‹ Les minéraux des roches: 1 ̊. Application des méthodes minéralogiques etChapitre 39 sur 93 · III. Double réfraction à un axe positif (+) n · texte numérisé non relu

III. Double réfraction à un axe positif (+) n

La cassitérite se distingue du rutile par sa moindre biréfringence qui donne des couleurs vives, et non les gris d'ordre supérieur.

rouge jaune vert

n; = 2,0799 2,0934 2,1083 (Schlaggenwald, Rosenbusch). n; = 1,9793 1,9976 2.0115.

n» — iip = 0,097.

CATAPLÉITE H»* Na* Ca» (Si, Zr )'• 0'^

Densité 2,8. Soluble en faisant gelée avec les acides, comme une zéolite.

Gisement, syénite éléolitique.

L Hexagonal, a = 1, c = 1,350, pb' (0001) (lOÎl) = 122^0'. Clivages suivant m (lOÏO), difficile suivant 6* (lOÎl) et h^ (10Ï2). Aplatissement constant suivant p (0001). Les sections perpendiculaires à p (0001) simulent un allongement négatif suivant mp (lOlO) (0001).

La catapléite est presque incolore en lames minces avec facules jaunâtres.

L Groupements lamellaires. Macles* suivant 6* (lOÎl) et 6'^* (2023).

III. Double réfraction à un axe positif (4-) n\\ parfois la croix noire se disloque et le plan des axes optiques est parallèle à une des faces m (lOÎO) les deux autres faces m correspondent à des clivages plus faciles. Il est probable que la catapléite n'est que pseudo-hexagonale, et que son réseau est en réalité orthorhombique.

V = 1.629 (ML et Lx).

np'= 1,599. —

n, — Bp = 0,030.

CIILORITES H» M^ R* Si^ 0*« M = Mg, Fe R = Al, Fe, Cr.

Densité 2,60 à 2,96. Attaquables aux acides; plus ou moins difficilement fusibles au chalumeau.

Gisements, chloritoschistes. Élément secondaire des roches

* Brôoger. Zeiifich, f. KrystalL X, 3i6, 1885.

CHLORITES i67

éruptives et métamorphiques, et notamment produits de décomposition du mica noir, de l'amphibole, du pyroxène.

I. Monoclinique (pseudo-rhomboédrique). a = 0,377, 6 = 1, c = 2,277, ph' (001) (100) = 91" 20\ Dans la pennine, Tangle du pseudo-rhomboèdre ô*/^ o* (111) (101) est d'environ 65*» 28\

Clivage parfait/? (001) donnant des lames peu élastiques.

Tables triangulaires ou hexagonales aplaties et empilées suivant p (001).

Structure en éventail, en sphérolithes; écailles juxtaposées ayant parfois des dimensions* microscopiques,

Polychroïsme dans les teintes vertes et jaunâtres pour toutes les variétés colorées.

II. l'^Macles par association de lames croisées, souvent de dimensions submicroscopiques. Pénétrations étoilées de trois individus par rotation autour de Taxe pseudo-ternaire et rotations de 120".

2° Association analogue à la précédente, mais avec face de contact/? (001) se décelant dans les sections perpendiculaires à l'aplatissement par de fines lamelles hémitropes.

III. Propriétés optiques très vaiiables dans un même cristal. Bissectrice n^ ou n^ tantôt positive, tantôt négative, sensiblement

perpendiculaire à /> (001).

Plan des axes optiques parallèle à ^* (010).

(it) 2 V = très variable de 0' à '^'^''.

Le signe de la bissectrice et Técartement des axes optiques sont souvent variables dans un même cristal.

Le polychroïsme est constant dans toutes les variétés colorées ; l'absorption minimum se fait suivant l'indice servant de bissectrice :

Suivant la bissectrice, jaune pâle.

Perpendiculairement à la bissectrice (trace du clivage facile), vert pâle.

Un grand nombre de noms spéciaux ont été donnés à des variétés de chlorite. La répartition de ces variétés peut être basée sur leurs biréfringences, seul caractère qui puisse permettre de les distinguer les unes des autres en lames minces.

Nous ferons trois groupes :

lo Chlorites à biréfringence apparente variant de 0,001 à 0,005 (pENNiNE, ripidolite). Les formes pseudo-rhomboédriques dominent (pennine). Couleurs de polarisation, bleu foncé, violet lilas, rouge de cuivre, jaune laiton : elles ne sont point dues à la couleur propre des chlorites, qui sont d'un vert très pâle en lames minces, mais bien à ce fait que les lamelles submicroscopiques croisées se compensent incomplètement. Il est impossible d'obtenir une extinction complète.

Une des ripidoliles, que nous avons examinées {helminthe du Dauphin é) montre ce fait avec évidence.

Dans les parties extrêmement minces, sur les bords des plaques et aussi le long de fibres très minces isolées, la biréfringence atteint 0,009, tandis que les compensations incomplètes ne laissent à Tensemble des plages qu'une biréfringence très faible dans les teintes violet lilas (gris de premier ordre).

Les axes optiques sont presque réunis dans la pennine. Le signe est variable, tantôt positif, tantôt négatif.

Les ripidolites {chlorite écailleuse) sont d'ordinaire positives; 2V est très petit.

n, = 1,577 Dx. 1,579 (pennine, MLet Lx).

np = 1,576 1,576 —

n^ — np = 0,001 à 0,003 (ML et Lx).

Gisement dans les chloritoschistes. Produit secondaire par décomposition du mica noir, de la hornblende, etc.

2*' Chlorites d'une biréfringence de 0,005 à 0,010.

Formes nettement monocliniques (clinochlore).

Les macles se montrent en rosettes hexagonales dans les sections p (001). Dans les sections perpendiculaires, il existe de nombreuses lamelles hémitropes distinctes les unes des autres; leurs teintes de polarisation sont estompées dans les blancs et les jaunâtres avec ombres roulantes.

Les chlorites de ce groupe se présentent en cristaux bien nets, ou en lames à contours parfois déchiquetés dans les roches métamorphiques.

Le signe positif de la bissectrice domine dans la plupart des clinochlores : tabergite, leuchtenbergite, corundophyllite, kâmme-

CHLORITOIDE 169

rérite j kotchubéite, chlorite de Mauléon, On trouve cependant des clînochlores (tabergite) négatifs. La bissectrice fait avec p un angle de 12 à ^5^

L'angle des axes(2V), voisin de 0** dans quelques variétés, peut atteindre 55® dans le clinochlore qui possède une dispersion inclinée faible avec p < r.

n^ = 1,596 (ML et Lx) clinochlore.

np = 1,585.

n^ — np= 0,011 clinochlore.

Zo Chlorites d'une biréfringence voisine de 0,014.

Ces chlorites forment des masses lamellaires (Métachlorite) et plus fréquemment des houppes ou des sphérolithes (delessite) à croix noire, à fibres positives, se teintant entre les niçois croisés de couleurs franches, jaunes ou rouges.

(— ) 2 V = 00 ou très petit.

Bissectrice négative.

Gisement : vacuoles des roches basiques anciennes (mélaphyres, porphyrites), serpentines, etc.

'^^ ^ 'a" ^ '^ = *'^*^ (Bishopton, MLetLx).

n^ — Hp = 0,014.

CHLORITOÏDE H»(Fe, Mg)Al»SiO\

Densité 3,52 à 3,57. Difficilement fusible, attaquable par Tacide sulfurique. Gisement dans les schistes métamorphiques.

L Triclinique*, très voisin d'être monoclinique; symétrie apparente rhombique et même hexagonale; mt (lîO) (110) = 121®. Presque isomorphe avec la biotite.

* TscHBRMAK et SiPôczl SUzungb, Akad. Wiss. Vienne, LXXVIII, 1878. V. Foulon. lahrb, k\ K. géolog. Reichsanst, XXXVIII, 220, 1883. Bairois. Bull. Soc, min,, VII, 37, 1884.

Des Cloizeaux. Id. VII, 80, 1884.

A. Lacioix. Id. VIII, 42, 1885.

Tables aplaties suivant la base/? (OU). Qivages très faciles suivant jd (001), difficiles suivant m (110) et / (110), très difficiles suivant y* (010). Couleur vert bleuâtre, très polychroïque même en lames minces. Zone d'aplatissement perpendiculaire à p (001) négative. Extinctions presque longitudinales, difficiles à constater dans les sections perpendiculaires au plan des axes optiques à cause de la grande dispersion.

II. Groupements par association suivant p (001) comme face d'association avec axe de rotation apparente pseudo-ternaire, perpendiculaire à p, et rotation de 120\

Les plaques parallèles kp (001) montrent des plages irrégulières s'éteignant à 60° les unes des autres; les sections perpendiculaires à p s'éteignent presque simultanément. Les teintes très dissemblables de polychroïsme rendent ces associations fort apparentes.

Elles sont multiples et simulent de fines bandes hémitropes rappelant celles des feldspaths tricliniques, dans les sections perpendiculaires à p,

III. Plan des axes optiques presque parallèle au plan bissecteur de Tangle obtus des clivages mt (lIO) (110), c'est-à-dire à un plan voisin du plan de symétrie des micas.

La bissectrice est positive n^ et presque perpendiculaire à p (001) : elle subit une dispersion considérable dans le plan bissecteur de l'angle aigu mt (110) (110), [y* (010)] : p > v avec dispersion horizontale énergique.

Polychroïsme intense et à teintes très caractéristiques, notamment suivant n„, se conservant même en lames très minces.

(+) 2 V = 45- (vf^rt).

iig jaune verdâtre.

n« bleu indigo.

iip vert olive.

n, — xip = 0,015 (Lx)

FiG. 57. — Seclion p.

CLINTONITE 171

Uotlrélite^ la masonite, la phyllite, la vénasquitey la sismondine sont identiques au chIo^itoïde^

CLINTONITE H^ W V Si^ 0*^ M = Ca, Mg, Fe R = Al, Fe.

Densité 3,0 à 3,1. Infusible, assez difficilement attaquable par les acides. Gisement dans les schistes métamorphiques, les amphibolites et les cipolins.

I. Monoclinique S isomorphe avec la biotite. Formes pseuilorhombiques avec angle de 120'*, pseudo-hexagonales, triangulaires, avec profil m (110), g^ (010), aplatissement suivant p (001) et facettes a' (102), e'i' (029), b'i' (119), d'i' b'i' g'i' (134), etc.

La face p d'aplatissement correspond à un clivage presque micacé, mais cassant et ne présentant ni la flexibilité de celui du mica, ni la plasticité de celui des chlorites. Zone d'allongement apparent perpendiculaire à/?, positive suivant les traces rectilignes et serrées du clivage facile, et présentant des extinctions sensiblement à 0°.

IL Associations identiques à celles des micas et des chloritoïdes avec axe de rotation pseudo-ternaire perpendiculaire à p. Tantôt la face d'association est /), et les lamelles maclées sont surtout visibles dans les sections perpendiculaires kp, gn\ce au polychroïsme variable.

Souvent aussi les sections p montrent des rosettes composées de trois losanges juxtaposés, ^^"' '**^* ou môme de six secteurs triangulaires.

Il est remarquable que les étoilements obtenus à Taîde de chocs, perpendiculairement à/?, soient inverses de ceux que donnent les micas : avec une pointe aiguë {schlagfigur), ces étoilements sont

* A. Lachow. Bull. Soc. min., VIII, 42 (1885).

* TscHERifAK et SiPôcz. Sitzungh. Akad. Wias. Vienne, LXXVIII, 1878.

perpendiculaires à in^m,g^\ avec une pointe mousse {druckfigur^. ils leur sont parallèles.

III. Bissectrice toujours négative np, sensiblement perpendicu-

Brandisite. Seybertite.

FiG. 59. — Seclion jt,

laire kp (001); plan des axes tantôt parallèle à y* (010) {xantophyllite^ brandisite), tantôt perpendiculaire (5^y6er/i7e) ; Tangle des axes est toujours très petit; dispersion faible avec p < v .

Polychroïsme assez faible dans les teintes jaune brunâtre ou jaune verdàtre.

n^ = i,6o8 (Warwick, ML et Lx), jaune brunâtre pâle. n.= 1,657 — Id.

np= 1,646 — incolore.

n, - Up = 0,012.

CORDIÉRITE Mg' (Al, Fe)« Si» 0*

Densité 2,60 à 2,66. L'acide sulfurique attaque faiblement la cordiérite en déterminant à sa surface des figures de corrosion. Gisement dans les gneiss, le granité, la granulite, quelques roches volcaniques.

I. Orthorhombique. a = 0,587, A = 1, c = 0,559,;)^* = 150'49\ pb'f^ = 132*» 12\ mm (iTO) (110) sur h' (100) = H9" 10' ; prismes allongés: g' (010), / (310), m (110), h' (100), p (001), avec tendance à rhexagone mm g' (110) (110) (010).

Zone d'allongement A*y* (100) (010) négative. Extinctions à 0".

CORDIERITE

Clivage y* (OiO) assez mal marqué et se dessinant surtout dans la cordiérite en voie d'altération.

Inclusions caractéristiques de sillimanite, de spinelles verts. Cassures étoilées et sinueuses, se remplissant d'une matière jaune isotrope. Les sections longitudinales sont rectangulaires, les sections transversales, hexagonales ou ovales.

U. Macles suivant m (110) ; parfois associations de lamelles hémi-

Section A*

Fio. 60.

tropes nombreuses, parfois pénétration de trois cristaux comme dans Taragonite. Les lamelles hémitropes rappellent celles des feldspaths tricliniques. Dans ;), Textinction a lieu à 30« environ et symétriquement, de part et d'autre de la ligne de macle.

IIL Plan des axes optiques parallèle à h> (100). La bissectrice est négative /ip et perpendiculaire à ;> (001).

Polychroïsme le plus souvent insensible en plaques minces : autour des inclusions de zircon et d'apatite, petites couronnes jaunâtres polychroïques * en jaune foncé suivant n^,

(Jaune, Dx, moyenne) (ML et Lx, Tvedestrand.) n^ = 1,551 1,539 bleuâtre violacé.

n.=: 1,549 1,536 bleuâtre pâle.

Bp = 1,543 1,532 jaune pâle, jaune.

d*or foncé (auréoles).

n^ — iip = moyenne 0,008 (de 0,006 à 0,010].

La cordiérite, en se décomposant, donne naissance à des produits souvent amorphes et parfois chargés de micas blancs

* RosENBDSCH. DU Stûigerschiefer, Strasbourg, 143, 1877.

hydratés, ayant reçu des noms spéciaux {polf/chwiliie, aspasiolite, chlorophf/llùe, bonsdor^te, esmarkite, praséolite, péplolile, pinite, oosiie, gigantolite, ibérite, fahlunite, weissile, pyraryillite, auralile, huronite^ raiimiie, groppité).

CORINDON AP 0'.

Densité, 3,9 à 4. Incolore ou bleu pâle ; se trouve dans les schistes métamorphiques, les granulites, granités.'

I. Pseudo-rhomboédrique. « = 1, c — 1,364, pp (lOÎi) (OÎii) = 86'* 4\ Faces d' (H20), a' (0001), e^ (4041) dominantes.

Clivages difficiles p (1011) et a* (0001) peu nets en lames minces. Sections hexagonales souvent aplaties suivant a* (0001). Grand relief dû à la dureté du corindon, qui dans i/f miimïf h^ '^^ préparations microscopiques le laisse

plus épais que les minéraux englobants.

W//m /mm/// M Ml!\ H. Anomalies optiques fréquentes et distinctes môme en lames minces*. Elles se résument en plages et lamelles hémitropes s^éteignant parallèlement et perpendiculairement aux côtés de l'hexagone rf* (1120), ^ ,. , dans les sections parallèles à a* (0001). Le

FiG. 61. — Siection a'. \ ^ . ' .

plan des axes optiques est perpendiculaire à Tun des côtés de Thexagone rf* (ll20). Le réseau serait donc orthorhombique avec axe de symétrie pseudo-ternaire.

Il y a en outre des macles répétées suivant;? (lOÎl).

III. Double réfraction à un axe négatif ( — ) n^ ou à deux axes rapprochés avec bissectrice négative n^ perpendiculaire à a*.

Polychroïsme variant avec Tintensité de la coloration (variétés

* Mallard. Anomalies optiques.

Von Lasaulx. ZeiUch, f, KrystalLy X, 346, 1885.

CYMOPHANE

bleues) qui présente souvent des taches plus foncées irrégulièrement réparties.

Ug =: 1,769 ^Jaunc, Ozaun). bleu.

n/ r= 1,760 incolore ou glauque.

n^ — iip = 0,000.

CYMOPHANE (CHRYSOBERYL) Gl Al^ 0^

Densité 3,72 à 3,74. Infusible, inattaquable. Gisement dans certaines granulites, dans les micaschistes de TOural falexandrite). Vert pâle, incolore en lames minces.

I. Orthorhombique, pseudo-hexagonale, a = 0,580, ô = 1, c = 0,470, mm (110) (lîO) = 119° 46', ^w /!»*/' (001)(iii) = 136° 52\

Clivages 771 (110) et y* (010) assez imparfaits. Stries suivant la trace y* sur p.

Allongement suivant la zone pg^ (001) (010), aplatissement sui-

Ti^ii

is«4

FiG. 62. — Section jj.

FiG. 63. — Section y.

yamip (001), produisant des sections à allongement apparent positif; grand relief apparent.

II. Associations de six individus se correspondant deux à deux, autour d'un axe pseudo-senaire perpendiculaire à p

Anomalies optiques disparaissant par la chaleur.

III. Plan des axes parallèle à y* (010); bissectrice positive /ig perpendiculaire à h^ (100): p > v.

Les cristaux maclés possèdent tous une normale optique négative np commune.

Ug = 1,756 jaune (Dx).

n, — Bp = 0,009.

DANBURITE Ca B* Si» 0*.

KnÎ\

Densité 2,98 à 3,02. Fusion facile en colorant la, flamme en vert. Gisement : roches métamorphiques.

I. Orthorhombique. a =0,344, 6 = 1 , c = 0,481 . Géométriquement isomorpîie de la topaze; mm (110) (lîO) = 122^ 52\

Clivage parfait suivant/) (001), cassures nombreuses et irrégulières. Allongement suivant la zone ±: h^g^ (100) (010). Incolore en lames minces.

III. Plan des axes optiques parallèle à p (001). Bissectrice négative np, perpendiculaire à g^ (010) pour les rayons jaunes el rouges; pour les rayons bleus, n^ est la normale optique *. Grande dispersion des axes optiques : p < v autour de np.

( — ) 2 V rouge = 87' environ.

(+) 2 V bleu = 90- environ.

n^ — 1,6331 (Rouge, Hintze).

Xlp =1,6258.

n^ — Bp = 0,007.

• Des Cloizeaux. Bull. Soc, Min., III, 194, 1880. Hintze. Zeitsch. f, Ktn/$laU., VU, 296, 1883.

FiG. 64. — Section p.

DATHOLITE

DATHOLITE ff Ca« B» Si* 0*^

liylfiùiM

Densité 2,8 à 3. Facilement attaquable parTacide chlorhydrique en faisant gelée. La dissolution, évaporée à sec et reprise par Talcool, donne à celui-ci une flamme verte.

Gisement : produit secondaire de quelques roches basiques.

L Monoclinique, a = 0,633, ô = 1, c = 0,636, mm (HO) (lïO) = H5« 2r, ph' (001) (100) = W 9\

Clivage net suivant A* (100).

Pas d'allongement : la datholite se présente d'ordinaire en petites masses formées de cristaux raccourcis. On la trouve aussi fibreuse (botryolite) ; cette variété d'Arendal (Norwège), considérée parfois comme espèce distincte, n'est, en réalité, que de la datholite allongée suivant la zone ph} (001) (100). Cet allongement est tantôt positif, tantôt négatif, le plan des axes optiques lui étant transversal*.

Dans cette variété fibreuse, on observe des extinctions moirées, rendues souvent imparfaites par la présence de matière amorphe.

Pseudomorphose en calcédoine (haytorite).

IL Groupements à axes parallèles, groupement suivant rf*^* rf*'* A*/* (414) très rare (Liweh.).

IIL Plan des axes optiques parallèle à y* (010). La bissectrice est négative ( — ) Wp et presque normale à p (001); elle fait un angle de 4' environ avec Tarête h^g^ (lOOj(OlO), dans l'angle aigu ph> (001) (100)- Incolore.

(— ) 2 V = 74» 25' jaune. (Dx).

FiG. 65. — Section h *.

* UcROix. Bull, Soc, Min.y VIII, 433, iS85.

Rouge n, = 1,667 n.= 1,651 np= 1,625

Jaune 1,670 (Dx).

DIASPORE HAIO'.

Densité 3,3 à 3,6. Décrépite, infusible, inattaquable. Gisement, schistes métamorphiques à corindon.

Page 1