II. Macles suivant A
III. Plan des axes optiques parallèle à y' ^010). Bissectrice négative n^ se confondant sensiblement avec la bissectrice de l'angle obtus ;)A' (001) (100).
Les axes optiques sont respectivement et sensiblement perpendiculaires à p (001) et à h' (100). Grande dispersion des indices principaux rendant l'extinction parfois confuse en lumière parallèle.
Polychroïsme marqué dans les teintes brun rouge et brun pâle verdâtre. Fort relief,
n, brun jaune,
a. = 1,682 (Orthite de NOskilen, Norwège. ML et Lx). brun rouf;e foncé. n, (supérieur à 1,78 dansl'allanited'Edcnville). brun verdà ire paie,
n, - n, =0,032 Edenvîlle, (ML et Lx).
0,000 Norwège (Orthiles).
' Michel LÉvt et Uchow, But. Soc. Min., XI, p. 63, 1888.
La biréfringence est très variable et peut devenir nulle, ainsi qu*on Tobserve dans la plupart des orthites de Norwëge et du Groenland (Des Cloizeaux), qui sont tantôt monoréfringentes, tantôt formées d'un mélange de plages biréfringentes et de plages n'ayant aucune action sur la lumière polarisée.
Il y a, dans ce cas de Tisotropie, absence de polychroïsme ; la couleur du minéral en lames minces varie du brun rouge au gris verdàtre.
EUCLASE H^ Gl* Al* Si* 0*^
Densité 3 à 3,1. Fusible avec gonflement à haute température, inattaquable aux acides. Gisement dans les schistes chloriteux avec quartz et topaze.
I. Monoclinique ; a = 0,324 ; 6 = 1 ; c = 0,333 ; ph' (001) (100) = 100- 16' ; m m (110) (iTo) = 144^ 40'. Allongement A* g\ extinction maximum à 41' ; zone positive. Clivage très facile f (010).
lairar
FiG. 72. — Section ff\
III. Plan des axes dans y* (010) ; la bissectrice positive n^ fait avec A*^* un angle de 41* à 42* dans langle obtus ph^\ elle est donc parallèle, à 8® près, à la trace a\
(-f ) 2 V = 50' (Dx).
n = 1,6710 (jaune, Brésil, Dx).
Hp = 1 ,6520 —
np— n^= 0,019.
FELDSPATHS, ORTHOSE 187
EUDIALYTE (Eucolite) Na* (Ca, Fe)* (Si, Zr)« O'»
Ro = Fe 0, Ca 0, Na 0, Densité 2,84 (eucolite) à 2,93 (eudialyte). Soluble dans les acides en faisant gelée.
Le gisement de ce minéral est la syénite éléolitique du Groenland (eudialyte), de Norwège (eucolite).
1. Rhomboédrique ; a = 1 ; c = 2,112 ; pp (lOÎl) (0111) = 73* 30'. Clivage très rectiligne et fin suivant a* (eudialyte) et d} (eucolite). Parallèlement à Taxe optique, on observe parfois des traînées d'inclusions, légèrement polychroïques, d'une substance rougeâtre à allongement positif.
III. Double réfraction à un axe positif n, (eudialyte) ou négatif np (eucolite).
Ces substances sont, en lames minces, à peine colorées en rosàtre, et ne sont pas sensiblement polychroïques.
n* = 1,622 (eucolite du Lahgensundfjord, ML et Lx) n;= 1,618
11^ — n, = 0,004 (eucolite) Hg — n, = 0,003 (eudialyte).
GROUPE DES FELDSPATHS
FELDSPÂTIIS EXCLUSIVEMENT ALCALINS (1:3: 12).
ORTHOSE Or= K* Al* Si« 0*«
Feldspath à base de potasse, associée à plus ou moins de soude. Densité 2,54 à 2,57. Inattaquable aux acides, facilement attaquable par l'acide fluorhydrique. Fusible au rouge blanc; incristallisable par fusion purement ignée.
Fio. 73, — Zone pg'.
188 LES MINEnAUX DES ROCHES
1. Monoclinique; a = 0,639. b = i, c = 0,536, mm (110) (110) sur h' =H8''48'; ph' antérieur (001) (100) = 116' T. Faces;), (001), y' (010) développées; m (110), a' (ÏOl), a'/* (201), moins développés; e'" (02*), b"* (ÏH), g^ (130), plus rares.
Clivages^ (001) très facile, 'y' (010) facile ; leurs traces manquent parfois dans les plaques minces; elles y sont toujours très fines et parfaite- 'ment rectilignes. Cassures A' (100) frustes, mais parfois bien marquées.
Allongement suivant la zone négative { — )pg^ (001) (010) avec extinction maximum de + 3° (signe de M. Max Schuster) dans y' (010). Aplatissement suivant y' (010), simulant une zone d'allongement négative ( — ) suivant la trace de g* (010) sur les plans passant par l'orthodiagonale, avec extinctions constantes à 0'.
Sphérolithes négatifs (— } à fibres pg' (001 ) (01 0) dans les orthophyres micacés, dans les pyromérides, etc. Structure zonaire très marquée.
Parfois, dans les orthoses vitreux (sanidine), éclat bleu (schillérisafion) suivant un des clivages faciles, dû à de lines inclusions dans des plans de clivage très rapprochés (Esterel, Lugano, etc.).
Pseudomorphoses en quartz,en muscovite, en damourite- Gisements extrêmement variés; les cristaux de première consolidation sont allongés suivant pg* (001) (010) ou fi'g'
Fia. li. — Zone h'g'.
(100) (010); les microlithes aplatis .suivant y' (010) ou allongés suivant pg* (001) (010). Les roches métamorpliiques (schistes, porphyroïdes) en contiennent dos cristaux arrondis, parfais entourés d'une mince bordure d'orthose maclé ou d'oligoclase. Les calcaires jurassiques marneux du Dauphiné (Lory) présentent de petits cristaux d'orthose aplatis suivant p.
FELDSPATHS, ORTHOSE 189
IL Groupements etmacles. 1° Groupement de Carlsbad; suivant g* avec rotation de 180* autour de h>g* (100) (040). Zones de symétrie : a) perpendiculaire à y' (040), négative suivant la trace du plan de màcle ( — ) et s'éteignant à 0°. b) Parallèle à A'j' (100) (010) à signe variable (±); si l'orthose n'est pas déformé, les extinctions varieront de Si" dans g' (010) à 90° dans A' (100).
ft
''if
- Uadc de Carlabad, :
Fie. 76. — Macle de Carlsbad,
Si l'orthose est déformé, la zone A' g' (100) (010) est positive (+); les extinctions partiront de 21" dans, g' (010), passeront par un maximum variable et tomberont à 0' dans A' (100).
2°)Màcie de Baveno. Face d'association e''' (021) delà zone pg^
Macte en croix de BsTeno., Uacle simple de Baveno.
Fia. 77. — Sections normales à pg:
(001)(010), avec axe de rotation perpendiculaire; /)e''' (001)(010) = 135° à 3' près; pp' et g'g'' sont donc sensiblement égaux & 90'.
a) Zone de symétrie perpendiculaire à «''' (021). Dans les orthoses
non déformés, Taxe de la zone est sensiblement dans le plan n, n„, à 45° de ces indices principaux. Les extinctions varient de iS"" [plan perpendiculaire à pg* (100) (040)] à 0* et resteront longtemps voisines du maximum; la zone rapportée à la trace du plan de macle, est négative ( — ).
Orthoses déformés; n^ remplace n„; mêmes résultats. b) Zone pg* (001) (010). Les clivages sont tous parallèles à la ligne de macle ; les extinctions de chaque cristal varieront de 0^ à S*", le maximum de Tun correspondant au 0^ de Tautre. La zone est négative ( — ).
3* Macle de Manebach ou de l'île d'Elbe, Face d'association p (001) avec axe de rotation perpendiculaire. Les arêtes pg^ (001) (010) et ph> (001) (100), les clivages/? (001) Qi g' (010) des individus maclés sont respectivement parallèles entre eux.
a) Zone de isymétrie perpendiculaire à p (001). Dans les orthoses non déformés, Tarête de zone est contenue dans le plan n^ n^, à 5** de n^. Les extinctions varient donc de S** à 90°, avec passage dans une position voisine d'une section cyclique. La zone est de signe
variable (:±). Dans les orthoses déformés, Tarête de zone est à 5"* de n.. Les extinctions varient de 5** à 0° et la zone, rapportée à la trace de la macle, est négative ( — ).
b) Zone de symétrie pg' (001) (010). Les clivages sont tous parallèles à la mâcle ; la zone est négative ( — ) ; les extinctions varient de à S°
IIL Les propriétés optiques de Torthose varient avec la température ; à partir d'une certaine température variable avec les échantillons (de GOO"" à 1000°), les déformations deviennent permanentes (Dx).
La bissectrice négative n^ est fixe et située dans g* (010) à +5° de l'arête jDg'* (001) (010), c'est-à-dire dans l'angle obtus jdA* (001) (100).
Dans les orthoses non déformés (qui constituent l'immense majorité),^* (010) contient n„ à 21* de h'g' (100) (010) et n^ coïncide avec l'hortodiagonale ph} (001) (100). Le plan des axes
FiG. 78.
Orthose non déformé.
Seclion g^.
FELDSPATHS, ANORTHOSE 191
optiques est donc très voisin de p (001). Dans les orthoxes déformés rig prend la place de n» et réciproquement. La dispersion des axes optiques donne p > v, tant que le plan des axes est perpendiculaire h g^ (100), et p < V quand ce plan passe dans g^ (010).
2 Vj dans p == 69*43' n^= 1,5260 n„= 1,5237 n p=l,5190 (St-Gothard, Dx).
2 Vb dans(/«= 41«51' 1,5356 1,5355 1,5265 (Wehr à 18% Dx).
2Vr 13*34' 1,5240 4,5239 1,5170 —
Moyenne n, — Hp = 0,007.
ANORTHOSE * (KiNa)«Al«Si«0*« = Or-l- Ab.
Au point de vue chimique, orthose sodifère, ou albite riche en potasse. D'après la théorie de M. Tschermak, mélange d'albite et d orthose entre Abs Ori et Ab4i Ori. Densité 2,37 à 2,60. Inattaquable. Fusible au rouge blanc, incristallisable par fusion purement ignée.
I. Tricliniqtie. Pseudo-monoclinique, a = 0,636, b= 1 , c = 0,547, ph' (001) (100) = 116^22', pg' (001) (010) voisin de W; clivages faciles p (001) et g^ (010) ; rallongement caractéristique se fait suivant la zone A*y* (100) (010) désigne variable (:t)et présentant toutes les extinctions possibles de 0*" à 45*". La zone pg^ (001) (010) négative ( — ) présente un maximum de 9*. La zone perpendiculaire à y* (010), rapportée à la trace du plan g^ (010), est négative ; les extinctions y varient de 0** à 1* seulement. .
Gisement. L'anorthose a été signalé dans les roches volcaniques, dans lessyénites éléolitiques et augitiques, dans les porphyroîdes du plateau central, etc.
IL Macles et groupements de Garlsbad, Baveno, Manebach. Macles de Talbite et de la péricline d une finesse extrême et à séparations mal définies. La trace de la macle de la péricline sur g^ se
* FORSTHER. ZeiU, f. KrystalL, I, 547. 1877. — VIII, 125, 1883. — IX, 333, 1884.
Klein. Nexàei Jahrb,, 518, 1879.
Brôgger. Die Silur, Etagen^ etc. Christiania, 1882.
F. FouQUÉ. BulL êoc. min., VI, 197, 1884.
fait à + 4 à 8® de pg^ comme dans Talbite, en prenant les signes dans le sens de M. Max Schuster, c'est-ànlire ici dans Tangle obtus joA* (001) (100).^ Macle suivant a 7i (^01) avec axe de rotation perpendiculaire.
Tr«c«p
FiG. 79. » Projection sur un plan perpendiculaire à pg^ des indices principaux de Torthose (n*), de Tanorthose (n% du microcline (n%
III. Les extinctions sur p (004) varient de + l*» 30' à -f 5* 4S' et sur g' (010) de + 6° à + 9« 48\
FiQ. 80. — Projection sur g\
La bissectrice n^ est sensiblement perpendiculaire à a^f^ (201); la dispersion des axes donne p > v.
FELDSPATHS, MICROCLINE 103
La normale optique n^ est visible en lumière convergente dans les clivages y* (010).
Les propriétés optiques sont variables avec la température ; Tanorthose deviendrait entièrement monoclinique entre 86** et 264».
(— ) 2 Ej = 72 à 880 (Fôrstner).
63 à To*» (Quatro-Ribeyras, Fouqué).
(— ) 2 V moyenne = 56<>.
n^ dans le jaune = 1,5305 (Quatro-Ribeyras, Fouqué). n„ — =1,5294 — —
iip — = 1,5234 — ~
n^ —iip = 0,0071.
MICROCLINE * K»AP Si'O^*.
Même composition et mômes propriétés chimiques que Torthose. Densité 2,S7.
I. Triclinique, Formes et angles extrêmement voisins de ceux derorthose;a = 0,6S,* = 1, c = 0,53; joy* (001) (010) = 90n6\ Clivages p (001), y* (010). Cristaux des granités et des granulites, formant des plages grenues toujours maclées, associées au quartz et à Talbitc qui les traversent sous forme de filonnets. Épigénies en quartz et albite, en mica blanc {damourite). Le microcline apparaît dans de nombreuses roches sous forme de cristaux de première consolidation à macles extrêmement fines et passant en apparence à Torthose.
II. Macles et groupements identiques à ceux de Torthose et en outre macles constantes, simultanées et caractéristiques :
1° Suivant la loi de Talbite, face d'association g^ (010), axe de rotation perpendiculaire ;
2* Suivant la loi de la péricline, face d'association de la zone ph' (001) (100) entre h' (100) et a'i^ (201) ; la trace de cotte maclc fait dans y* (010) un angle de — 80 à 82' avec pg' (001) (010),
* Des Cloizeaux. Ann. de chimie cl de physique, V, 433, 1870.
dans le sens de M. Max Schusler. Axe de rotation perpendiculaire à y*.
Cet ensemble ne se compose donc que de deux corps optiquement différents : le cristal fondamental et son retournement de 180*^ autour d'un axe perpendiculaire à g^ (010). Les sections quelconques de microcline en plaque mince présentent * toutes en effet les phénomènes d*éclairement commun décrits page 83 et suivantes.
La zone de symétrie de ces macles, perpendiculaires à y* (010), montre un réseau de lamelles hémitropes à angle droit, se réduisant à un seul système dans les sections intermédiaires entre h^ (100) et a ^ji (201). Les plans de macle sont mal définis, les ombres
d'extinctions roulantes. Sur J5, extinctions symétriquesàlS ou 16* des lignes de macle. La zone, rapportée à la trace du plan y* (010), est négative ( — ) ; son maximum ne dépasse pas 18°.
IIL Bissectrice négative Tip, voisine de/?y* (001) (010) ; le plan des axes est presque perpendiculaire à g^ (010); p>v.
D'après M. des Cloizeaux, le plan np n„ fait un angle de 98'» à 99* avec/? (001), 78" 36' avec m (110), 162* 19' avec g' (010).
On aurait donc, dans le triangle sphérique ZDE :
FiG. 81. — Position de indices principaux du microcline.
Z = 90- 16' MZE = 8^ 49'
D = 2>41' et MZ = 15M E = 81 à S2» ZT = 5 à 6'
En adoptant 1»^ notation de M. Max Schuster, l'extinction sur la face jo (001) est de + 15 à 16% sur la face g' (010) de -h S^; enfin la zone perpendiculaire à y* (010) rapportée à la trace y* (010) est négative et présente un maximum de 18° pour une section comprise dans l'angle obtus ;>A' (001) (100).
« Michel LÉVY. HulL Soc. Min,, VI, 143, 1883.
FELDSPATHS TRICLINIQUES, GÉNÉRALITÉS 195
(— ) 2 V = 83" (Dx).
Hg = 1,529 (Narestô, Norwège) (ML et Lx). o»
np = 1,523 —
n, — iip = 0,007 (ML).
On a vu (p. 83) que les propriétés optiques de Torthose paraissent se déduire de celles du mierocline, supposé composé d'associations submicroscopiques de lamelles hémitropes suivant les lois de Talbite et de la péricline.
FELDSPATHS ALCALINO-TERREUX (PLAGIOCLASES)
GÉNÉRALITÉS m (Na«Al»Si«0»«) -f n (Ca«Al*Si*0*0
Rapports d'oxygène, de 1 : 3 : 12 à 1 : 3 : 4.
M.Tschermak* a démontré que les plagioclases contiennent une proportion de soude et de chaux teUe que chacun d'eux peut être considéré comme un mélange défini d'albite et d'anorthite :
Ab = Na» 0», Al« O^, 6 Si 0* = Na^ Al» Si« 0»« An = 2 (Ca 0, AP 0», 2 Si 0*) = Ca« Al* Si* 0»«
Pour établir la correspondance avec les anciens types, on les supposera composés d'un mélange m Ah + n An, en posant m -{- n = 100.
Le rapport r de l'oxygène des bases RO avec celui de la silice est le suivant :
m + 2 n j, ,wi 8r — 2
^ = 7« — . Q ^ d'où - =
Albite 1 :
Oligoclase 1 :
Andésine 1
Labrador 1
Anorthite 1
* T^CHERMAK. Sitzungber, K. K, Akad, IVissensch. Vienne, décembre 1864.
i96 LES MINÉRAUX DES ROCHES
Il est absolument nécessaire, au point de vue pétrographique, de distinguer les séries feldspathiques par ordre de basicité. M. Tscbermak a proposé le groupement suivant :
DENSITES m n
de Ab, Ado ( 100,00 i 0,00
Albite 2,62 Oligoclasc 2,64 AndésiDe 2,65 Labrador 2,69 Bytownite 2,71 Anorthite 2,75
à AbtAD, ( 88,88 ) 11,11
deAb.Ani i 85,71 j U,28
à Ab, An, ( 66,66 i 33,33
deAbjAD, i 60,40 t 40,00
à Ab4 An, ( 57,14 i 42,86
de Ab, An, | 50,00 | 50,00
à Ab, An, < 33,33 i 66,66
deAb,An, { 25,00 ( 75,10
à Ab, An« < 14,28 \ 85,71
deAbtAn, ( 11,11 ( 88,88
àAboAn, ( 0,00 (100,00
Les séries intermédiaires s'appelleraient oligoclase-andésine, etc.
L'anorthite est entièrement, le labrador partiellement attaquable par les acides à chaud. Sauf Talbite, les feldspaths tricliniques cristallisent facilement par fusion ignée'.
I. Tricliniques. Faces habituelles, p (001), g^ (OiO), m (llO), t (HO), a* (ÎOl), aV^ (201). Clivages faciles/), y*. Les grands cristaux sont allongés suivant j9y* ouA*y*. Les microlithes sont allongés suivant pg^ ou aplatis suivant y* (010). Dans ce dernier cas, la face y* (010) présente parfois comme profil les faces/? (001), a* (1^01) oup (001), «V* (201) seulement, et simule des losanges de 8roude5r.
Gisements les plus variés dans les roches éruptives et métamorphiques. Pseudomorphoses en damourite et en calcite.
Angle ohlus pg^ (001) (OiO), à droite en haut :
Albite 93* 36
Oligoclasc 93' 50
Aiidésiiie 93' (?)
Labrador 93" 20
Anorthite 94* 10'
FoL'OLÊ et Michel Lkvy. f:>i/ntkcsc des mincraujc cl des roches, Paris. Masson,
FiG. 82. — Macles de l'albite el de la péricline dans une section de la zone pA*.
FELDSPATHS TRICLINIQUES, GÉNÉRALITÉS 197
II. Groupements et macles analogues à ceux de Torthose et, en outre, macles caractéristiques :
1° De Talbite, face d'association y* (010) avec axe de rotation perpendiculaire, produisant des lamelles hémitropes nombreuses plus fines et plus serrées dans les feldspaths acides que dans les basiques.
2*' De la péricline ; face d'association de la zone ph^ (001) (100) avec ^axe de rotation sensiblement perpendiculaire à y* (010), comme dans la macle de Talbite. La face d'association forme sur g^ (010) une trace faisant avec pg^ (001) (010) les angles suivants :
Albite + 13 à 1i^ Oligoclase -{■ 4" Andésine 0"
Labrador — 2 à G* Anorthite — 18-
On sait que, dans le microcline, cet angle est de — 80 à 82®; il est donc très caractéristique de ce dernier feldspath.
-lA?Anorthit«
- 9* Labrador
0? Andésine ■^ h?-Ûligbelaac
VAlbiU
|ô [Microclind
FiG. 83. ~ Traces sur ^* d3 la macle de la péricline.
L'éclairement commun (p. 85) s'applique simultanément aux lamelles hémitropes suivant les lois de Talbite et de la péricline et permet de mettre en évidence les autres macles souvent assez complexes.
III. Les indices n^ de tous les plagioclases sont situés au voisinage d'un plan perpendiculaire à Tarôle pg^ (001) (010); en lu-
mière convergente, on aperçoit leurs traces dans les lames de clivage y* (OlU).
lArtle de aooe normale à ^ ««ocdaplanp
FiG. 84. — Projection des indices principaux des feldspaths tricliniques sur un plan perpendiculaire h.pgi, — i Albite. — 2 Oligoclase. — 3 Andésine. — 4 Labrador. — 5 Anorthite.
Les indices n^ se groupent autour de Tarète pg^ (001) (010), qui
Plan normal Ày'mt.
FiG. 85. — Projection sur g\
est parallèle à l'allongement des microlithes feldspathiques.
FELDSPATHS TRICLINIQUES, GÉNÉRALITÉS
Les données optiques, recueillies par M. Des Cloizeaux, permettent de dresser les épures approximatives (fig. 84 et 85), sur lesquelles on peut suivre les positions successives des indices principaux Tip n^ n^, de Talbite à Tanorthite.
Les extinctions sur les faces de clivages faciles J5 (001) et y* (010), rapportées à Tarêle pg' (001) (010) et à l'extinction négative ( — ) des sections, ont été étudiées par M. Des Cloizeaux' et par M. Max Schuster *. En adoptant pour le sens des extinctions les signes qui résultent du diagramme ci-contre, M. Max Schuster a tracé les courbes théoriques des extinctions sur/> (001) et y* (010).
On voit que les feldspaths entre Talbite et Tandésine présentent des extinctions positives et variant de + 5* à 0* pour les sections p (001), de + 20* à 0° pour les sections y* (010).
Fio. 86. — Signes des directions comptées dans les faces pet^*.
u-o An
lou
FiG. 87. — Extinctions surp et ^^ (D'après Max Schuster.)
* Des Cloizeaux. Ann, Ch. et Phys., 1875. — C. R., LXXX, 361, 187€. — C. 7Î., LXXXII, 1017, 1876.— BuU. Soc. Min,, VI, 89, 1883. — Id., VU, 249, 188i. ■ Max ScgusTER. T$ch. min, petr. MiWieiL, III, 117, 1880. — V, 189, 1882.
Il est remarquable que Tandésine à 30 p. 100 de An ait ses extinctions simultanément parallèles à l'arête /?y* (001) (010) dans/) (001) et dans g' (010).
L'étude générale des courbes d'extinctions afférentes aux seclions en zone (p. 14) permet d'interpréter celte propriété, vérifiée par l'étude de nombreux microlithes, et d'en déduire que, pour cette andésine, l'arête pg^ coïncide avec l'axe rip. Les épures (fîg. 84 et 8o) tiennent compte de ce fait et rectifient Terreur commise par M. Max Schuster et reproduite par M. Rosenbusch.
Puis de l'andésine à l'anorthite, les extinctions, toutes deux négatives, varient de 0° à 37° ; les deux courbes constituent une boucle fermée, la concavité de la courbe afférente à y* (010) étant tournée vers Taxe des z, tandis que la courbe en/? (001) lui présente sa convexité.
M. Mallard * a démontré que ces courbes peuvent se déduire, par le calcul, de la théorie de M. Tschermak. Malgré certaines incertitudes pratiques, la méthode de détermination des plagioclases par leurs extinctions sur les lamelles de clivages s'applique fructueusement, toutes les fois qu'on peut se procurer et orienter ces lamelles. Elle est en défaut pour les cristaux microscopiques.
Deux zones de sections importantes ' et généralement faciles à reconnaître permettent alors d'aborder, même en plaque mince, la détermination des plagioclases :
i"" Zone d'allongement pg^ (001) (010). Les traces des clivages faciles et des macles suivant les lois de Carlsbad, de l'albite et de Manebach sont parallèles à l'allongement. Les courbes d'extinctions, rapportées à Tarête de zone et à la direction négative des diverses sections, doivent toutes se couper en un point unique, si la loi de M. Tschermak se vérifie. Ce point est nécessairement situé sur l'axe des x^ car ce dernier constitue la courbe afférente à l'andésine (30 p. 100 An).
Le diagramme ci-joint montre que le point d'intersection commune, coïncidant avec une extinction parallèle à pg^ (001 010), correspond au plan de la zone compris dans l'angle obtus pg^ (001) (010), à environ 40" de jo (001).
* Mallard. Bull, Soc, Min., IV, 103, 1881.
* Michel Lévy. Ann, des mines, XU, 451, 1877.
PELDSPATHS TRICLINIQUES, GÉNÉRALITÉS 201
Les maximum correspondent à des plans voisins de y* de lal-
Fic. 88. — Zone p^*, à partir de g* en parcourant d'abord l'angle p g* aigu dans le
sens inverse des aiguilles d'une montre.
bite à l'andésine et, de landésine à Tanorthite, s'espacent dans Fangle aigu jojr* (OOI) (010).
Albite (zone
négative — )
maximum
Oligoclase
Andésine
0,30 An
Andésine
Andésine
Labrador
Bytownite
Anorthite (z(
)ne +
et-)
On voit que, lorsque le signe du maximum est inconnu, il peut y avoir indécision entre lalbite et certaines variétés intermédiaires, entre l'andésine et le labrador. Le maximum est au contraire caractéristique pour Toligoclase, le labrador et lanorthite.
2"" Zone perpendiculaire à y* (010). Elle est caractérisée par l'extinction symétrique, de part et d'autre de la ligne de macle, des lamelles hémitropes suivant les lois de lalbite et de la péricline, et aussi par la pseudo-symétrie des contours extérieurs des sec.
tions, enfin par leur allongement apparent lorsque les cristaux sont aplatis suivant y* (010). Les deux clivages/? (001) et y' (010) sont presque à angle droit dans cette zone.
Les courbes d'extinctions se coupent toutes en un point voisin
Plan passant parpg'
FiG. 89. —
Pian perpendiculaire
Plan passant
Zone perpendiculaire à g*, rapportée à la trace g\ à partir du plan passant par p<7*, dans le sens des aiguilles d'une montre.
de Taxe des x, pour un plan de section situé près de p (001) dans langle obtus joA* (001) (100). Les maximum, rapportés aux directions négatives des sections et à la trace de y* (010), sont les suivants :
Albite (zone négative — )
Oligoclase —
Oligoclase —
Andésine —
Labrador —
Anorthite (zone + et — )
au
delà de + 50"
Ici encore Tindécision existe entre Talbite et Tandésine; Toligoclase, le labrador et l'anorthite ont des maximum caractéristiques.
FELDSPATHS, ALBITE . 203
Les grands cristaux de plagioclases sont très fréquemment zones ; tantôt cette structure provient d'un accroissement successif du cristal, plus basique au centre qu'à la périphérie. Tantôt elle procède de macles submicroscopiques suivant les lois de lalbite et de la péricline, et alors les mélanges mécaniques ainsi produits obéissent aux lois de Téclairement commun (p. 8S), qui démontrent que deux individus optiquement différents sont seuls en présence.
La réfringence et la biréfringence augmentent avec la teneur en chaux.
^ ( Albite = ^,529 ( Anorthite = i ,566
__ ( Albite = 0,007
^» ^^ ( Anorthite = 0,013
La dispersion et l'angle apparent des axes optiques dans le verre autour de n, sont, d'après M. Max Schuster, les suivants :
Albite p < V 2 E = 80'^
Oligoclase p < v 2 E = 100"
Labrador p > v 2 E = 82»
Anorthite p > v 2 E = 110*
ALBITE 1 : 3 : 12 - Ab = Na» Al* Si* 0'\
Inattaquable aux acides, fusible au rouge blanc ; ne cristallise pas par voie purement ignée. Densité 2,61 à 2,64.
I. Triclinique. a = 0,633, é = 1, c = 0,358 — pg' (001) (010) = 93*36'. Zone d'allongement /îy* (001) (010) négative (— ) ; extinction maximum à + 20'. Zone perpendiculaire à y* et rapportée à la trace de ce plan négative ( — ); extinction maximum à — 18'.
Extinctions sur jo (001) à H- 5% sur g' (010) à + 20*» de Farête .
pg' (001) (010). .
II. Macles de Talbite fines et espacées; les variétés dépourvues de lamelles hémitropes ne sont pas rares.
Macles de la péricline faisant sur y* (010) avec jo^* (001) (010) un angle de + 13<» à 21\
Zone de symétrie de ces macles donnant un maximum de 36' entre les deux séries de lamelles hémitropes.
III. Le plan n„ /ip écorne Tangle solide aigu supérieur, postérieur, de gauche. Dans le triangle ZP G (fig. 90), on a (Dx) :
Z = 86' 24 ZG = 16*40
G =lo-22 ZP = 4' 50
IWuit^i
FiG. 90. ~ Projection des indices principaux de Taibite sur un plan
perpendiculaire hpg*.
Fio. 91. — Projection sur r/.
Fig. 92. — Image en lumière convergente dans une section g*.
Le plan n^ n^ a sa trace sur/ (001) à + 20« de/)/ (001) (010); Wp coïncide sensiblement avec le plan / (010).
KELDSPATHS, OLIGOCLASË 208
Bissectrice positive n^; dispersion horizontale faible ; p < v, (4- ) 2 V très grand; N* =1,529.
n^ = 1,540 (Narestô, Norwège) (ML et Lx).
iip = 1,532
n^ — iip = 0,008
OLIGOCLASË 1 : 3 : 9 — 10 Ab + 3 An.
Inattaquable aux acides; fusible au rouge vif; cristallise assez facilement par voie ignée. Densité 2,64 à 2,66.
I. Triclinique, pg' (001) (010) = 93' SO*. Zone d'allongement jDg* (001) (010) négative ( — ); extinction maximum à + 5\
Zone perpendiculaire à g^ (010) et rapportée à la trace de ce plan, négative ( — ); extinction maximum à + 12'*.
Extinctions sur p (001) à + 1% sur g' (010) à + 5^ de Tarête pg' (001) (010).
II. Macles suivant la loi de Talbite fines et régulières; manquent parfois dans les microlithes très allongés et filiformes des porphyrites micacées.
La macle de la péricline fréquente, mais interrompue, a une trace sur g' (010) à + 4° de Tarête pg' (001).
La zone de symétrie de ces macles donne un maximum de 24' entre les deux séries de lamelles hémitropes.