IV. La Fonderie d acier au creuset co:nprend
10 fours de quatre creusets chacun, un four à recuire, une étuve, un atelier d'ébarbage et outillage nécessaire avec grues, enclumes, marteaux, etc.
Les moulages d'acier de fort poids sont coulés, avec un dosage spécial à l'Aciérie Thomas
Comme annexe aux ateliers, nous citerons une vaste modëlerie. avec magasins de modèles, magasin d'approvisionnement, scieries mécaniques, etc.
Divers ateliers de réparations sont également installés pour le travail courant sur divers points de 1 usine et aux mines, etc.
diemiiM de fer.
Matériel fixe. *- Le développement total des voies à grande section des chemins de fer de la Soeiètô est de 21 kil. 877 répartis comme suit :
Prieuré 5.351 mètres.
Cubilots 997
Atelier 558
Crassier des fourneaux 1 .028
Aciéries et laminoirs 6.420
Mines de Moulaine . 5.255
Raccordement des deux usines 1 . 148
Constructions diverses récentes ........ 1 . 120
,Total 21.877 mètres.
Changements de voie :
Changement à 3 voies à l'entrée de Tusine 1
Changements simples dans toutes les usines et mines.. 108
Total des changements 109
Matériel roulant, — La Société possède 6 locomotives, pesant avec bassins pleins d'eau et accessoires :
Locomotive à voie normale n» 1. 18,800 kg. \
— — n»2. 19,000 J avec
— n-3. 19,300 ( chaudières
— - n-4. 20,400 ( horizontales
— — n*5. 16,900 \ norizoniaies,
Service spécial de TAciérie Thomas :
2 locomotives à voie normale avec chaudières verticales. Service spécial des mines :
2 locomotives à voie de 0»,72 avec chaudières horizontales. Le matériel de wagons circulant sur voies à grande section se compose de :
5 wagons série A à caisse portant 10,000 k.,.tare
moyenne 5,400 k.
44 wagons série B à caisse pyramidale portant
5,000 k., tare moyenne 4,000
60 wagons série C a caisse pyramidale portant
15,000 k., tare moyenne 6,700
5 wagons série D à plate-forme portant 10,000 k.
tare moyenne 5,200
1 wagon à voyageurs.
A ce chiffre il faut ajouter 103 trucks avec cônes en fonte pour Tenlèvement des laitiers et scories.
La Société possède en outre pour les services intérieurs un matériel fixe important de petites voies tant aux usines qu'aux mines, avec matériel de wagonnets, 7 trucks, etc.
Industries anneiKes.
Scories de déphosphoration, — I^a fabrication de Tacier par le procédé Thomas Gilchrist donne lieu à un souç-produit très important, les scories de déphosphoration.
Ces scories qui entraînent les diverses impuretés de la fonte dans la transformation de celle-ci en acier, contiennent en particulier des quantités notables de phosphore; de là lear valeur considérable comme engrais.
La Société des Aciéries de Longwy produit 60 à 70 tonnes de ces scories par jour ; la teneur en acide phosphorique peut varier de 14 a 18 0/0, mais est presque toujours comprise entre 15 à 16,5 0/0; voici les résultats complets a*une moyenne d^analjse :
Acide phosphorique 16.10
Silice 7 >
Oxyde de fer 11 .30
Oxyde de manganèse , 6.40
Alumine 7.50
Chaux 47.60
Magnésie 8.70
Total 99.69
On remarquera la forte teneur en chaux, circonstance qui recommande plus particulièrement remploi des scories dans les terres silicéo-argileuses où le chaulage est nécessaire.
Divers savants se sont occupés des résultats obtenus par remploi des scories ; il convient de citer particulièrement M. Grmndeau en France, M. Statzer en Allemagne, M. J. ^Wrightson en Angleterre, M. PeteroMnn en Belgique, etc.
Les scories brutes, c'est-à-dire telles qu'elles sortent de la cornue Bessemer où se fabrique .racier, sont en morceaux plus ou moins gros ; sous cette forme elles peuvent à la rigueur être répandues sur le sol ; mais leur action est très lente et peut ne donner son plein effet qu'après plusieurs années.
Ces scories brutes laissées à l'air se délitent d'elles-mêmes en raison de leur forte teneur en chaux ; mais cette désagrégation se produisant par le fait de Tabsortion de l'eau et de Tacide caroonique, il en résulte (|ue ce produit désagrégé est moins riche en acide phosphorique que la scorie primitive ; la teneur en acide phosphorique descend ainsià 8 ou 10 p. 100.
La Société des Aciéries de Longwy sépare par un tamisage les parties les plus unes de ces scories désagrégées et peut ainsi livrer à la culture une poudre un peu moins riche en acide phosphorique, mais d'un prix moins élevé que les poudres très ânes obtenues mécaniquement par un broyage.
Les scories moulues, réduites à l'état de poudre impalpable et ayant conservé tout leur acide phosphorique, sont très appréciées par la culture en raison des résultats importants et immédiats qu'elles donnent.
La Société des Aciéries de Longwy, voyant sa clientèle rechercher de plus en plus ces scories fines moulues, vient de compléter son installation dô broyage de façon à pouvoir livrer toute sa production de scories sous cette forme qui donne son maximum de valeur à cet engrais.