperboles soient tangentes au cercle de comparaison. La lecture du limbe gradué donne Tangle de rotation w'.

On voit que, dans les conditions pratiques que nous avons supposées plus haut, la bissectrice considérée sera celle de l'angle aigu des axes optiques, tant que w' dépassera 10®, du moins pour les minéraux dont l'indice de réfraction moyen dépasse 1,5. On peut même, si l'on connaît cet indice, évaluer approximativement l'angle 2V dans tous les cas, par la lecture de «'.

Courbes isochromatiques ou d'égal retard. — Les courbes d'égal retard n'apparaissent en plaque mince que dans les miné-

raux très biréfringents, et le plus souvent on n'aperçoit que les premières de ces courbes correspondant aux retards 1, 2, 3 ^.

Ce qui va suivre ne s'applique donc qu'aux minéraux très biréfringents, tels que le mica noir, l'épidote, le sphène, le zircon, le rutile, etc. Les formules ne sont qu'approchées, mais elles donnent encore des indications utiles, car nous avons vu que, lorsque la biréfringence dépasse une certaine limite, les méthodes ordinaires sont peu applicables.

Cristaux à un axe. — Dans les cristaux à un axe \ taillés perpendiculairement à cet axe, la distance ô^ de la première frange d'interférence au centre est à peu près égale à

rio est l'indice ordinaire, e l'épaisseur de la plaque mince, B la biréfringence maxima n^ — n^ ou r?, — Ki ^ la longueur d'onde de la lumière monochromatique employée. Enfin Kj est une constante à déterminer une fois pour toutes avec le dispositif employé, en opérant sur un minéral dont on connaît les constantes optiques. Si donc on possède une des données n^ ou B, on peut en déduire l'autre approximativement. L'erreur devient très forte, quand ^, est trop grand.

Cristaux à deux axes. — Quand, le cristal étant biaxe, on trouve une section perpendiculaire à un des axes optiques, la même équation (sous la réserve des mêmes remarques) prend la forme :

e B sin 2 V

B est toujours la biréfringence maxima, n^ l'indice moyen, V le demi-angle des axes optiques.

On voit qu'ici, il y a trois inconnues, n, 2V et B ; l'une d'elles (V) est souvent déterminée par une mesure 5,.

Lorsque la section, perpendiculaire à une bissectrice, montre en même temps les axes optiques et des courbes d'égal retard, on

* Mallard. L. c, p. 20Ô, II.

peut avoir immédiatement une notion sur la biréfringence de cette section qui est

B* = Tig — n„ ou B* = n„ — Wp

suivant le signe de la bissectrice aiguë du cristal, à laquelle on a affaire. Si, entre un axe optique et la bissectrice, il y a un nombre entier m de franges visibles, la biréfringence du centre de rimage (qui est la môme qu'en lumière parallèle) est comprise entre m X et (m + 1) X\

m X < (e B' ou c B") < (m + i) >

Les plaques parallèles à Taxe optique d'une substance à un axe, ou au plan des axes optiques, donnent, dans les minéraux très biréfringents, des courbes isocliromatiques dessinant des hyperboles équilatères.

Dans les cristaux à un axe, les hyperboles ont pour asymptotes les droites à iS** de la projection de Taxe optique; dans les cristaux à deux axes, les asymptotes sont les bissectrices de Fangle droit rig n^.

Les courbes isochromatiques sont rarement assez rapprochées, dans les minéraux vus en plaques très minces, pour permettre remploi des méthodes habituelles usitées en minéralogie pour la détermination en lumière convergente des signes des bissectrices ; nous rappellerons cependant que le plus pratique de ces procédés consiste à introduire un biseau de quartz parallèle de façon que son axe se superpose à la trace du plan des axes optiques qui est Ug Wp ; quand cette trace coïncide avec le plus grand indice n^ (ce qui suppose la bissectrice, perpendiculaire à la plaque, négative et coïncidant avec Wp), les courbes isochromatiques se resserrent et paraissent courir vers le centre de Timage, à mesure que Tintroduction du biseau augmente l'épaisseur de l'ensemble biréfringent traversé par la lumière. Il semble qu'il y ait augmentation successive de l'épaisseur de la plaque mince.

Il faut remarquer que cette marche des courbes est toujours

• Celle remarque peut s'appliqiter à la recherche approximative de eX pour toutes les sections qui montrent la trace d'un axe optique, qu'elles soient ou non perpendiculaires à une bissectrice : le nombre de m franges, compris entre l'axe optique et la croisée du réticule, donne approximativement la valeur eX.

délicate à observer en plaque mince , même avec des minéraux très biréfringents : voici, dans le cas supposé, les précautions à prendre pour éviter les erreurs. On dispose à 45** N.-E. la trace du plan des axes optiques ; on ne voit généralement en lumière monochromatique que la naissance des premiers anneaux entourant la trace des axes optiques. Le biseau de quartz est introduit de façon à ce que son axe n^ soit N.-E. et parallèle au plan des axes optiques ; si la plaque mince contient Tindice n^ de la substance à Fétude, les lemniscates s'approchent du centre en entrant dans le champ suivant Ja direction perpendiculaire au plan des axes optiques ; elles forment un oo passant par le centre, puis se disloquent en deux anneaux courant vers la trace des axes optiques. Si la plaque mince contient au contraire n'p, ce sont ces anneaux qui se rapprochent du centre, s'y touchent, forment un oo , puis les lemniscates une fois ouvertes, s'éloignent du centre, et l'on constate cet éloignement par la fuite de leurs branches sur la perpendiculaire N.-O., au plan des axes optiques.

Dans le premier cas, la bissectrice perpendiculaire à la plaque mince est évidemment de signe contraire au quartz, c'est-à-dire n'p; dans le second, elle coïncide avec n\.

Remarques sur remploi de la lumière convergente dans les zones d'allongement. — La position du plan des axes optiques permet souvent de préciser le diagnostic d'une section douteuse. Ainsi, dans certains minéraux, le plan des axes est constamment perpendiculaire à la direction d'allongement favori ; tel est le cas de l'épidote (allongement ;?A*, plan des axes y*), de la wollastonite (mêmes données), du péridot (allongement joy*, plan des axes A*). Le cas contraire est offert par le pyroxène, Tamphibole, Tenstatite et l'hypersthène, dont le plan des axes est parallèle à Taréte d'allongement.

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