I. Orthorhombique. a = 0,644, A= 1, c= 1,067, mm (HO) (lîO
= 93^,42'. Clivage très facile suivant y* (010), difficile suivant h* (100). Incolore en lames minces.
Aplatissement suivant ff* (010) : masses fibeuses, allongées suivant la zone V^^ A* y* (100) (010) négative : sections g' parfois ovales et arrondies.
III. Plan des axes optiques parallèle au clivage y* (010). La bissectrice n^ est positive et perpendiculaire à A* (100).
Dispersion faible p < v.
Les couleurs de polarisation sont très vives et limpides.
n* = 1,750 (Schemnitz, ML et Lx).
Dp =1,702 —
n, — n, = 0,048 (ML et Lx)
Fie. 66. — Section g*.
DISTHÈNE Al» Si 0».
Densité 3,58 à 3,68. Infusible, inattaquable. Gisement dans les
DISTHÈNE
micaschistes à séricite, les leptynites, les schistes métamorphiques.
I. Triclinique (pseudo-rhombique, Mallard), a = 0,916, A = 1, c = 0,710; mt (llO) (HO) = 96» 17' sur g' (010); g'h' (010) (100) = lOGoir sur/. Dans la face A* (ancien m de M. Des Cloizeaux), Tangle plan des arêtes A*j», AV est presque droit.
Clivages parfait et micacé suivant A* (100), imparfait suivant g^ (010); difficile suivant J5 (001) ; mais produisant de fines stries très rectilignes, très rapprochées, traversant rarement tout le cristal.
Zone d'allongement très marquée suivant A*^* (100) (010), positive, avec extinction maximum à 30* dans A* (100). Aplatissement suivant le clivage facile A*.
n. Il existe trois macles * avec A* (100) comme face d'association :
1" Macle proprement dite avec axe de rotation perpendiculaire, se confondant avec n^; les deux séries de lamelles hémitropes ont sensiblement le même ellipsoïde optique.
2° Association avec axe de rotation parallèle à hy (100) (010), 3*» association avec axe parallèle àjoA* (001) (100). Dans la zone d'allongement, les extinctions des cristaux associés sont symétriques et l'angle compris variera de 0* à 60*.
Macle rare en croix * analogue à celle de la staurotide, avec les deux individus composants à 60"".
III. Le plan des axes est sensiblement perpendiculaire à A* (100), qui contient n^ et n^; Ug (Dx) fait environ 30** avec A*y* (100) (010) dans l'angle plan aigu de A* qui est de 89* 45'.
La bissectrice négative /ip est perpendiculaire à A' ; p > v faible.
Vom Rath. Zeitsch. /. KrystalL, III, 1, 1879. — Id., V, 17, 1881. — Bull. Soc, Min., I, 62, 1878. — Mallard. Bull. Soc. min., U, 9, 1879.
• Max Baoer. Zeilsch. deut. geol. Gesells., XXX, 283, 1878. — Id., XXXI, 244, — XXXII, 717,1880.
Section p.
Fk. 67. — Section A*.
Le polychroïsme est nul en plaque mince, et le disthène s'y montre généralement incolore. Le relief est très marqué.
n^ = =1 ,728 (Saint-Gothard, ML et Lx) .
n. = i ,720 (Dx) = 1 ,720 —
n, — n^ = 0,021 (Andalousie), 0,016 (Saint-Gothard).
DUMORTIÉRITE Al» Si" 0*'.
Densité 3,36. La dumortiérite se trouve en petites masses d'apparence fibreuse dans les granulites perçant les gneiss (Beaunant près Lyon), dans la cordiérite de Tvedestrand, dans une granulite du Fichtelgebirge.
L Orthorhombique * pseudo-hexagonal, mm (HO) (110) = 120*. Clivages mm (110) (110), marqués par des cassures irrégulières. Zone d'allongement mm (110) (ifO) négative, très marquée.
IL Macles suivantm (110), l'arête mm (110) (lîO) jouantle rôle d'un aXe pseudo-ternaire. Etoilements et fines macles polysyntbétiques.
-•Il
Section p.
FiG. 68.
Section g%
lU. Plan des axes optiques parallèle à g* (010). Bissectrice
* GONNARD. Bull. Soc. Min,, IV, 2, 1881. — Dauour. Bull. Soc. Min., Vf, 6, 1881.
* E. Bertrand, ^u//. Soc. Min., lll, 171,1880.
DUMORTIÉRITE, ÉPIDOTE 181
négative n^ perpendiculaire à p (001). Dispersion nette p < v, d après M. Bertrand. Nous avons personnellement toujours trouvé
Polychroïsme extraordinairement intense même en lames minces dans le bleu azur, analogue quant aux directions à celui de Tandalousite.
iig jaunâtre presque incolore, n. Id. Id.
Hp bleu azur intense.
n, — Hp = 0,010 (ML et Lx).
Les aiguilles de dumortiérite, associées à la sillimanite, dans la cordiérite de Tvedestrand, développent autour d elles des auréoles polychroïques aussi intenses que le zircon.
GROUPE DE TÉPIDOTE H H' R' Si' 0'' H =: Ca, Fe, Ce, R = Al, Hn, Fe.
Dans ce qui va suivre, nous n'avons pas changé les notations couramment attribuées à la zoîsite, à Tépidote et aux allanites. Mais il nous parait intéressant de noter que, par un changement de coordonnées, on peut mettre en évidence le fait que Tépidote est pseudo-rhombique et que la zoîsite est vraisemblablement un assemblage de macles répétées autour d'axes pseudo-binaires : cette explication rendrait compte des associations et des passages si fréquents, en toute proportion, entre la zoîsite, très peu biréfringente, et l'épidote, très biréfringente.
Voici la comparaison entre les deux systèmes de notation de l'épidote : p (Dx) correspond k p, m à m. A* à a^i», a* à o'n, e* à c* a'i« à A*.
Dans le système nouveau, on a les paramètres a = 1,584, h = i, c = 1,640 et ph' (ancien pa''') = 90** 25'; larôte h'g' joue le rôle d'un axe pseudo-binaire.
ZOÏSITE
MO =Ca 0— R* 0» = Al' 0». Densité 3,25 à 3,36. Difficilement attaquable par les acides, mais faisant gelée après calcination.
Production par actions secondaires ou métamorphiques. Principal gisement dans les schistes cristallins amphiboliques et dans les gabbros, diorites, diabases, etc.
I. Orthorhombique. a = 0,621, b = ^, c = 0,366, m m (110) (110) = 116" 16' sur g' (010). Clivage facile suivant g' (010).
Allongement suivant la zone de signe tantôt positif, tantôt négatif A'^'* (100) (010) ; extinctions à 0^
II. Groupements suivant les faces du prisme en agrégats fibreux formant des macles à petites extinctions. Macles compliquées suivant m (110), y*/* (140), A* (320); groupements par pénétration * .
III. Plan des axes optiques variable avec les échantillons et dans les diverses parties d'un même cristal, parallèle tantôt à
Om
FiG. 69. — Sections g\
y* (010), tantôt à^ (001)*. La bissectrice positive n^ est toujours normale à A* (100).
Dispersion des axes optiques très forte p < r. La dispersion des indices principaux est également très grande : en plaques minces, la zoïsite présente des couleurs de polarisation bleu indigo analogues à celles de la pennine et très distinctes des gris habituels du premier ordre : les extinctions se font incomplètement en lumière blanche.
* TscHERUAK et Sipocz. Sit^ungb, A'. A". Akad. Wissens, Vienne, LXXXII, 1880.
* Des Cloizeaux. Manuel de min., supplément, xxx, 1874.
ÉPIDOTE, ZOISITE
La zoïsite est incolore en lames minces; la variété rose, la ihulite, possède un polychroisme intense même en lames très minces.
(+) 2 V = 12* à 28*. Thulite
jaune, rose vif.
rose clair.
n^ = { ,702 (Carinthie, ML et Lx) n. mi, 696 Dp = 1 ,696
n, — Hp = 0,005 (Tyrol, ML).
— 0,0057 (Duktown, ML) .
— 0,006 (Carinthie par différence, ML et Lx).
EPIDOTE
MO = CaO, FeO — R*0' = APO', Fe«0^ Densité 3,32 à 3,45. Avec les acides Tépidote se comporte comme la zoïsite.
Même gisement que pour la zoïsite : on trouve en outre Tépidote dans la plupart des roches comme produit de décomposition des silicates ferromagnésiens.