V*« ADOLPHE STEIN
ment par la veuve de ce dernier, vint s'installer à Danjoutin, près Belfort, après l'annexion en 1871, en conservant à Mulhouse sa succursale pour les relations extérieures.
Depuis sa fondation, la maison s*est attachée plus particulièrement à fabriquer des câbles et cordages pour l'industrie, pour les mines et pour la marine ; elle peut, pour cette raison, se diviser en trois branches distinctes qui sont :
La Câblerie et Tréfilerie métalliques ;
La Corderie Mécanique ;
Et le Tressage qui se fait tout spécialement à l'usine de Sermamagny.
CAblerie et TréAlerle
L'emploi des câbles métalliaues était fort peu répandu et on ne fabriquait que quelques caoles ronds pour plans inclinés, paratonnerres, etc, lorsque en 1853, M. G. A. Hl», Téminent ingénieur, demanda le concours de la maison pour Tapplication de ces câbles aux transmissions télédynamiques.
Jusqu'alors, on avait fait venir en grande partie les câbles métalliques d'Angleterre. Les excellents résultats que l'on obtint avec ces cables et qui firent, de 1855 à 1860, l'objet de plusieurs rapports à la Société industrielle de Mulhouse, engagèrent la maison à donner à cette branche de leur industrie une plus grande extension ; elle se mit â fabriquer le câble métallique pour tous les usages auxquels il pouvait être applique.
Les premières livraisons de câbles ronds et plats pour l'extraction dans les mines, remontent donc à de longues années et cette maison n'a cessé depuis de les perfectionner. C'est ainsi qu'elle est arrivée â faire des câbles plats en fils de fer et en fils d'acier, d'une très grande section, çui ne le cèdent en rien comme souplesse aux meilleurs câbles en textile ; de plus, par la composition qu'elle donne à ces câbles, elle obtient une épaisseur qui permet de les substituer â leurs congénères en chanvre ou en aloès, sans porter préjudice au parfait équilibrage des machines d'extraction. Ces cables plats en acier a grande résistance offrent une économie considérable à l'emploi dans les mines ; à résistance égale, leur poids par mètre est de moitié moindre que celui des câbles en textile. Ils s'enroulent sur un aussi faible diamètre que ces derniers et leur prix au kilog. est encore sensiblement inférieur. Ces câbles sont établis, suivant les besoins, à un nombre de sections plus ou moins décroissantes ou à section uniforme.
Comme câbles ronds, les câbles en fer et en acier ont donné le meilleur rendement dans les plus grandes applications que l'on ait faites du câble métallique pendant ces dernières années, pour les transmissions, les plans inclinés, Tattraction, le labourage à vapeur, l'extraction et le guidage dans les mines, la navigation, le touage et pour la marine nationale dans ses différents ports
Les plus grandes transmissions connues en Europe ont été installées avec des câbles métalliques sortant des usines Sioln . Citons celles de Schaffouse, de Fribourg (Suisse), de Francfort, d'Bmmendingen (Allemagne), des Poudreries grecques, des Pou-
dreries du Gouvernement russe et, aux Etats-Unis, les grandes transmissions de l'artillerie de ce pajs ; plus près de nous, cellesdeBellegariIe(Ain),deBlain ville (Meurthe-et-MoselIe),etc. Dans ces diverses transmissions, on transporte, avec ces câbles, des forces de 300 à 500 chevaux à des distances variant de 500 à 1,000 métrés.
La maison Stein livre des câbles plats et ronds à la plupart des mines de France, d^Espagne, de Sardaigne, aux mines du gouvernement Russe, à plusieurs mines d'Allemagne et à un grand nombre d'exploitations minières de l'Etranger.
Ces établissements ont livré aussi des câbles pour les grands funiculaires de Zurich ^Suisse), de Lausanne-Ouchv (Suisse) . (câble de 6,000 kilos), de Lyon à Fourvière et Saint- Just (câble de 8,000 kilos), de Lyon à la Croix Rousse (câble de 6,000 kilos). A cette dernière Compagnie, ces câbles ont fait la plus longue durée que l'on ait obtenue (130,000 trains) soit près de 1/3 en plus du maximum exigé qui n'est que de 100,000 trains.
Pour d'autres services encore, on peut compter parmi les grandes fournitures, celles des grands plans inclinés de Bilbao (Espagne^ câbles pesant de 6 d '7,000 kilos chacun ; des plans aériens des mines de Nickel (Nouvelle-Calédonie) câble de 'lyOOO.kilos ; les câbles souples fabriqués spécialement pour drosses et gouvernail des torpilleurs de la marine française (ces câbles sont atissi souples que des cordes en chanvre de même diamètre); les 20 kilomètres de'îcâbles en acier guidant le tramway électrique de Vevey-Montreux ; les 70 kilomètres de câbles en acier à grande résistance du grand touage sur le Rhône (de l'Ardoise à la Méditerranée) enroulés parles soins de la maison, sur deux tambours dont chacun porte 85 kilomètres de câble de 10 m/m!
Puis tout récemment, ils ont fait la fourniture des câbles du grand ascenseur Edoux de la Tour Eiffel. Le poids de ces câbles a été de 8,000 kilos pour l'un et de 4,000 kilos pour l'autre.
Le plus gros de ces câbles a une largeur de 220 m/m et une épaisseur dé 32 à 35 m/m ; il est composé de 2,432 fils n* 5 et la résistance à la rupture est de 130,000 kilos ! Il s'en trouve uii échantillon qui a été fort remaraué dans l'Exposition de la classe 54, ainsi que nous l'avons déjà dit.
La tréfllerie installée spécialement pour l'approvisionnement des ateliers de câblerie, leur permet de conditionner des fils de fer et d'acier en vue du service que doivent faire les câbles auxquels ils sont destinés. Ils peuvent donc donner à leurs fils, suivant les besoins, plus ou moins de résistance ou une malléabilité plus ou moins grande, ce qui est un avantage très appréciable pour les consommateurs.
Tous les fils sont essayés avant leur emploi à la traction et à la flexion sur des machines spéciales.
A la tréfllerie, on a ajouté des fours à recuire, et des ateliers de galvanisation et d'étamage des flls métalliques.
Corderie méeaniqiie
La corderie comprend des ateliers et chantiers de filage à la main, de filage, de commettage, de retordage et de polissage mécaniques. On y fabrique des câbles et cordages en