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I. Probablement triclinique, pseudo-hexagonal

II. Petites tables hexagonales aplaties suivant p avec modifications en biseau. Clivage micacé suivant la base; traces rectilignes suivant les côtés de l'hexagone.

III. Extinction des tables hexagonales (plan des axes optiques) à 12* d'une normale à deux côtés opposés. Extinction des sections transversales à IS à 20/* des traces du clivage facile. Deux axes assez écartés autour d'une bissectrice négative (— ) n^, voisine d'être perpendiculaire k p (001).

Réfringence et biréfringence analogues à celles du mica blanc. L'obliquité des extinctions serait, d'après M. H. Reusch', le meilleur caractère distinctif du kaolin.

* H. Reusch. Neues. Jahrb. f.'Min», 1887, II, 71.

2o4 LES MINERAUX DES ROCHES

GROUPE DU PYROCHLORE R*(Ta,Hb,Ti)«0^

Pyrochlore (mikrolith). R = Na^ K^

Koppile id. densité 4,18 à 4,37.

Pyrrhite R = Ca, Mn, Mg. Densité 4,45 à 4,56.

Ces minéraux sont rares et ne se trouvent que dans quelques gisements spéciaux : syénite éléolitique (pyrochloj*e)^ syénite des Açores (pyn^hite)^ cipolins métamorphiques {koppite).

Cubiques : forme dominante a* (111); souvent en grains arrondis : pas de clivage distinct. Brun rougeàtre ou jaunâtre plus ou moins foncé {pyrochlore ^ pyrrhite), brun clair [koppite)\ les cristaux sont parfois zones {pyrochlore).

Les minéraux de ce graupe possèdent un indice de réfraction très élevé, se manifestant par un relief énergique et un chagrinage analogues à celui du sphène.

La koppito est accompagnée dans les cipolins du Kaiserstuhl par un autre niobotitanate, Ididysanalite, se présentant en cubes p (100) opaques, noir de fer.

PYROPHYLLITE H»Al«Si*0*».

Densité 2,785. Gisement, roches métamorphiques.

L Orthorhombique. Clivage micacé suivant /> (001).

La pyrophyllite se présente soit en lamelles, soit en sphérolithes constitués par des lames accolées suivant/^ (001). La trace du clivage facile est toujours positive. Extinctions moirées comme dans les substances sphérolithiques. Incolore.

IIL Plan des axes optiques perpendiculaire à;? (001). Bissectrice

PYROPHYLLITE

2do

négative (/ip), perpendiculaire à p (001). Dispersion faible p > v.

Les teintes de polarisation sont vives et semblables à celles de

de la muscovite : la pyrophyllite est fort difficile à distinguer de

FiG. 150. — Section </*.

cette dernière substance; Tangle des axes optiques est beaucoup plus écarté dans la pyrophyllite que dans la muscovite.

N = l,o8 n^ — Dp = 0,041 (ML et Lx).

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GROUPE DES PTROXÉNES (M SiO») + m R'O» ou MR»Si*0«'.

M = Mg, Ca,Fe, Mn, NaS Li^ — R = Fe, Al.

La chaux est plus abondante que la magnésie.

Inattaquables aux acides, difficilement attaquables par Tacide fluorhydrique, fusibles au rouge, les pyroxènes cristallisent par fusion ignée*.

Les pyroxènes apparaissent dans toute la série des roches éruptives, dans les gneiss et schistes métamorphiques.

L Orthorhombiques (hypers thènes), monocliniques (pyroxènes), tricliniques (rhodonite). Angle mm (HO) (lïO) sur A* (100) des pyroxènes monocliniques et sur y^ (010) des pyroxènes orthorhombiques, voisin de 87". Clivages mm (110) (110) marqués, mais plus grossiers et plus interrompus que ceux des amphiboles.

Zone d'allongement mm (110) (110) positive avec extinction maximum de 38 à 45% se produisant dans q^ (010). Sections transversales carrées, hexagonales, octogonales.

Par actions secondaires, les pyroxènes présentent un clivage rectiligne K (100) (diallage), puis se transforment en amphibole, et enfin en chlorite, épidote, calcite, serpentine, etc.

IL Macle des pyroxènes monocliniques souvent multiple suivant K (100); parfois suivant/? (OOî). Les augites des basaltes présentent en outre les macles rares en croix suivant o' (101 6' cf'y'^' (Ï22), (voiries macles similaires de la bronzite).

III. Plan des axes optiques des pyroxènes monocliniques dans q^ (010). Bissectrice généralement positive n^, faisant avec h'q (100) (010) un angle « variable, mais très grand (de 38 à 43'), dans rangle obtus /?A' (001) (100).

* DoELTER. Min. Miilh.. 65, IS?"?. -- 49, 1878. — 193, 1879. — 450, 1880.

GROUPE DES PYROXENES

jfc^'

Le polychroisme est insensible en plaque' mince, ou faible et variable

La réfringence et la biréfringence sont en moyenne supérieures à celles des amphiboles correspondantes; dans les pyroxènes orthorhombiques, la biréfringence est faible, voisine de celle du quartz. Dispersion inclinée notable.

Les paramètres des pyroxènes monocliniques sont les suivants : a = 1,095, * = 1, c = 0,591; ph' (001) (100) = 106" \\ mm (110) (lîO) = 87" 5'*, pointemenU ef* (111), 6"* (111), p (001), a' (ÎOl). Les profils 6^'* (221), e'"' (021), assez rares, donnent des pointements à angles aigus dans les sections principales. Les autres pointements sont obtus.

Le diopside et la mussite présentent des formes à section droite carrée K g^ avec pointements rf"'' 6''*.

Le diallage est souvent aplati suivant A* avec pointements 6'**.

La fassaïte présente des prismes carrés m avec pointements rf*** 6*'*. Parfois m et 6'** y stimulent des octaèdres.

FiG. loi. — Pyroxènes.

Section g^.

Fio. 152. — Diopside. Fig. 153. — Diallage.

FiG. 154. — Augite.

Vaugite est généralement en prismes octogonaux mh^g* à pointements d'\ b''\ p, a\

La fassaïte de Warwick présente un aplatissement suivant p et un allongement suivant ph\

• Nous avons adopté les nombres de M. Des Cloizeaux. Voici ceux de M. Tschermak : a = 1,090, 6 = 1, c = 0,589, pA* = 105* 49', mm = 87* 6\

PTROXÉNES RHOHBIQUES (Hg, Fe) Si 0'.

Les pyroxènes orthorhombiques sont inattaquables aux acides, fusibles à haute température, ils cristallisent par fusion ignée. Gisement dans les norites, les péridotites, les nodules à olivine des basaltes, dans les porphyrites, les andésites, enfin dans les météorites.

I. Nous adoptons les notations de MM. Des Cloizeaux et Rosenbusch ; elles ne concordent pas avec celles du récent travail de M. Becke:

a = 0,971,é = l,c = 0,570;mm(li0)(li0)surA'(100)=91^40'; aV (101) (101) sur jt> (001) = 119*» 3\

Une transformation de coordonnées assez simples montre que les hypersthènes sont presque isomorphes avec les pyroxènes: M. Tschermak a mis le fait en évidence, en prenant pour ht de Thypersthène le y* précédemment choisi ; on a alors : a' (ancien é) = 1,030; ô'; (ancien «) = 1; c' (c)= 0,587 ;;;A' = 90».

D'autre part, dans le pyroxène, on choisit les nouvelles notations de la façon suivante : les faces m (110) sont conservées.

La nouvelle face p (001) correspond à lancien a* (l02).

— a' [m) — a' (foi).

Il est alors facile de calculer les nouveaux paramètres du pyroxène :

a' = I,0o85, b' = {, c' - 0,5492 pour ph' = 89*» 38\ Cette transformation n*a pas seulement une portée théorique : elle explique pourquoi, dans le système de notations usuelles que nous avons conservé^ les hypersthènes se maclent suivant leurs faces 7* (010) avec les faces A* (100) des diallages. Elle assimile en outre entièrement les macles en croix du pyroxène avec celles des bronzitcs.

PYROXÈNES RHOMBIQUES 259

Les pointements des hypersthènes ne sont visibles que dans les porphyrites, les andésites et quelques météorites vacuolaires; les péridotites massives ne les laissent pas soupçonner. Les profils les plus fréquents sont de 148*» 8' dans les sections K (100); ils correspondent aux faces e* (012).

Dans les sections g' (010), Fangle est de 119* 3' et se rapporte

.lift'ft*

FiG. 155. — Pointements de rhypersthène. Fig. 156. — Profil de la section A*.

à des modifications do la zone A'a' (100) (101), notamment aux facettes x = b'b'^^h'"^ (212). L'allongement, toujours positif, est marqué suivant Ay (100) (010) ; il y a en outre un certain aplatissement parallèle à ff\

Les clivages mm (110) (110) sont tout à fait analogues à ceux du pyroxène ; dans les variétés compactes des norites, des serpentines et des péridotites, et surtout dans les variétés dites bronzites, on voit apparaître un clivage micacé, à reflet bronzé, suivant y* (010) ; il y a en outre des cassures A* (100).

II. Les hypersthènes ont une tendance à s'accoler suivant y* ; on a signalé en outre des macles assez rares, mais nettes, en croix, suivant plusieurs faces de lazonejoA*, de telle sorte que les divers cristaux ont tous leurs faces g (010) dans un même plan. Les angles relevés par M. F. Becke* conduisent aux faces d'a^ociation :

d (101) correspond aune ctoix de 61° (I, II).

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